Un A gravé dans le haut de la cuisse, un A gravé dans la hanche, bon vieux rasoir, entres autres cicatrices. Un Alaprazolam. Tous ces noms... j'adore ces noms, temesta, atarax, alprazolam, valium, stablon, tramadol, ixprim, dextropropoxyphène, oxycotin, skenan, zaldiar, methadone j'adore les noms, je ne suis pas un codex, mais vous voyez le genre.
Je dors bien grâçe aux atarax, ce soir c'est alprazolam j'ai plus d'atarax. Je sais pas comment je vais faire il me reste plus grand chose pour tenir, car mes chers ce qui était fini est revenu, après deux ans de haut et de bas, mes amis les cachets. Quand je vais mal, je perds tout le monde, les gens s'enfuient, ils ont tellement raison. Manger me rend malade un rien me file la nausée.
La mort au coin de mon cerveau, je lutte pour la vie, alors ce soir, c'est un mea culpa que j'écris, par ce que même si personne ne le lira, moi j'en ai besoin.
Mea culpa, mea culpa chère Maman et cher Papa, de vous appeler trop souvent par vos prénoms et je pense que ça vous deçois. De vous mentir. Je m'excuse oui, d'être un fantôme, de vous laisser parler sans cesse au vide que je suis chers amis. Vous me racontez vos vies, vous echangez avec les autres et moi je m'assois et je vous écoute, je suis comme enraçinée au sol, fille du silence, comme si d'un fil fin et invisible on m'avait cousu les lèvres, ligaturé les cordes vocales. Je suis faible, faible par ce que même fasse à l'amitié je ne suis pas capable d'être honnête. Par peur de déranger, d'énerver, du jugement. Mais quel ami me jugerait d'avoir besoin de parler? Aucun. Je sais j'aimerai vous parler, au fond de moi je me sens malhonnête d'être le tombeau de vos secrets, le tombeau objetisé et donc muet. Au bord de ma falaise, certain soir je glisse le long de la pente avec l'espoir de m'écraser au sol. Oui les cachetons, parfois c'est par boite que je voudrai les avaler, pour en finir. Vous savez, j'avais beaucoup de rêves, je suis une grande rêveuse, et de tout ce que j'espérai je suis devenue l'inverse, je suis ce que j'ai toujours esperé ne pas être. J'ai tordu, brisé, brûlé et jeté au vent tous les débris de mes rêves, ça me fait très honte. Oui, comment ne pas avoir honte? Je devrai sortir, m'amuser, m'ouvrir, je passe à côté du monde et j'en suis tout à fait consciente. Ca fait super mal, vraiment. Je suis jeune, à quoi ça sert la jeunesse quand on l'immole dans la neurasthénie. Je m'excuse auprès des gens qui m'aiment et à qui je n'offre aucun espoir, jamais. Je m'excuse de ne pas réussir à leur offrir ma plus belle envolée, une réussite, à me sortir la tête de l'eau au moins pour eux. Egoïsme quand tu nous tiens... Plus de réponse, les gens ne répondent plus, que pourraient-ils répondre?
Mais dans un sens oui je suis aussi enervée, pourquoi ne font-ils pas l'effort pour moi? S'ils tiennent à moi pourquoi ne comprennent-ils pas mon fonctionnement? Pourquoi font-ils voeu de silence envers moi avec toujours l'espoir de revenir vers celle qui ira mieux. Seule je n'irai pas mieux, psy ou pas, l'amitié ou l'amour ne me sauvera pas, je suis seule à pouvoir me sauver j'en suis consciente. Mais... ne me laissez pas toute seule, c'est encore pire, mille fois pire. Je ne veux rien faire, tout m'exaspère, je veux me laisser mourir, c'est la seule chose dont j'ai envie quand je suis seule. Partir... j'aimerai être celle que j'ai toujours esperé être, mais qui est-elle? Je ne sais même plus.
L'egoïste vous appelle au secour, je ne tiendrai plus très longtemps, je me sens sombrer, et dieu sait comme je sombre souvent, mais ça fait trop mal de toujours chuter. Ne me laissez pas seule je vous en supplie, j'ai mal, j'ai peur. J'ai besoin de vous.
dimanche 14 août 2011
samedi 6 août 2011
PAINT IT BLACK
Je ne vaux rien, ne sert à rien. Je me sens inutile, fantômatique. Je suis l'ombre des ombres, une zombie qui se traîne sans raison. Je ne dors plus, si je dors c'est grâce aux médicaments.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.
EDIT:
RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être .. d'être ce que j'étais. Je ne suis plus. Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.
EDIT:
RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être .. d'être ce que j'étais. Je ne suis plus. Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.
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