J'ai hais la violence. J'ai hais l'hypocrisie et l'intolérance. J'ai hais mon corps, j'ai hais la nourriture. Je me suis hais. J'ai hais les autres. Je l'ai hais. J'ai hais ma balance. J'ai hais la vie et son sens. J'ai hais les gens que j'aimais le plus. Je n'y ai rien gagné, je ne pourrai même pas en énumérer la liste complète.
Aujourd'hui, je suis comme un certain 15 aout, paumée. Et le schéma que je pensais ne pas réiterer revient en mon esprit, mais je ne suis sûre de rien. Dans un sens, je pourrai vivre, dans l'autre, je n'en vois plus l'utilité. Rien ne va jamais avec moi, jamais, et rien n'ira jamais.
vendredi 25 novembre 2011
lundi 14 novembre 2011
Putorexie, ou sale pute d'anorexie
Je déteste la nourriture, je hais manger. J'ai si peur des repas, que quand je dine, je dine à 5h de l'après midi par ce qu'après c'est beaucoup plus angoissant. J'veux vomir, tout le temps degueuler ces substances infâmes qui me souillent le corps. Arrêtez de me salir putrides aliments, mais une part de raison se dit "si tu manges ça tu manges rien" et donc le matin je petit dejeune, et je veux aller me purger et je le fais, ou bien ... j'me dis que c'est l'unique chose que j'avale. C'est mathématique, c'est tout ce que j'ai toujours haie. La dictature de cette putain d'apparence.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.
dimanche 6 novembre 2011
Pantin de la maladie
Tu as gagné chère anorexie, tu es plus forte, plus habile, plus tenace que moi. Tu as la vivacité de me saisir en chaque moment de faiblesse. Alors j'abandonne, me battre contre du vent, contre une force abstraite c'est trop dur, surtout seule. Un psy trop gentil qui cherche à me psychanalyser en douceur sans que j'me sente jamais mieux ni en confiance, sans que j'ai à parler de ce qui me fait du mal. Les gens qui connaissent mon problème qui sont loin.. mes faux sourires... Ils sont redevenus aveugles et pour une fois, je n'ai rien fait pour, je me retrouve de nouveau seule façe à mes démons, par ce qu'ils pensent que je vais mieux. Je ne sais pas jusqu'où j'irai, si j'aurai un éclair de lucidité, si quelqu'un me sortira la tête de l'eau tant qu'il en est encore temps, adviendra ce qu'il adviendra, peut être qu'un miracle va se produire...
Je suis un pantin articulé, terrifiant et sinistre et je danse dans l'obscurité sur d'obscurs sons morbides, pourtant, je sais qu'il reste encore de la lumière en moi.
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