jeudi 30 décembre 2010

Skinny, all my monsters singing, SKINNY



Je me sens seule, seule face a mon miroir, seule face a ma balance. A chaque fois que je rentre dans mes toilettes, l'odeur de parfum me rappelle quand genoux au sol je recrachais mon desespoir. Mes parents s'inquiètent du peu que je mange, mon père croit que je deviens anorexique, il n'a pas tord, mais il y a combien de temps aurait-il du faire ce constat? Il est trop tard maintenant, le temps c'est écoulé sans aide. Seule face à tous. C'est un peu l'impression que j'ai. Je mens, je mens chaque jour quand je pretends ne pas avoir une grosse faim a table, je mens quand je souris et que je rigole comme si tout allait alors qu'en fait je crève de douleur. Je mens quand je dis que j'ai trop gouté et que je ne pourrais rien avaler ce soir. Je vous mentirais si j'assurai que je n'y prends aucun plaisir. C'est faux, pas tout le temps mais souvent il en résulte une certaine satisfaction, souvent teintée d'amertume et de culpabilité malgré tout. Par ce que je ne serais jamais fière de ce que je fais, au contraire je le porte comme une honte dont je ne parle à personne j'ai honte, parfois j'ai l'impression d'inventer tout ça, de faire semblant et qu'on va se moquer de moi. Par ce que je n'ai aucune preuve de ce que je vous dis aucun medecin ne m'a balançé dans la gueule que j'avais un trouble du comportement alimentaire, ana.. c'est tout ce que j'ai. Ana c'est le seul mot que je n'ai pas peur d'utiliser pour vous parler de tout ça. Ca... ce truc , cette chose. Ma vie.
Je me sens seule et deboussolée, j'ai l'impression que je n'ai aucune valeur pour mes amies, c'est sûrement faux mais j'ai de gros soucis avec la paranoia, je suis le genre de personne qui en soirée garde son sac sur l'épaule même si elle connait tous les gens présents. J'ai même fais le cauchemard hier soir que je laissais mon sac dans un couloir et que je ne le retrouvais plus, il n'y a rien d'important dans mon sac... enfin si mais pas tellement c'est surtout que c'est ma possession et que sûrement que le fait de mentir aux gens m'a fait developper un instinct de protection animal, me proteger des autres, de mes sentiments, de ce qu'ils pourraient me faire ressentir.
Je suis fatiguée, fatiguée de vivre pour mon poid, de vivre avec l'espoir malsain de perdre toujours, de fuir tous les repas. Une personne au régime dira qu'il ne faut pas sauter de repas, qu'il faut manger sainement qu'il faut faire du sport et manger equilibré. Moi trois repas par jour j'en fais des crises d'angoisses, au moins je mange au mieux je me porte, sauf qu'au moins je mange et au moins je veux manger, tout me semble trop, tout me fait peur et même le fait de manger une salade et une pomme me semble un repas trop copieux. Et plus je perds et plus je me trouve grosse, plus le temps passe et moins je supporte mon corps. Corps qui pourtant est l'objet de la convoitise de bon nombre de mes amies, j'aimerai l'aimer ce corps mais je ne peux pas je n'en vois que les defauts, je ne veux que ce que je veux voir, la graisse imaginaire, je suis consciente du pathétique, mais mes yeux ne changent pas leur vision.
J'ai toujours l'impression de pas être normale, un monstre. Je n'arrive pas à m'ouvrir aux autres. Je me sens seule par ce que j'ai peur de sortir de chez moi, et pourtant je déprime de rester chez moi. Le week end je voudrais sortir mais je me deteste tellement que j'ose pas appeller mes amies pour faire un truc, par ce qu'a mes yeux que je les ferais forcement chier et ma présence est une horreur, un calvaire. Si elles sont mes amies j'essais de me dire qu'elles doivent m'apprecier mais je n'y arrive pas j'ai toujours l'impression qu'elles se forcent qu'elle restent avec moi par pitié et que au moins je suis là au plus elles sont heureuses. A ca c'est sûr pour le coup je suis pas collante, mais terriblement seule. Je me donne une allure indifférente, j'essais de faire genre j'm'en fouts, mais Dieu que j'en chie. J'arrive plus a sortir, par ce que je me sens hors contexte, j'ai rien a leur dire à tous que des trucs tristes. Je veux pas leur dire des trucs comme ça, et puis si c'est pour faire des sorties entre potes et devoir manger oulala. J'veux pas leur en parler, du moins pas maintenant, j'ai trop honte.
Honte de moi, de ma vie. J'ai honte de tout. J'ai honte de mon passé, de mon présent. J'me hais et j'ai l'impression de pas pouvoir sortir la tête de l'eau, jamais. Le suicide ... j'y pense assez souvent, mais j'essais toujours de trouver des envies, des rêves pour me donner l'envie de vivre, j'en avais des rêves, a la masse... aujourd'hui je les vois s'écrouler les un après les autres. Je garde l'espoir, par ce qu'au fond de moi je veux me sortir la tête de l'eau, être heureuse.
STARVATION IS CONTROL. I want to feel my bones.

Ana me tue et me hante. Je l'aime bon sang que je l'aime. Et putain que je la déteste. Elle a détruit ma vie, et dans un sens pourtant tout ce qu'elle m'apporte est tellement immense, à côté de la solitude que je m'inflige. Je suis bipolaire et me voila dans une phase depressive, je prefere encore les phases maniaques, quand le monde m'appartient. Mais il ne m'appartient pas, jamais. Parfois je me dis... pourquoi ne deviens-tu pas toxicomane? Je veux dire, stade avançé. Euthanasier ses problèmes à coup de drogues durs, oublier la réalité, la nullité de mon existence, je ne serais plus jamais seule si je pars mourir dans un squatt, serais-je plus heureuse? Non... mais le bonheur existe-t-il vraiment? Non. Le bonheur se résulte à quelques instants magiques, mais il est ephemere et je n'arrive pas à me faire a l'idée, peut être ne devrais-je jamais me faire à ce monde? Et si je m'échappais de tout ça tout en restant en vie? Et si en perdant le sens de ma vie, je ne lui trouverais pas un sens logique profond, intense.
... en attendant je réflechis. Je dois maigrir de toute façon, cela sonne comme une évidence même si c'est ana qui le dit.

dimanche 28 novembre 2010

Ficelle ses mains sont liées, comme celles d'un forçat.

Ana, casse toi.
Pars je t'en pris, ne reviens pas. C'est quoi cette lubie de se laisser mourir comme ça? C'est quoi le truc de plus manger? Je comprenais rien à ça avant, pire, je jugeais. Devenue juge puis bourreau mais aussi coupable j'ai ma tête sur la planche, j'attends que la guilottine tombe, le coeur battant. Dans l'fond j'ai pas vraiment envie d'mourir, pas à 17 ans, pas dans ces conditions. Pas comme ça non. Alors de chamade en chamade mon coeur s'exalte puis se neurasthénise et je survis tant bien que mal à ces sordides fluctuations. Allongée, sans force je ne réflechis même plus au fait que ce lit pourrait devenir ma tombe, que la balance deviendra linceuil. Defonçée comme sous stupéfiants, parfois mon sang est pur, peut être trop, ça m'fait voler de rien manger. Mais le bonheur et la jouissance... rien n'est plus distinct. Jouir ce n'est pas être heureux, le plaisir ce n'est pas le bonheur, c'est un pic, une élevation subite qui redescent plus fortement encore à chaque fois, par ce qu'a son côté ne reste que la destruction, le chaos. La gorge nouée. Comment respire-t-on? J'oublie. J'ai faim, je mange, je suis sâle. J'ai faim, je mange pas, allongeons nous, sur le divan, ne parlons pas. Le divan est un mirage mes amis, le divan n'existe pas. Le divan est ma balance, mes émotions se libèrent quand le cadran annonçe un chiffre à mes pieds. J'écris, j'écris mais ne dis rien, terrant mon silence sous des sacs plastiques de graisse imaginaire. Je suis lucide, ce n'est pas que ça. La maladie du poids, la maladie du futile. Mais pour mieux comprendre on doit se plonger dans sa souffrance et moi je suis lâche, j'en suis incapable. Alors je vais anorexiser mes peines, ana ana ana ana. Ca n'apporte rien, mais comment s'en defaire. Association à une phobie, exactement, la guérison c'est une phobie. Je suis effrayée. Sans elle je n'ai rien, plus rien. J'y pense, aux seringues, elles sont loins, étrangères, mais sans ana je ne vois qu'elle. Je sais tellement bien me faire du mal alors pourquoi m'en priver?

J'aurai aimé naître saine, mais je suis sâle, putride, et la cause est cachée, je n'sais pas. Psychisme defaillant. Si je songeais à l'hypnose, aurais-je envie de bonheur ensuite?

K TRAMADOL

samedi 13 novembre 2010

Dis moi? Dis moi comment empêcher qu'il n'arrive des malheurs?



Les gens naissent, evoluent, se reproduisent et meurent. Ce sont des cadavres en puissance puis des cadavres en acte.
Moi je m'apprête à devenir un cadavre en acte, mais méthaphoriquement parlant. J'aime la maigreur, je l'aimais bien avant de ne plus vraiment manger, les filles osseuses me fascinaient, par leur beauté froide et fragile. Je trouvais ça terriblement bouleversant. Voila que me sens terriblement mal, pour une malheureusement boule de glaçe. Double personnalité, agitée par une voix qui lui sussure de ne pas manger, une voix agressive et effrayante qui ne cesse de lui repeter qu'elle doit se peser, qu'elle doit sauter des repas, qu'elle doit maigrir. La nourriture est mauvaise. Tout ça par ce qu'elle a perdu le contrôle un jour... elle est condamnée à tout contrôler jusqu'a en mourir. Vous savez quoi, j'en ai marre d'me mentir, de mentir aux autres, on sait tous pourquoi ça a commençé, le leurre est terminé.
La bouche ouverte sur ce qui fait de lui un homme, ravalant les hauts le coeur qui lui traversent la gorge, elle donne l'illusion d'être heureuse, sentant ses mains immondes lui parcourir le corps, se rappellant de ça comme d'un "rêve". Bad trip, bad dream, bad... day. Elle se rappelle lui avoir tourné le dos, à tout jamais elle garde le dos tourné à la vie, c'était trop douloureux pour elle. Et ses yeux derrière elle, un lâche. Depuis la gamine refuse de s'alimenter, ecoeuré elle garde le gôut en bouche, et puis son corps la repugne, surtout ses cuisses, c'est à se demander pourquoi. Elle a voulu jouer, et elle n'a eu que ce qu'elle méritait. Si c'est pas désolé de faire du benevolat à quinze ans, c'est un peu jeune pour tout accepter sans broncher. Surtout quand intérieurement on hurle non, sans qu'aucun son ne puisse sortir.
Sombre conne se laissera crever de faim, puisqu'apparement elle ne sait faire que ça de bien. Et puis, franchement vous devriez la sauter, la pauvre, elle a des vertues croyez moi. Je vous garantie qu'elle sait très bien si prendre, elle mange pas mais Dieu qu'elle suce bien. C'est 60 euros au cas où vous vous demanderiez le prix. Après, pour 40 euros de plus, elle peut même ecarter les jambes. C'est une promotion, profitez en bien, ça sera pas tout le temps si bradé!
Je crois que j'vais arrêter de croire à l'amour, et que j'vais plutôt croire en l'argent. J'en ai marre de souffrir pour la même chose, on va trouver d'autres souffrances, ça changera un peu.
Desesperanorexia. Je vais me doucher et me peser, comme tous les jours, ma balance est devenue maitre de ma vie, de mes affects, mon bonheur et ma tristesse dépendent presque uniquement d'elle.

K.TRAMADOL

dimanche 24 octobre 2010

Le silence n'est qu'un bruit que l'on entend sans écouter.

Pourquoi ne se passe-t-il pas un jour sans qu'il n'y ai un pseudo-drame? Chaque minute defile avec un gôut d'eternité, je me refugie dans ma chambre pour me proteger... me proteger de desaccords ou de hurlements. Elle met ou trop ou pas assez de coeur à la tâche, rien ne me satisfera jamais, les tensions sont trop lourdes ma chère Maman et nos journées ne sont que des longs bals masqués où nous cachons nos visages pour mieux nous donner l'impression qu'on y voit clair. On voit les masques et on a conscience qu'ils ne sont que des superfuges mais on s'échine à se dire que c'est mieux pour notre équilibre, que le mensonge est plus raisonnable que toutes les veritées. C'est vrai, quand la réalité surgit c'est toujours douloureux, la maison tremble d'une lourdeur devastatrice, accablant l'oxygène, qui s'echauffe plus et plus de nous axphyxier. J'ai le mal de vivre, de vivre ici et pourtant dans un sens j'ai aussi peur de partir. Mon postérieur disgracieux, entre deux tabourets de bois lustrés souillés de gerbe, ne sait sur quelle saleté s'asseoir. Le silence me fait mal à la gorge, de ne plus parler j'en deviens névrotique, angoissée. Rien ne sort et c'est sûrement pour mieux que le Monde me ronge de l'intérieur. J'aimerai profiter de la chance que j'ai de vivre dans un pays libre, mais je ne suis pas libre, et plus je pars plus ma chaine intérieure me retient en me détruisant. J'écris des drames sans importance, tout en gardant les yeux ouverts sur un écran qui tremble, carences oblige, sûrement ça.
J'aimerai être consciente de l'amour que me portent mes parents, mais je n'en suis sûrement pas digne, j'en ai la preuve formelle, puisque loin d'être surprise j'ai découverts des anti-depresseurs chez moi, mère ou père? Ou les deux qui sait, je savais que j'finirai par les détruire, le Monde ne tourne pas autour de moi, mais j'ai l'impression d'être un facteur, rien que pour ça... j'mérite pas qu'on m'aime. Ana... cette chère Ana pourtant elle m'aime et j'avais comme l'impression qu'elle me rendrait meilleure. J'pensais qu'elle me donnerai de la force, de la combattivité, du courage, de la determination. Je penserai qu'elle me rendrait sûre de moi, belle et attirante. Qu'elle ferait se dissoudre mon dégôut vis à vis de mon corps. Mais il n'en est rien de tout ça. J'ai cru qu'en m'améliorant, qu'en essayant de me redresser physiquement parlant, le psychique suivrait mais tout n'est que question de surface. Le futile et le superficiel ne rendent pas heureux, ils apportent une saveur différente au bonheur, quand on en est déjà conscient mais ne changent presque rien, le plus important changement c'est dans la tête qu'il doit s'operer. Excusez moi ma tête est malade. J'dois quitter ce lieu malsain, mais partir ce n'est pas fuir ses problèmes c'est juste leur faire changer de paysage, et si on me laisse toute seule face à eux, vont-ils me faire plus de mal qu'ils ne m'en ont jamais fait? Sont-ils capables d'encore plus de violence?
Le silence n'est qu'un bruit que l'on entend sans écouter, mais c'est un bruit, et il signifie, il se signifie lui même, de part son calme presque nerveux, de part sa lourdeur parfois intense. Il faut l'écouter, ce silence qui veut tout dire. Et si ma psychiatre écoutait le silence que mon absence en face d'elle impose, elle saurait qu'en réalité j'ai decidé de ne plus la voir non pas par ce que j'allais mieux, mais par ce que j'avais mal de lui parler de futilitées, que j'étais bouleversé de ne rien dire, que mon silence incomprit souffrait et que mon corps se mourrait en cachette.
POINT.

K. TRAMADOL

dimanche 17 octobre 2010

Code rose et Ana, la balance du désastre


Des mots pour des maux. Des concepts pour mieux masquer des veritables problèmes. Je ne serai jamais prête, prête à dire pourquoi. Les mots ne sortent pas, ils sont bloqués dans ma gorge et mes doigts savent l'écrire mais ils refusent de tendre le papier. Je ne veux pas qu'on me lise. Enfin... si j'avais écris ce que j'aurai toujours voulu écrire, l'écrire en détails, vous le raconter seconde par seconde, minute par minute. J'perds la mémoire, je perds la raison, oui le déni efface mes souvenirs petit à petit, je refuse tellement de tout mon être tout ça que j'en perds la santé, mental et physique j'me meurs. J'me laisse mourir. Je tiens en équilibre entre deux poids qui me font perdre l'équilibre, de gauche à droite je vacille, d'avant en arrière je vacille. Des vents de toutes sortes m'assaillent.
Je me rappelle, une semaine de perte d'appétit complète, ça a commençé comme ça. J'pensais pas qu'on puisse avoir des réactions telles quand on était coupable de notre douleur. Et a la suite, j'ai detesté mon corps, du jour en lendemain il n'était plus mien, du jour au lendemain je me rendais compte qu'il était laid. J'en souffre de l'écrire. Mes cuisses, ignobles... j'en avais des nausées de me regarder. Il m'a réellement détruire. J'allais bien, j'étais heureuse, j'étais jeune bordel et j'essayais de profiter de mon adolescence qui n'avait pas toujours été comme je souhaitais. Et plus rien n'a jamais été pareil. J'me sentais tellement mal que j'trouvais pas de mots pour exprimer ma douleur, j'pensais que j'étais malade j'ai cherché des medicaments pour me soigner, j'me suis diagnostiqué toute sorte de maladies mentales, ai cherché des traitements à base d'anxiolitiques benzodiazepiniques, d'anti-depresseurs, d'antalgiques d'analgésiques. J'ai sniffé des rails et des rails de poudre blanche et rien n'a changé, j'ai bu des litres de vin entre les cours et rien n'a changé, j'en ai fumé des joints et j'étais mal. J'ai arrêté de prendre tous ces medicaments. Persuadée que si je pensais que j'allais bien j'irai bien. J'étais mon medecin, mes prescriptions étaient solitaires et mes guérisons hasardeuses.
J'ai cru un temps que ça allait passer, déjà ANA depuis peu de mois j'pensais qu'elle pouvait partir comme elle venait, j'connaissais les pro ana depuis longtemps j'me rappelle plus pourquoi, et là elles m'ont parues évidentes, elles m'ont endoctrinées, en 10 minutes j'étais des leurs. Donc un temps, un temps j'ai cru aller mieux. Et la rentrée scolaire n'a amené qu'une rechute puisque le déni n'apporte que des rechutes, jeûne et jeûne... jusqu'a ne plus pouvoir manger une pomme. Et ... il a fallût que j'prenne des fioles de methadones. Doucement en silence, seule dans ma chambre. Et puis plus tard... on m'en a fournit des cachetons, Tramadol et compagnie. Dextropropoxyphène, j'en connais des noms, ils sont tous admiratifs de ma culture des molécules... s'ils savaient les heures de recherches pour trouver des medicaments dont les effets indésirables pouvaient "m'amuser". Code Rose... on avait appellé les cachetons, code rose. Qui pouvait penser qu'une couleur si douce puisse autant assombrir une vie? Je n'ai rien que du néant derrière moi.
Je recommence mon blocage, j'en ai trop dis pour aujourd'hui, je m'arrête là.

K-TRAMADOL.

mercredi 13 octobre 2010

Bang Bang, she shoot me down

Bonjour, tout d'abord, avant de boucler la boucle de mes mots... ouvrons la ceinture, defaisons quelques boutons et entrons... la où pourtant je n'aime pas que les autres aient: En moi. J'ai 17 ans, 18 ans en avril. Et je laisserai derrière moi, une adolescence quelque peu chaotique, ai-je des regrets? Des milliards, mais on ne change pas le court des choses en regrettant, et on m'a toujours dit qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets alors je tente en vain de m'executer, tentant de faire taire mon inconscient qui me hurle mon passé à la gueule. Ce lieu me servira de journal "intime", d'exutoire. J'en ai des blogs, mais je n'arrivais plus à écrire dessus, des gens venaient souvent lire, me dire de garder espoir, et je ne savais jamais quoi leur répondre, je voudrai écrire des choses belles pour eux, alors j'me cache derrière ce blog, anonyme des anonymes. Caché derrière d'autres liens cachés. Que si les gens devinent qui je suis, alors qu'ils me poussent dans le vide. Je voudrai qu'ils ne sachent pas, que personne ne puisse savoir.
Tous les pièges de la jeunesse, j'crois que je leur ai sauté au coup, naïve et malheureuse j'voulais me donner des raisons d'aller mal, par ce que dans l'fond j'ai jamais pu expliquer ce qui n'allait pas. On m'dit Bipolaire, j'pense même avoir des antecedents Borderline j'prenais des thymoregulateurs (regulateurs d'humeur) mais... bon trois mois m'ont suffit pour qu'aucun changement vienne à bout de ma patience, j'ai arrêté. Mon medecin m'a dit que j'devrais revoir ma psy, prendre mon traitement. Mais moi au fond, j'préfère même pas savoir ce qui me pousse à me détruire, c'est mieux de renier ce qu'on ressent. Ca fait mal, ça ronge de l'intérieur, mais ça nous couvre, nous evitant alors de nous foutre à poil devant l'Humanité toute entière.
J'crois que j'ai en trop dis pour l'instant, alors comme une vielle melodie grinçante, je m'arrête, subitement. POINT.

K. TRAMADOL