vendredi 23 septembre 2011

Le funeste gosier



Le lendemain de mon précedent article, le 15 aout, j'ai fais une tentative de suicide, j'ai ensuite passé une semaine en hopital psychiatre et puis deux semaines en clinique psychiatrique.
Et là me voila, perdue, totalement perdue. Je ne ressens plus rien depuis, et là depuis quelques jours les idées noires reviennent, j'arrive à retrouver quelques emotions, mais les mauvaises, hier soir j'ai eu des idées suicidaires. Mais ce matin ça va mieux. Ana a détruit ma vie, elle n'est pas la seule, mais là je me rends compte de tout ce qu'elle a brisé cette connasse et tout ce qu'elle continue de briser, ils ne l'ont pas vu à la clinique ni à l'hopital, ils ne l'ont pas prise au sérieux, ils l'ont considéré comme un symptôme quelconque. Alors ana est là, toujours bien présente. Ne la laissez pas devenir votre amie, elle parait si douce mais elle est amère, pûtride, malsaine et nauséabonde. Elle vous détruira, vous tuera.
Je vois à quel point je dois me battre, pour moi, pour mon bonheur, pour survivre, pour m'en sortir, pour gagner la bataille. Je vois à quel point la lutte est plus dure encore que la maladie même si la maladie peut devenir mortelle je pense puisqu'elle m'a presque eu. Ce jour là j'ai tenté la mort à cause du résultat de ma balance, et je n'ai pas touché le ciel du doigt, non j'ai echoué cette tentative avortée de mettre fin à mes jours. Et je ne sais pas si je dois savourer la vie comme un cadeau sublime ou comme une pilule que l'on me force à avaler. Je ne suis pas morte non, je devais mourir et j'ai raté mon coup. Et maintenant je suis perdue, je ne sais pas si je dois m'en réjouir. Peut être?
C'est tellement dur, je suis déboussolée, j'essais de bien paraître, c'est ma grande spécialité, et aussi mon grand défaut qui me détruit. Oui j'ai assez inquiété mes proches ces derniers temps alors j'essais de leur esquisser plus de sourire afin de les rassurer un peu, de leur remonter le moral. Afin de rendre à ceux qui on été géniaux un peu de soleil dans leur coeur. Par contre certains ne m'ont pas surpris ils ont fuit comme des lâches, les lâches qu'ils sont.
Ma bataille, la vie, mon combat contre la maladie, contre toi Ana. Pour l'instant j'ai peur de tout ça.