dimanche 27 mars 2011

Un oiseau de plus, un oiseau de moins. Tu sais la différence c'est le chagrin.




J'en ai marre d'entendre les gens parler de régime autour de moi. Ils disent que c'est dur, à ben oui c'est pas si simple d'avoir faim. Sauf que vous, c'est provisoire et vous laissez pour la plupart tomber au bout de quelques jours. Des années que je l'endure ce "regime" perpetuel. Et c'est devenu presque normal. Quand je mange j'ai l'impression qu'un truc naze, ou étrange se produit, c'est contre-nature.
Parfois je me dis que c'est pas une vie. Oui ça n'arrive qu'aux autres, et quand on se rend compte que c'est tombé sur nous, on y croit pas. J'en ai marre de contempler mon corps et de me trouver grosse. Ras-le-bol géneralisé. J'vais essayer de perdre, perdre et perdre encore, j'espère que la chute finale sera spectaculaire, par ce que le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux, c'est de se jeter de la falaise. Il n'y a pas de rémission possible je n'y crois pas, alors je veux que tout soit sublime, l'apogée de ma propre perte. Je veux une fin grandiose qui foutra les gens sur le cul, je veux qu'on s'écroule, béat devant cette fatalité. Je prépare le sublime pour mieux vous le laisser, je vais dresser des murs d'or, dresser des beautées dans nom, je veux réussir à ébahir, puis disparaître, avec élegance.

EDIT: il serait temps que je crève en fait, j'espère vite chuter, que mon poids baisse vertigineusement jusqu'à l'arrêt définitif du coeur, par ce que je n'ai pas les couilles de me donner la mort ce soir, pourtant dieu que j'ai envie de mourir sur le champ. Je détruis tout autour de moi, je ne sais rien faire de mieux, je suis insignifiante, les gens le pensent tous, ils se plaisent à me faire du mal. Ils se plaisent à me pousser à bout, et moi j'attends un miracle qui n'arrivera jamais. Je ne pense à rien d'autres qu'a mes erreurs, me mettant toujours en monstre, mais eux alors putain, pourquoi ils me font ça eux? On doit pardonner, donner sans cesse et toujours, quant-à moi je dois m'excuser, sans cesser être desolée de ma propre existence, de mes faits et gestes, mes pensées. J'ai mal de m'écraser tout le temps, d'être CELLE qu'on pointe du doigt, marre d'être toujours de trop, marre de n'être qu'une présence fictive dont l'humanité se fout quand elle s'en va. J'veux mourir, mais j'ai pas les couilles, j'ai peur de me rater aussi, et vivre après une tentative de suicide je ne sais pas si j'en aurai la force. Ca fait trop mal de vivre, et de faire semblant de sourire, de faire semblant que tout va bien, travailler et batir des projets dont je me fouts, le futur je l'attendais, il me tenait en vie mais plus je m'y enfonce et plus il me déçoit. Les forces me manquent, j'écris du désespoir par ce que c'est ce que j'écris le mieux, le triste et la destruction je sais les mettre l'écrit par ce que je sais admirablement les créer. Ma vie s'est effondrée en une seconde, j'ai toujours eu un don pour le mélancolisme, la déprime, mais je trouvais la force de me battre, j'avais des ressources. Mais là je n'ai plus rien, je m'enfonce de jour en jour dans ma solitude, refusant d'exprimer ce qui me fait mal aux gens autour de moi, je n'arrive à rien, pas même à leur parler. Je m'enfonce et je sais pas comment me sortir de là, pourtant j'aimerai, mais j'peux pas. Qu'y-a-til à faire? A part entendre les gens donner tel ou tel avis qu'ils te dressent telle une vérité immuable. Ca me ronge les tripes, le coeur, le cerveau. Ca me dissout le corps.  Je m'immole à feu doux depuis trop longtemps, en débris j'ai peur. Je voudrai qu'on me rassure, qu'on me dise que ça va aller,... pff .Qui prendrait la peine de prendre du temps pour moi? Je ne mérite même pas le temps, je ne mérite rien. J'espère que j'attendrai vite 28 kg, si c'est pas assez pour mourir, faudra descendre plus bas, à voir. De toute façon c'est une belle mort, l'anorexie, non? Puisque tout le monde s'en branle autant que ça serve  quelque chose, tous ces soucis.

samedi 12 mars 2011

"Le temps viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui." (Augustin Spies)


http://www.youtube.com/watch?v=Tn3dKToa7Aw

Qu'importe combien je me sens seule, qu'importe à quelle point je suis lassive. Qu'importe à quelle point il pleut, de quelle intensitée le ciel est gris. Qu'importe la faiblesse, qu'importe la fatigue. Qu'importe la folie, la destruction, la haine ou la violence. Qu'importe quels furent mes hurlements silencieux, quels furent leur nombre. Qu'importe la difficultée du combat, qu'importe qu'il soit basé sur des illusions. Qu'importe qui je fûs, ce que les autres pensent. Je suis une poupée, et ce que vous voyez vous réconforte, vos sourires sont précieux. Je me fouts de crever de douleur, il me suffit de voir des regards épanouis, des rires legers et j'ai l'impression que je ne vis pas en vain. J'imagine que sûrement beaucoup jouent aussi un rôle, mais je me plais à vous imaginer dans le bonheur. Et c'est quand je vois s'esquisser des sourires que moi aussi j'ai envie d'en renvoyer, c'est quand j'entends retentir des rires joyeux que moi aussi je veux rire. On m'a dit, avant que j'étais un rayon de soleil, mais aujourd'hui? Que suis-je? Est-ce que je rayonne encore pour les autres? Suis-je encore leur échappatoire à la réalité d'un monde sans coeur? J'aimerai mais je n'en suis plus si sûre.
Je dois vous manquer je sais, je refuse tout au nom d'un chiffre, d'un nombre qui ne signifie rien. J'ai des absences, je pense en silence, parfois vous devez vous demander ce qu'il y a dans ma tête, pourquoi je fais tout ça. Je ne trouve aucune réponse, pas l'ombre d'un mot à la hauteur de ce que je ressens. Ana est plus forte que nos rires, que mon bonheur, que l'amitié, que le désir. La nourriture est au centre de mes pensées, de ma vie, je ne pense qu'a la fuir et pourtant elle m'entoure et m'enserre de plus en plus, plus je m'en détache et plus j'y pense. Je suis énorme, et c'est la seule chose à laquelle j'ai envie de penser, me focaliser sur le poids qu'il me reste à perdre, sur comment mon corps sera beau quand mes os seront beaucoup plus saillants.
Tout ce que je vous tais, c'est pour vous proteger, vous proteger de moi. Je vous aime et je vous fais du mal, je dois vous éloigner de ça. Mais plus je sombre et plus j'ai envie de me sentir moins seule. Ce vide je l'ai crée toute seule, cette solitude je l'ai doucement dessinée au crayon gris puis repassée à l'indélebile. Et pourtant autour de moi il y a du monde, mais je suis vide et tout ce qu'il y a autour me semble ausis vide que mon estomac. Vivement que je sois maigre, je me répete cette phrase dans ma tête, me rêvant belle et fine. Je ne sais pas ce que ça changera mais j'ai l'impression que plus je perdrai et plus mon bonheur s'aggrandira, une question de poids, le poids de mon désespoir fondra.
C'était comment déjà quand je mangeais sans rien penser de mal? C'était comment quand je crevais pas la dalle tout le temps? C'était comment quand je me pesais jamais et que je me foutais du poids que je pouvais bien peser? C'était quoi déjà la sensation de manger de bonnes choses, ça fesait quoi de se faire plaisir? Rappellez moi, j'ai oublié. (et je me jure qu'un jour peut être je serai capable, peut être à petite echelle, de ressentir un de ces plaisirs)

Anorexia isn't a fucking game, please scream this sentence. Evitez aux jeunes filles au bord du vide de devenir ce vide.

jeudi 3 mars 2011

Non... je n'ai pris aucun plaisir. 2 ans. PUTAIN

(pas jouis, c'était degueulasse, sâle et moche nan j'ai pas pris de plaisir non, je l'ai même perdu)