dimanche 25 décembre 2011

Yann Tiersen - 7pm

Le poids redescend, la nourriture s'évapore de plus en plus, même un repas devient un combat, oui après quelques mois de purge, maintenant il n'y a plus rien à purger, les phases de ma maladie sont variées mais répetitives, je suis redevenue l'hyper-restrictive qui ne peut plus rien avaler à cause de l'anorexie tout court et mentale aussi. Car la lutte contre la faim c'est constant, la restriction c'est le quotidien de ce monstre, mais quand elle est vraiment enervée, elle a tellement réduit ton estomac que tu supportes plus rien, que t'as jamais faim. C'est une autre étape, qui vient et qui repart dans mon cas, puisque j'ai eu d'autres phases plus vomitives ces derniers temps.
Je repense à l'hopital, non je ne veux pas retourner en psychiatrie, j'en ai fais des cauchemards pendant des mois à ma sortie, la nuit je ne voyais que ça dans mon sommeil, je me levais tôt, j'étais presque robotique, j'ai mis quelque mois à retrouver mon identité et à cesser d'être assistée par les gens qui m'entouraient. Je suis tiraillée entre l'envie de perdre du poids et la crainte de rater mon année en retournant à l'hopital à cause de ça, plus je me regarde dans le miroir et plus je me dis que si je perds trop je finirai pas avoir une sonde, et j'veux pas. Je réussis plutôt bien à la fac sans trop me tuer au travail, ça me plait, j'veux finir ma première année, passer en deuxième, valider mes deux semestres, j'veux m'épanouir, trouver quelqu'un qui pourrait m'aimer et me redonner confiance en moi même, en la vie. Je sais que tout ça est réaliste et non pas fictif comme je l'ai souvent cru, c'est juste que je m'en eloigne avec tout ça, comment avec cette putain de maladie je peux attirer des gens? J'ai rencontré pourtant des personnes formidables, mais ma tête bordel, elle est nulle.
Mon corps s'habitue trop à la Kétamine, j'dois augmenter les doses pour ressentir les effets, voila comment on remplaçe une toxicomanie par une autre, moi qui me vante à qui veux l'entendre que je ne bois plus une goutte d'alcool, que je ne prends plus un seul cachetons. J'me remplis de ketamine tout le temps, tenir une semaine sans, ça m'est arrivé qu'une fois, là j'ai tenu trois jours, quel exploit! Je dois retrouver l'esprit, je suis quelqu'un et j'ai le droit de vivre, d'accomplir des choses, et l'autodestruction ne mène à rien, elle ne fait pas avançer, au contraire je recule depuis des années, c'est triste à réaliser mais j'ai gâché tellement de temps à souffrir, et cette hospitalisation ne m'a même pas servit de leçon je recommence. J'ai beau passer mon temps à faire de belles promesses, à avoir de bonnes résolutions, je n'y arrive pas, une partie de moi refuse toujours d'aller de l'avant et me tire en arrière sans cesse, je suis coupable je sais que je manque de volonté, que je ne rêve que de croupir dans ma pourriture et je me sens encore plus coupable de ressentir ça, de penser ces horreurs, de m'entrainer seule vers le gouffre. Pourquoi je fais ça? Pourquoi je me refuse à la vie? Pourquoi je me fais tant de mal, je me complais dans cette torture qui me satisfait autant qu'elle me déchire le coeur.

Petite fille, je suis une petite fille, je veux être une princesse. Je voudrai être l'enfance que je méprise chez les enfants car quand je les regarde ils me répugnent, d'être si naifs alors que moi je ne suis plus eux. Je suis une enfant, je le sais, je ne grandirai pas, je n'en ai aucune envie. Je suis une enfant au corps d'enfant, les gens me traitent comme une enfant et ça me satisfait. J'ai cru que j'étais une adulte, cette adulte on l'a brisé, souillé, on lui a fait du mal durant tant d'années, on la trainé dans la boue en l'humiliant. Cette adulte on lui a brisé toute confiance en elle alors qu'elle était en pleine adolescence et qu'elle n'en avait aucune, on lui a dechiré chaque parcelle de rêverie. Cette adulte on l'a rabaissé, on l'a evinçé, on l'a manipulé à des fins perverses. Cette petite fille on l'a forçé à être une adulte qui se tait, qui garde le silence par maturité, responsabilité. Cette petite fille on l'a forçé à être une adulte qui veut bien se porter coupable de tout pour ne point emettre de jugements hatifs sur autrui. Cette petite fille on lui a cousu les lèvres pour qu'elle ne puisse pas exprimer ses opinions, pour qu'elle n'ai pas envie de les exprimer, on lui a imposé un désir qu'elle n'avait pas, cette petite fille on l'a touché avec des mains sâles et perverses, on a brûlé sa chaire afin qu'elle se sente putride à jamais, on s'est delecté de sa peau et de son corps pour qu'il se fige dans l'enfance, dans l'adolescente qui ne grandira pas. Et elle cultive l'enfance par le corps affamé qui s'autoronge pour ne laisser apparaitre aucune forme de femme. Cette petite fille avale et avale des produits qui lui font arrêter de penser comme une adulte, pour arrêter de penser tout court et de se souvenir qu'elle a mal, et que c'est sa faute, que ça sera toujours sa faute.
La psychologue a la clinique, elle m'a fait écrire une lettre (à l'innocent), et je savais pas quoi lui dire, j'avais rien à lui dire, c'était trop dur de l'accuser et trop simple de m'accuser mais je voulais et je veux toujours un coupable, et personne ne veut m'en fournir un alors moi je le fais, avec la personne que je vois tous les jours et que je peux punir, je suis coupable, je dois être punie.


edit: j'en ai marre de m'attacher à des gens qui me font du mal inconsciamment, qui utilise des tons qui me brisent le coeur, qui me traitent comme une poupée de chiffon. J'ai trop mal d'avoir ouvert mon coeur et de me frotter à des statues de glâçe. Parano peut etre mais moi les changements d'humeurs ça me mets dans tous mes etats, ça me bouleverse, mais j'vais me contenir comme d'habitude même si j'creve d'envie d'me scarifier, d'me faire gerber, d'expier ma colère et mes larmes par la destruction.

lundi 5 décembre 2011

Chevauche le serpent




Un goût étrange dans la bouche, et tout degringole et tout va bien, et je vais mieux, beaucoup mieux. Apaisée par l'apaisant je n'entends plus les gémissements, hurlements, cris, larmes, je n'entends plus les rires lointains et je ne m'inquiète pas pour leur inquiètude.
"J'te vois jamais manger, ça t'arrives de manger"
"Non... c'est très rare"

La seule chose qu'on me voit faire c'est être defonçée, et là moi même j'me vois pas, j'suis enfin liberée d'mon poids, de mon fardeau, allegée par un pourtant bien lourd fardeau car le monde est moche et toujours plus moche à chaque fois. J'me revois à mes débuts, quand tout tournait autour de mes cachetons, et c'est un peu la même là. Je suis grosse si vous saviez comme je suis grosse, peser un poids poussière, m'écrouler de maigreur, les os saillants à n'en plus pouvoir rien faire. Mais belle, pas infâme, pas ecoeurante, maigre mais charismatique, mais squelettique, comme si m'amaigrir soignerait ma douleur, ana n'a jamais rien guérit, elle a crée des nouvelles douleurs, pour effaçer les anciennes. Amère illusion, goût degueulasse, ana est immonde en bouche, mais ana ne va pas dans la bouche, et pourtant la poudre elle y va, sombre contradiction, paradoxe. Mais ce qui me détruit à le droit d'être avalé, le reste non. La nourriture devrait d'après les coutûmes faire du bien à l'homme, alors je la bannis, à moi elle me fait trop mal, et dans les coutûmes la poudre fait mal et détruit, moi ça me fait un bien fou.

Je voudrai danser les yeux fermés jusqu'a m'écrouler, et rire et rire, danser, tournoyer sans penser, oublier. Je voudrai m'allonger sur le sol et inspirer de l'air qui ne me brûlerait pas l'âme. Ne plus être prisonnière de ce corps salit qui est trop douloureux à habiter. J'ai**** (censure de moi même), oui je le dis, c'est si étrange de l'écrire après tant de déni, comment vais-je réussir à le dire aux autres? Comment me débarasser de ce lourd fardeau? Comment guérir? Survivre? Je suis en perpetuel sursis depuis, chaque parcelle de moi m'écoeure et je souffre d'une longue voir interminable crise d'epilepsie, je convulse intérieurement tant il m'est insupportable d'être en moi, de porter ma chair immonde. Et je ne ressens aucune haine envers lui, par ce que tout est ma faute, c'est souvent le cas il parait dans la tête des filles comme moi. Ca ne devait arriver qu'aux autres, j'essais de me persuader depuis presque trois ans que c'est pas arrivé, et j'y arrive pas putain, et c'est de pire en pire tellement ça fait mal. Ca ressurgit tout le temps même quand je veux pas, j'arrive à rien, me regarder c'est devenu une dérision, un spectacle ironique, je suis devenue une ironie, négation de moi même. J'voudrai qu'on me touche mais j'le supporte même pas... et ça changera pas, j'ai peur de rester figée comme ça. J'veux pas restée bloquée dans cette situation. Mais j'peux pas le dire, je peux pas, c'est trop dur. J'suis même pas sûre, autant je mens.

Anorexie, drogues vous pouvez jouer de mon corps et de mon âme, je suis un vieux pantin de toute manière.

vendredi 25 novembre 2011

LA FIN EST PROCHE

J'ai hais la violence. J'ai hais l'hypocrisie et l'intolérance. J'ai hais mon corps, j'ai hais la nourriture. Je me suis hais. J'ai hais les autres. Je l'ai hais. J'ai hais ma balance. J'ai hais la vie et son sens. J'ai hais les gens que j'aimais le plus. Je n'y ai rien gagné, je ne pourrai même pas en énumérer la liste complète.
Aujourd'hui, je suis comme un certain 15 aout, paumée. Et le schéma que je pensais ne pas réiterer revient en mon esprit, mais je ne suis sûre de rien. Dans un sens, je pourrai vivre, dans l'autre, je n'en vois plus l'utilité. Rien ne va jamais avec moi, jamais, et rien n'ira jamais.

lundi 14 novembre 2011

Putorexie, ou sale pute d'anorexie

Je déteste la nourriture, je hais manger. J'ai si peur des repas, que quand je dine, je dine à 5h de l'après midi par ce qu'après c'est beaucoup plus angoissant. J'veux vomir, tout le temps degueuler ces substances infâmes qui me souillent le corps. Arrêtez de me salir putrides aliments,  mais une part de raison se dit "si tu manges ça tu manges rien" et donc le matin je petit dejeune, et je veux aller me purger et je le fais, ou bien ... j'me dis que c'est l'unique chose que j'avale. C'est mathématique, c'est tout ce que j'ai toujours haie. La dictature de cette putain d'apparence.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.

dimanche 6 novembre 2011

Pantin de la maladie



Tu as gagné chère anorexie, tu es plus forte, plus habile, plus tenace que moi. Tu as la vivacité de me saisir en chaque moment de faiblesse. Alors j'abandonne, me battre contre du vent, contre une force abstraite c'est trop dur, surtout seule. Un psy trop gentil qui cherche à me psychanalyser en douceur sans que j'me sente jamais mieux ni en confiance, sans que j'ai à parler de ce qui me fait du mal. Les gens qui connaissent mon problème qui sont loin.. mes faux sourires... Ils sont redevenus aveugles et pour une fois, je n'ai rien fait pour, je me retrouve de nouveau seule façe à mes démons, par ce qu'ils pensent que je vais mieux. Je ne sais pas jusqu'où j'irai, si j'aurai un éclair de lucidité, si quelqu'un me sortira la tête de l'eau tant qu'il en est encore temps, adviendra ce qu'il adviendra, peut être qu'un miracle va se produire...
Je suis un pantin articulé, terrifiant et sinistre et je danse dans l'obscurité sur d'obscurs sons morbides, pourtant, je sais qu'il reste encore de la lumière en moi.

dimanche 9 octobre 2011

SEMA SOMA

Longue bataille, incessante. Les antidepresseurs ne me font pas d'effet, ce mois çi, la sortie de clinique, le départ sur Paris, mon esprit bien occupé, la rentré à la fac. Je n'avais pas le temps de me laisser sombrer, malgré quelques petits pics de deprime. Mais là les gros symptômes reprennent, aujourd'hui, manque de force, allongée sur le canapé, bonne vieille depression bonjour. J'ai trouvé la force de lutter, j'ai combattu cet épisode mais je suis encore fragile, si jusqu'a ce soir je me stabilise c'est déjà un grand succés. Peut être qu'en fait c'est grâce au Prozac que j'ai trouvé la force de bouger de ce maudit canapé. Je ne veux pas me retrouver dans l'état qui m'a envoyé en hopital psy. Même le sol n'est pas assez bas pour expliquer à quel profondeur psychique j'étais. Je ne suis pas beaucoup remontée, mais j'arrive à retrouver un peu le goût de la vie, mais rien n'est magique, je prends conscience que je suis encore fragile et que je dois rester réactive vis à vis de mes comportements vicieux de dépression.
Je dois me concentrer sur mes études, sur le boulot que j'ai sans me laisser submerger par l'angoisse. M'investir dans la relation que je démarre avec mon psychiatre psychanaliste et accepter ce concept moins médical et moins orienté sur la médication que la psychiatrie pûre. Me laisser aller aux confessions avec lui, et accepter certaines réalitées que je n'avais pas vu jusque là. Comme par exemple l'anormalité de la relation entretenue dans ma famille entre tous ces membres, moi, ma soeur ainsi que mes parents. Me détacher de leur tension, apprendre à laisser grondeur leur tempête sans m'enfonçer en elle, je sais gêrer mes états d'âmes, pas tout le temps, mais je dois faire la part des choses quand c'est destructeur à ce point là. Réflechir aussi à cette sorte de maltraitance que ce pauvre type m'a fait subir, je dois l'écrire pour concrétiser, je ne suis pas la seule coupable, et c'est moi qui suit mise toute seule en punition, c'est injuste et inégal, je ne méritais pas tout ça. Et de loin une des plus énorme bataille, comprend pourquoi mon rapport à la nourriture est si complexe, comprendre d'où me vient ce sorte de "refus à la feminité", de l'évenement que je citais ou du rapport avec mes parents avec une mère trop envahissante et un père distant presque absent.
Ce sont de jolies phrases, de beaux mots, mais en pratique la gloire est moins belle, j'en suis très loin, pour l'instant je laisse un peu aller les choses et ce n'est pas très bon. Ana m'aura tué avant même que je ne puisse m'avançer un peu sur la quête de la reconstruction, j'ai combattu les médicaments des années, je commençe à en voir la fin doucement et j'espère pour de bon cette fois çi, alors si l'anorexie me tue, j'aurai vraiment tout perdu dans des batailles vaines d'un soldat de merde. Je ne suis pas un soldat, je n'aime pas les soldats, mais je dois accepter que mon mode de vie antérieur n'est pas un modèle, que mes démons sont des ennemis à détruire. Ces états dans lesquels j'étais n'étais pas des simples passades adolescentes à prendre à la légère, je dois me battre, je suis dans un danger véritable si je continue sur cette route, la prochaine fois j'y passerai pour de bon, où je resterai beaucoup plus longtemps en psychiatrie, et je passerai à côté de mes études et ça je ne le désire pas.
Je ne dois pas regretter mes erreurs, ni même avoir honte de mon passé, même si présentement j'en ai honte, je dois accepter que je n'ai pas eu un parcour honnorifique certes mais que l'honneur, il viendra, quand j'aurai extrait mon corps de cette merde. Et les personnes qui m'apporteront dans la vie seront celles qui m'accepteront malgré mon passé et mes problèmes, qui m'apprécieront dans toutes situations, qui sauront être là pour moi autant que je serai là pour eux et qui ne seront pas indifférent à mon sort. Des personnes qui ne me laisseront pas sombrer sans rien faire ou dire ou qui n'accentueront pas ma rechute en riant, ces gens là sont des monstres. Ceux qui vous aident à crever.

http://www.youtube.com/watch?v=NPrD-Bowbr4

"Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion."
Voltaire


vendredi 23 septembre 2011

Le funeste gosier



Le lendemain de mon précedent article, le 15 aout, j'ai fais une tentative de suicide, j'ai ensuite passé une semaine en hopital psychiatre et puis deux semaines en clinique psychiatrique.
Et là me voila, perdue, totalement perdue. Je ne ressens plus rien depuis, et là depuis quelques jours les idées noires reviennent, j'arrive à retrouver quelques emotions, mais les mauvaises, hier soir j'ai eu des idées suicidaires. Mais ce matin ça va mieux. Ana a détruit ma vie, elle n'est pas la seule, mais là je me rends compte de tout ce qu'elle a brisé cette connasse et tout ce qu'elle continue de briser, ils ne l'ont pas vu à la clinique ni à l'hopital, ils ne l'ont pas prise au sérieux, ils l'ont considéré comme un symptôme quelconque. Alors ana est là, toujours bien présente. Ne la laissez pas devenir votre amie, elle parait si douce mais elle est amère, pûtride, malsaine et nauséabonde. Elle vous détruira, vous tuera.
Je vois à quel point je dois me battre, pour moi, pour mon bonheur, pour survivre, pour m'en sortir, pour gagner la bataille. Je vois à quel point la lutte est plus dure encore que la maladie même si la maladie peut devenir mortelle je pense puisqu'elle m'a presque eu. Ce jour là j'ai tenté la mort à cause du résultat de ma balance, et je n'ai pas touché le ciel du doigt, non j'ai echoué cette tentative avortée de mettre fin à mes jours. Et je ne sais pas si je dois savourer la vie comme un cadeau sublime ou comme une pilule que l'on me force à avaler. Je ne suis pas morte non, je devais mourir et j'ai raté mon coup. Et maintenant je suis perdue, je ne sais pas si je dois m'en réjouir. Peut être?
C'est tellement dur, je suis déboussolée, j'essais de bien paraître, c'est ma grande spécialité, et aussi mon grand défaut qui me détruit. Oui j'ai assez inquiété mes proches ces derniers temps alors j'essais de leur esquisser plus de sourire afin de les rassurer un peu, de leur remonter le moral. Afin de rendre à ceux qui on été géniaux un peu de soleil dans leur coeur. Par contre certains ne m'ont pas surpris ils ont fuit comme des lâches, les lâches qu'ils sont.
Ma bataille, la vie, mon combat contre la maladie, contre toi Ana. Pour l'instant j'ai peur de tout ça.

dimanche 14 août 2011

La boue dans les yeux Lynda Lemay

Un A gravé dans le haut de la cuisse, un A gravé dans la hanche, bon vieux rasoir, entres autres cicatrices. Un Alaprazolam. Tous ces noms... j'adore ces noms, temesta, atarax, alprazolam, valium, stablon, tramadol, ixprim, dextropropoxyphène, oxycotin, skenan, zaldiar, methadone j'adore les noms, je ne suis pas un codex, mais vous voyez le genre.
Je dors bien grâçe aux atarax, ce soir c'est alprazolam j'ai plus d'atarax. Je sais pas comment je vais faire il me reste plus grand chose pour tenir, car mes chers ce qui était fini est revenu, après deux ans de haut et de bas, mes amis les cachets. Quand je vais mal, je perds tout le monde, les gens s'enfuient, ils ont tellement raison. Manger me rend malade un rien me file la nausée.
La mort au coin de mon cerveau, je lutte pour la vie, alors ce soir, c'est un mea culpa que j'écris, par ce que même si personne ne le lira, moi j'en ai besoin.

Mea culpa, mea culpa chère Maman et cher Papa, de vous appeler trop souvent par vos prénoms et je pense que ça vous deçois. De vous mentir. Je m'excuse oui, d'être un fantôme, de vous laisser parler sans cesse au vide que je suis chers amis. Vous me racontez vos vies, vous echangez avec les autres et moi je m'assois et je vous écoute, je suis comme enraçinée au sol, fille du silence, comme si d'un fil fin et invisible on m'avait cousu les lèvres, ligaturé les cordes vocales. Je suis faible, faible par ce que même fasse à l'amitié je ne suis pas capable d'être honnête. Par peur de déranger, d'énerver, du jugement. Mais quel ami me jugerait d'avoir besoin de parler? Aucun. Je sais j'aimerai vous parler, au fond de moi je me sens malhonnête d'être le tombeau de vos secrets, le tombeau objetisé et donc muet. Au bord de ma falaise, certain soir je glisse le long de la pente avec l'espoir de m'écraser au sol. Oui les cachetons, parfois c'est par boite que je voudrai les avaler, pour en finir. Vous savez, j'avais beaucoup de rêves, je suis une grande rêveuse, et de tout ce que j'espérai je suis devenue l'inverse, je suis ce que j'ai toujours esperé ne pas être. J'ai tordu, brisé, brûlé et jeté au vent tous les débris de mes rêves, ça me fait très honte. Oui, comment ne pas avoir honte? Je devrai sortir, m'amuser, m'ouvrir, je passe à côté du monde et j'en suis tout à fait consciente. Ca fait super mal, vraiment. Je suis jeune, à quoi ça sert la jeunesse quand on l'immole dans la neurasthénie. Je m'excuse auprès des gens qui m'aiment et à qui je n'offre aucun espoir, jamais. Je m'excuse de ne pas réussir à leur offrir ma plus belle envolée, une réussite, à me sortir la tête de l'eau au moins pour eux. Egoïsme quand tu nous tiens... Plus de réponse, les gens ne répondent plus, que pourraient-ils répondre?
Mais dans un sens oui je suis aussi enervée, pourquoi ne font-ils pas l'effort pour moi? S'ils tiennent à moi pourquoi ne comprennent-ils pas mon fonctionnement? Pourquoi font-ils voeu de silence envers moi avec toujours l'espoir de revenir vers celle qui ira mieux. Seule je n'irai pas mieux, psy ou pas, l'amitié ou l'amour ne me sauvera pas, je suis seule à pouvoir me sauver j'en suis consciente. Mais... ne me laissez pas toute seule, c'est encore pire, mille fois pire. Je ne veux rien faire, tout m'exaspère, je veux me laisser mourir, c'est la seule chose dont j'ai envie quand je suis seule. Partir... j'aimerai être celle que j'ai toujours esperé être, mais qui est-elle? Je ne sais même plus.
L'egoïste vous appelle au secour, je ne tiendrai plus très longtemps, je me sens sombrer, et dieu sait comme je sombre souvent, mais ça fait trop mal de toujours chuter. Ne me laissez pas seule je vous en supplie, j'ai mal, j'ai peur. J'ai besoin de vous.

samedi 6 août 2011

PAINT IT BLACK

Je ne vaux rien, ne sert à rien. Je me sens inutile, fantômatique. Je suis l'ombre des ombres, une zombie qui se traîne sans raison. Je ne dors plus, si je dors c'est grâce aux médicaments.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.

EDIT:

RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être ..   d'être ce que j'étais. Je ne suis plus.  Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.

vendredi 29 juillet 2011

I know i'm no good

Je suis en vie, pour encore combien de temps? Un coup du destin m'a fait tenir en vie ce soir, presque un miracle. J'ai l'impression de marcher sur un fil, vraiment j'ai peur, je sais que même s'il n'y a pas de vent je vacille sans cesse, chaque jour est un combat pour ne pas mourir, chaque jour je me bats contre mes pulsions suicidaires. Je suis en dépression cela devient évident.
Je ne devrais pas aller si mal, je m'enfonce seule, je ne devrais pas être si malheureuse et souffrir autant, je me prive de nourriture, j'engloutis medicaments sur medicaments. Je dors mal, je ne sors plus, j'ai perdu le goût de vivre, de m'amuser, perdu de le gôut de profiter et je ne pense qu'a mon poids toute la journée, si je sors, je vais m'amuser et l'oublier donc grossir... ce qui est totalement faux en fait. J'ai les cuisses pleines de marques faites au rasoir c'est honteux. Mais comment me sortir ce ça? De ce cercle vicieux? Je ne vois plus de porte de sortie, plus de lumière à mon tunnel, je me bats depuis trop longtemps pour me sortir la tête de l'eau, quand je lâche prise c'est toujours aussi dur. Et lui pourquoi il cherche à me recontacter? Il reveille la douloureuse flamme des souvenirs, je n'ai rien oublié, rien. Je fais juste semblant. Et un detail en particulier me reviens. Mais ça n'est pas possible, mon ça, mon moi et mon surmoi se battent ça fait mal au crâne. Il ne m'est pas arrivé ça, pas à moi, pas lui, il n'a rien fait de mal, c'est moi. C'est pas possible ça y ressemble pas. Je sais pas je suis perdue.
Je dois me ressaisir, sinon je serai pas capable de prendre mon indépendance en septembre, mais j'ai pas l'impression d'en être capable, je vois déjà l'apogée de ma chute à l'avance, je vois déjà mon corps se dissoudre en lambeau, j'ai peur de moi même et de ce que je suis capable de m'infliger. J'ai peur de comment je peux réussir à gâcher ma vie. J'y arrive déjà tellement bien, mais cela finira pas avoir de très graves répercussions. Je ne vois plus l'avenir, j'ai perdu ma détermination, mon énergie. Il faut que ça revienne et comment bordel? Comment? Où est la putain de lumière? Je veux la toucher et m'en imprégner qu'elle me donne la chaleur nécessaire pour réchauffer le vide dans mon corps et brûler le trop plein de haine qui ronge mon coeur. Je préfere le reconnaître, j'aurai pu avoir une vie des milliards de fois pire, c'est ce qu'ils disent tous pour me réconforter, depuis des années, personne ne comprend ce qui m'arrive, moi non plus. Mais cette phrase ne me fait aucun bien, elle me culpabilise et me brise, elle me tord l'estomac, estomac qui se meurt.
Je n'aurai jamais du être si naïve, tout est ma faute, je n'aurai pas du avoir confiance, en attendre autant. Et je n'aurai jamais du me laisser sombrer si violemment , sans faire attention, avec jouïssance et masochisme. J'aurai du être plus forte, accepter la douleur, l'analyser et avançer, j'ai préferer tout foutre en l'air. J'ai trop souffert, je souffre de moi, de mon corps et de mon âme. Et pour l'instant, le soleil m'a quitté, laissant à mon corps le froid et à mon âme l'obscurité.

POST SCRIPTUM: Amy, repose en paix belle fille. Je me devais de le dire.

dimanche 10 juillet 2011

Fat girl doesn't eat


Car oui, les grosses filles ne doivent pas manger. Le concept est lançé, je suis endoctrinée. Et je sais que c'est ce genre de blog, ce genre d'article, ce genre de phrase qui rendent des filles fragiles malades alors je devrai avoir honte. Mais vous qui lisez ça, si vous n'êtes pas malade, soyez attentive à ce qui suit. L'anorexie d'abord ça apporte beaucoup de confiance en soi, tu te crois plus forte que les autres par ce que tu contrôles ce que tu manges, tu te contrôles, tu ne cèdes pas à tes pulsions alimentaires primitives et animales. Ana est ton modèle, même si elle n'existe pas. Tu ne jures que par elle, tu en es fière et tu ne veux pas la decevoir. Puis tu t'épuises, tu te détestes, tu te trouve énorme alors que tu ne l'est pas. Tu as faim tout le temps et tu n'en dors plus la nuit, ou bien tu rêves de nourriture dans ton sommeil, oui tu rêves que tu manges. Elle te renferme par ce que oui les gens autour de toi te jetent la pierre, ils ne comprennent pas pourquoi tu ne manges plus alors ils s'inquiètent puis finissent par devenir franchement insistants pour finir par s'éloigner, par ce qu'ils ne savent pas quoi faire. Ta confiance acquise par la famine s'effiloche, tu finis pas tellement te hair que te blâmer devient naturel, tu veux te punir sans cesse, tout est une raison de te flageller, tu es en tords quoi que tu puisse faire. La nourriture est un fléau, tu finis par rejeter tellement la nourriture qu'elle te hante, les aliments que tu n'appréciais pas avant te semblent être un festin, et tel Tantale tu ne peux pas combler ton vide, par ce que tu sais que tu ne peux pas manger. Tu as faim mais tu ne peux que vivre dans la faim, tu es mal mais tu ne peux te soigner. Par ce que si la nourriture t'attire, manger te dégoute et est une véritable souffrance. Alors même si tu n'avales qu'une petite chose, tu le paye au prix le plus fort, soit par ce que ton estomac à tellement retreçit que tu te tords de douleur soit par ce que ton psychisme refuse cet acte au point que tu pourrais sombrer la folie et te jeter par la fenêtre.
Voila ce qu'ils devraient écrire dans les magazines de mode, voila ce qu'ils devraient dire devant les elèves au moins une fois par an dans les collèges et les lycées. Pourquoi personne ne parle jamais de ça? Les gens médiatisent le mannequinat, l'anorexie par la mode et l'influence des pro ana mais ils passent à côté de l'essentiel, pourquoi ne pas expliquer pourquoi l'anorexie est un enfer. Il est simple de sortir à des jeunes inattentifs des symptômes médicaux dont ils se foutent, pourquoi personne ne passe dans les classes pour expliquer à quel point l'anorexie mentale est une souffrance terrible, comme elle détruit des vies. Peut être qu'ils le font, mais personnellement moi on ne m'avait jamais prévenu je n'en savais rien, je ne connaissais absolument pas la profondeur de cette maladie avant, voir même je la considérait comme tout les stéréotypes que la population en dresse.
Et Ana m'a eu, comment j'ai pu sombrer, j'étais certaine que j'avais le contrôle de la situation, que je pouvais m'arrêter quand je le voulais, que ça n'était pas grave et que je n'étais certainement pas en train de sombrer dans l'anorexie. C'est même ma soeur qui m'a apprit à me faire vomir par ce que j'avais la nausée suite à une gueule de bois, si elle savait, c'est aussi une autre de mes amies qui m'a donné des conseils pour vomir, elle le regrette amèrement, mais pourquoi alors a-t-elle fait ça? Ce sont des sites qui m'ont expliqué comment manger moins, en prenant mon temps, ce sont des magazines feminins et des amies qui m'ont donné des idées d'exercices que je me suis mises à appliquer tous les soirs jusqu'a ne plus en avoir la force. Ce sont aussi des sites qui m'ont donné un objectif de poids vis à vis de ma taille qui me donnerait envie de devenir un squelette, c'est un site internet qui m'a dit que j'étais grosse alors que je ne l'étais pas. Un ecran pixelisé... J'étais fragile et cet écran pixelisé m'a donné l'illusion de trouver une solution à mes problèmes, sans me dire les conséquences que ça allait avoir. Rien n'est anodin. L'influence, voila, et pourtant j'étais toute seule comme une grande quand j'ai eu l'idée joyeuse de me peser, seule pour me balançer des horreurs dans ma tête, je suis seule façe à mes chiottes, seule façe à mes assiettes vides, quand je mange dans des assiettes...
Oui je me plains, je me plains par ce que j'aurai pu éviter ça, par ce que toutes les filles malades auraient pu éviter l'enfer qu'elles vivent, par ce que les gens sont remplis de préjugés sur l'anorexie, par ce que les sites pro anas existent toujours même si beaucoup ont été fermés, par ce que beaucoup de filles decident d'arrêter de manger par que c'est cool. Je me plains par ce qu'à la télevision il y a trop de publicités pour les produits minceurs, par ce que dans les magazines feminins ça parle tout le temps de régime. Les causes sont vastes, l'anorexie c'est pas uniquement ça, malheureusement, tout çela y contribue, cette dictature de la minceur, comment se sortir d'une maladie qui est en rapport avec notre corps si autour de nous on fausse l'image du corps ou on en impose une autre. Comment guérir dans une societé qui ne veut pas que vous guérissiez... bien que cette societé vous réprouve tout de même.
Comment guérir si tout vous pousse à ne pas le faire, je ne veux pas mourir par superficialité. Mais vous savez ana m'a dit que les grosses filles ne devaient pas manger, vous comprenez je n'ai pas le droit.

Courage, un message à toutes et tous ceux qui souffrent de troubles du comportement alimentaire. On trouvera la solution dans nos coeurs (pas avec nos yeux aveuglés);

dimanche 19 juin 2011

Corps infâme

Appelez moi le pachyderme. Je pleure en regardant mon reflet dans le miroir, je pleure et j'étouffe mes sanglots dans ma serviette de bain. Je fais des crises d'angoisse dans ma salle de bain. Plus vide que jamais, plus affamée et énervée que jamais. Je suis de ces rares grosses qui ne mangent pourtant presque rien. En pleine rechute de depression, je me tourne vers le passé, avec honte, j'ai rien accompli, je suis inutile, j'ai tout raté. A jamais je suis une ratée.
J'ai besoin qu'on me rassure, de tendresse, j'ai besoin qu'on me montre qu'on tient à moi, qu'on me montre qu'on me désire, mais je suis même pas sûre d'être capable de désirer quelqu'un. Je vais crever frigide puisque je ne suis même pas capable d'aller mieux, par ce que je suis incapable de tourner cette page. J'ai peur.   Je n'ose pas le dire, par ce qu'ana ne veut pas que je le dise, par ce qu'elle veut me garder prisonnière, la nourriture c'est mal, je suis grosse, alors je n'ose pas hurler, je n'ose pas appeller au secour, que pourraient-ils faire?  Qu'est ce qui m'est arrivé, pourquoi je suis comme ça? Qu'est-ce que je suis devenue? Où sont passés les jours heureux, les rires, où est passé le plaisir? Où sont passés naiveté, innocence et euphorie? La véritable legereté est-elle définitivement derrière moi? Parfois je me dis que jamais plus rien ne pourra être comme avant et je ne serai jamais véritablement bien.

J'ai peur.

Edit: Defonçée, on pleure, on oscille entre les larmes et les rires. Tu te vois et t'as honte, tant de masochisme. Etre défonçée ne calme même pas mes larmes, elles coulent, je ressens plus grand chose, mais les larmes coulent. Je suis un robot, un légume et j'adore ça, j'adorai. J'ai arrêté pour pas boussiller ma vie, mais là je me dis à quoi bon la boussiller, quand ça vous rattrape tout repart à zéro. Ils sont ma vie, je n'ai plus rien, je dois maigrir, et surtout, ne plus penser. Etre un molusque qu'on traine. Et j'échappe à quoi? Je me fuis moi même. Je vais essayer de ne pas m'enfonçer trop longtemps dans cette période, mais là j'ai besoin qu'on me donne des raisons. Qu'une main amical me tende son bras, sans me forçer en rien, juste en me sortant ces mots: "je te comprends, je suis là". J'ai besoin d'affection,. Je dois perdre du poids et me faire une petite cure de calmant jusqu'a la semaine prochaine, pour faire le point. Puis pour le reste on verra bien, on verra rien.

lundi 6 juin 2011

Queen Ana



Je ne veux pas guérir, je veux maigrir. Je ne veux pas manger, je ne veux pas grossir, je ne veux pas parler, je ne veux consulter personne. Je suis une toxicomane je sais, une droguée, le vide est ma drogue, je vis en mourrant à chaque pas. Mais vous ne me forçerez pas à abandonner Ana, je suis folle, je n'ai pas toute ma tête, ne me prenez pas mon Ana, cette "anorexie" comme vous dites, elle est à moi. En plus je suis pas malade, je vis bien, j'ai l'air en bonne santé, d'où sortez vous que je suis malade? L'insupportable à mes yeux c'est quand cette nourriture entre dans mon corps, quand elle loge mes entrailles, cette nourriture me répugne, elle me dégoute. Dès que je sens mon estomac lourd la seule envie que j'ai, c'est de vomir ce qui me salit, ce qui m'opresse, de vomir cette nourriture qui ronge mon estomac, qui souille mon corps. La nourriture est putride, elle me fait du mal. Et je suis une egoïste qui ne pensent pas à tous ceux qui crèvent de faim dans des villages pauvres, c'est certain, je ne pense à personne. S'ils savaient que je m'en veux chaque jour qui passe, que la culpabilité me loge à chaque chose que je fais. Le moi est haissable vous savez, arrêtez de croire que vous pourrez sauvez tout le monde, évertuez vous à sauver ce qui vous semble sauvable, ne me sauvez pas moi, je ne le mérite pas. Je tiens un discour sans aucune lucidité, par ce que je suis accroc, par ce que l'addiction que j'avais auparavant n'était que le parallèle de celle çi, ana est ma seringue et chaque jour je dois me piquer, les crises de manque sont intenables, et vous savez, il n'existe pas de substance de substitution pour ana, elle se substitue elle même à elle même, elle est un tout, irremplaçable, elle me comble et me remplit alors que je ne sens plus mon estomac tant il est vide. Elle coule dans mes veines, elle m'endoctrine, m'extermine avec une jouissance infinie. Elle m'apporte plus que le tout au sens premier du terme. Elle est mon unité, mon essence, elle me coupe du monde, et je ne l'en empêche pas, par ce qu'en amour je suis masochiste, par ce que je suis une impulsive et que je ne sais faire autrement qu'offrir corps et âme. Je lui ai tout donné dans l'espoir qu'elle me rende meilleure, je ne sais pas ce qui a changé en fai, je ne sais pas ce qu'elle a fait, une longue défonce, des années et j'oublie qui je suis.

samedi 21 mai 2011

Quelle idiote cette anorexique dont-on ne perçoit pas même l'ossature squelettique, graisse la recouvrant

Vous allez me trouver idiote, mais si d'ici un mois je ne pèse 35 ou moins je crois que je vais mettre un terme à ma vie, de toute façon ana l'a détruite alors bon?  Les gens autour ne comprennent vraiment rien je me sens terriblement seule dans ma merde, grosse qui plus est, je pleure presque tous les jours, mets ma main devant ma bouche pour ne pas hurler dans mes sanglots, il fait 30 degrés j'ai encore une veste, je ne veux pas qu'on voit mes bras mais il fait trop chaud je vais être obligée de l'enlever. J'ai les bras qui pendent, des cuisses de mastodonte, des joues énorme, un ventre gonflé. Un tas de merde. J'arrête de me lamenter, et j'agis merde, mais bon même quand je mange rien je perds pas de poids donc je sais pas comment agir plus.


Je deviens folle je vois tout le monde gros, même les filles minces. Voila Julia Frakes, mon ultime inspiration corporelle et vestimentaire.

jeudi 12 mai 2011

O pound(s)

Je suis une incapable, une bonne à rien sauf à deprimer. Sans force, un mirage çerné par son corps et par son maquillage noir. Ils me hurlent dessus, s'énervent, ils jugent ce que j'endure, tous se foutent de savoir pourquoi je fais ça, pourquoi ça ne s'arrête pas. Ils veulent que j'arrête mais ils ne comprennent pas que j'en suis incapable, ils s'inquiètent mais ne pensent qu'a eux et leur confort dans le fond. Ils pensent que c'est facile, et je n'ai qu'une envie, leur gerber à la gueule, vomir des litres de haine que je contiens en moi, des litres d'angoisse et de pression, des litres de desespoir. Plus envie de parler, d'être sociable par ce que ça ne me mène à absolument rien, je suis une incapable. Je me hais d'avoir sombré, et je hais les autres de m'avoir laissé sombrer, d'être des aveugles, je les hais de ne pas agir, d'être passifs tout comme je me hais d'être soumise à ma stupidité. Je voudrai me laçerer le corps, que la graisse coule le long de mes cuisses, l'essuyer avec un torchon, et que tout devienne joyeux. Me lipposuccer, aspirer cette graisse qui m'étouffe, aspirer ce qui m'encombre, maladie psychosomatique, c'est dans ma tête que ça bloque, mais je m'en fouts, j'ai pas envie de savoir pourquoi, je veux devenir un cadavre c'est tout.
J'ai l'impression d'avoir tout perdu sans avoir jamais rien gagné, de marcher des kilomètres et des kilomètres dans l'obscurité sans chercher une lumière, me tromper sans cesse de chemin et m'enfonçer dans le noir de plus en plus. S'ils pensent que je ne vais pas bien, par contre, ils n'imaginent pas à quel point et ce dont je suis capable afin de me détruire. Je veux maigrir tellement jusqu'a ne plus pouvoir marcher, j'ai du mal, je veux me dissoudre, jusqu'a ce qu'ils m'enferment avec un tube dans le nez, je m'en fouts, j'ai plus rien à perdre, doucement mais sûrement j'attends de m'écrouler, je veux qu'ils soient horrifiés. J'ai envie qu'ils aient peur, peut être par ce que je me sens seule et que c'est le seul moyen de faire comprendre aux autres que je vais mal et que je n'arrive pas à remonter la pente.

http://www.youtube.com/watch?v=plc6r4mm24U

jeudi 21 avril 2011

BEAUTY FROM PAIN

Je me sens sâle, degueulasse. Enorme, j'ai l'impression d'être un ballon dans lequel on souffle, qui gonfle gonfle jusqu'a l'explosion. Tous les jours c'est ça, une répetition monocorde et sans saveurs de journées sans goût. Il ne se passe pas un jour sans que je me refuse quelque chose, sans que je culpabilise d'avoir ressentis de la joie ou un quelconque plaisir. C'est ça, le quotidien de la "maladie". Il y a des jours où c'est plus intense que d'autres, mais ça reste. On a beau se dire, je peux m'arrêter, c'est rien, mais c'est comme la drogue, une fois que t'as un pied dedans, t'as tout le reste qui suit. J'aimerai retourner en arrière, ne pas avoir commençé mais c'est trop tard, je m'en veux. Je m'en veux et je regrette, comment j'ai pu croire que ça serait sans conséquences? Comment j'ai pu penser que j'allai gêrer la situation? Pourquoi j'ai cru que j'allai passer au travers des mailles du filet? C'est tellement pathétique... c'est de ma faute, c'est moi qui un beau jour ai arrêté de manger, je l'ai bien decidé non? C'est pas venu comme ça. J'ai commençé à sauter des repas, j'étais consciente que ça servait à rien, alors pourquoi je l'ai fais? C'est moi qui ai surfé sur tes tonnes de sites pro ana en me persuadant que le bonheur ultime résultait dans le fait d'être mince, de contrôler son corps, de ne pas manger. Au début j'étais presque heureuse d'être pro ana, je pensais que ça allait changer ma vie dans le bon sens du terme, je reprennais ma vie en main! Oui... c'est sur que ma vie est changée, quel bonheur! Je me rappelle il y a plusieurs années, j'avais la joie de vivre, je riais pour rien, sans arrêt. Je me rappelle j'étais l'amie qui réconfortais les autres j'avais des passions. J'étais énergique, j'aimais manger, j'étais bien dans mon corps. Maintenant je suis l'ombre de tout ça, je suis épuisée, tout le temps. J'ai les mains froides, les pieds froids, j'ai froid tout le temps. J'ai mauvaise mine, des çernes la plupart du temps. Et le pire c'est que je suis pas heureuse dans cette vie là, par ce que je contôle rien en fait. J'arrive à rire, j'arrive à sortir un peu, mais tout me semble insurmontable, je suis introvertie la plupart du temps. Je dois mentir pour éviter des sorties avec des amis, je mens pour éviter les restaurants, pour ne pas manger en ville avec elles le midi. Je pretexte des tonnes de choses pour éviter d'être confrontée à la nourriture en présence de celles qui ignorent mon problème mais qui me disent que je mange moins qu'avant. J'ai tout foutu en l'air, j'aurai pu passer de super moments, j'avais des choses à vivre. Et j'ai choisis la destruction, j'ai choisis de me faire du mal pour que les autres ne puissent plus m'en faire, pour anticiper ce qu'autrui pourrait m'infliger. J'ai tout raté.
C'est pas un jeu, arrêter de manger c'est pas une passade cool, c'est pas so hype, c'est pas à la mode, un truc cool pour s'inventer des problèmes.  C'est la merde, faut pas s'amuser à faire des trucs pareils, ça tourne vite mal, et quand on s'en rend compte c'est déjà trop tard. Il existe pas de prévention dans les écoles pour les troubles du comportement alimentaire, tout comme il n'y a pas de médicament miracle pour les soigner.

mercredi 6 avril 2011

Merci anorexie fine vipére, de m'avoir faite loque, d'être devenue errance

On dit que celui qui fait couler tes larmes ne te mérite pas. La nourriture ne me mérite pas.


Ana a crée un monde, tout un univers illusoire où je suis prisonnière. Je m'y suis jetée croyant au paradis mais ce lieu n'était que le reflet d'un enfer malsain, perfide, une illusion. Quand j'essais de m'enfuir, elle me rattrape et d'une force incroyable me fais regretter ma tentative et quand cela arrive je me retrouve pliée en deux de douleur, une douleur viscérale qui me donne envie de hurler, une mutilation psychologique qui m'assassine.
Ana m'a faite croire aux apparences, à l'existence d'une perfection ultime faite de contrôle, de maigreur et de famine. Elle m'a fait croire que le pûre était dans la destruction et qu'elle allait m'apporter plus de bonheur que jamais je n'aurai pu en avoir. Elle est comme une drogue, ou bien même une secte elle est pleine de promesses et toi tu y crois. Mais en fin de compte elle est une pièce sans fenêtre ni porte, sans échappatoire. Elle brisé mon esprit, m'a sucé les os jusqu'a la moëlle pour qu'il n'en reste plus rien. Elle me dévore de l'intérieur, se délecte de mon cerveau alors que moi anorexique je crie famine en dehors, elle, elle me mange.
Ainsi je m'écroule sans oser crier au meurtre, mais un jour j'aurai ma revanche, elle ne me volera pas tout, elle ne me volera pas la vie. Je l'espère.

dimanche 27 mars 2011

Un oiseau de plus, un oiseau de moins. Tu sais la différence c'est le chagrin.




J'en ai marre d'entendre les gens parler de régime autour de moi. Ils disent que c'est dur, à ben oui c'est pas si simple d'avoir faim. Sauf que vous, c'est provisoire et vous laissez pour la plupart tomber au bout de quelques jours. Des années que je l'endure ce "regime" perpetuel. Et c'est devenu presque normal. Quand je mange j'ai l'impression qu'un truc naze, ou étrange se produit, c'est contre-nature.
Parfois je me dis que c'est pas une vie. Oui ça n'arrive qu'aux autres, et quand on se rend compte que c'est tombé sur nous, on y croit pas. J'en ai marre de contempler mon corps et de me trouver grosse. Ras-le-bol géneralisé. J'vais essayer de perdre, perdre et perdre encore, j'espère que la chute finale sera spectaculaire, par ce que le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux, c'est de se jeter de la falaise. Il n'y a pas de rémission possible je n'y crois pas, alors je veux que tout soit sublime, l'apogée de ma propre perte. Je veux une fin grandiose qui foutra les gens sur le cul, je veux qu'on s'écroule, béat devant cette fatalité. Je prépare le sublime pour mieux vous le laisser, je vais dresser des murs d'or, dresser des beautées dans nom, je veux réussir à ébahir, puis disparaître, avec élegance.

EDIT: il serait temps que je crève en fait, j'espère vite chuter, que mon poids baisse vertigineusement jusqu'à l'arrêt définitif du coeur, par ce que je n'ai pas les couilles de me donner la mort ce soir, pourtant dieu que j'ai envie de mourir sur le champ. Je détruis tout autour de moi, je ne sais rien faire de mieux, je suis insignifiante, les gens le pensent tous, ils se plaisent à me faire du mal. Ils se plaisent à me pousser à bout, et moi j'attends un miracle qui n'arrivera jamais. Je ne pense à rien d'autres qu'a mes erreurs, me mettant toujours en monstre, mais eux alors putain, pourquoi ils me font ça eux? On doit pardonner, donner sans cesse et toujours, quant-à moi je dois m'excuser, sans cesser être desolée de ma propre existence, de mes faits et gestes, mes pensées. J'ai mal de m'écraser tout le temps, d'être CELLE qu'on pointe du doigt, marre d'être toujours de trop, marre de n'être qu'une présence fictive dont l'humanité se fout quand elle s'en va. J'veux mourir, mais j'ai pas les couilles, j'ai peur de me rater aussi, et vivre après une tentative de suicide je ne sais pas si j'en aurai la force. Ca fait trop mal de vivre, et de faire semblant de sourire, de faire semblant que tout va bien, travailler et batir des projets dont je me fouts, le futur je l'attendais, il me tenait en vie mais plus je m'y enfonce et plus il me déçoit. Les forces me manquent, j'écris du désespoir par ce que c'est ce que j'écris le mieux, le triste et la destruction je sais les mettre l'écrit par ce que je sais admirablement les créer. Ma vie s'est effondrée en une seconde, j'ai toujours eu un don pour le mélancolisme, la déprime, mais je trouvais la force de me battre, j'avais des ressources. Mais là je n'ai plus rien, je m'enfonce de jour en jour dans ma solitude, refusant d'exprimer ce qui me fait mal aux gens autour de moi, je n'arrive à rien, pas même à leur parler. Je m'enfonce et je sais pas comment me sortir de là, pourtant j'aimerai, mais j'peux pas. Qu'y-a-til à faire? A part entendre les gens donner tel ou tel avis qu'ils te dressent telle une vérité immuable. Ca me ronge les tripes, le coeur, le cerveau. Ca me dissout le corps.  Je m'immole à feu doux depuis trop longtemps, en débris j'ai peur. Je voudrai qu'on me rassure, qu'on me dise que ça va aller,... pff .Qui prendrait la peine de prendre du temps pour moi? Je ne mérite même pas le temps, je ne mérite rien. J'espère que j'attendrai vite 28 kg, si c'est pas assez pour mourir, faudra descendre plus bas, à voir. De toute façon c'est une belle mort, l'anorexie, non? Puisque tout le monde s'en branle autant que ça serve  quelque chose, tous ces soucis.

samedi 12 mars 2011

"Le temps viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui." (Augustin Spies)


http://www.youtube.com/watch?v=Tn3dKToa7Aw

Qu'importe combien je me sens seule, qu'importe à quelle point je suis lassive. Qu'importe à quelle point il pleut, de quelle intensitée le ciel est gris. Qu'importe la faiblesse, qu'importe la fatigue. Qu'importe la folie, la destruction, la haine ou la violence. Qu'importe quels furent mes hurlements silencieux, quels furent leur nombre. Qu'importe la difficultée du combat, qu'importe qu'il soit basé sur des illusions. Qu'importe qui je fûs, ce que les autres pensent. Je suis une poupée, et ce que vous voyez vous réconforte, vos sourires sont précieux. Je me fouts de crever de douleur, il me suffit de voir des regards épanouis, des rires legers et j'ai l'impression que je ne vis pas en vain. J'imagine que sûrement beaucoup jouent aussi un rôle, mais je me plais à vous imaginer dans le bonheur. Et c'est quand je vois s'esquisser des sourires que moi aussi j'ai envie d'en renvoyer, c'est quand j'entends retentir des rires joyeux que moi aussi je veux rire. On m'a dit, avant que j'étais un rayon de soleil, mais aujourd'hui? Que suis-je? Est-ce que je rayonne encore pour les autres? Suis-je encore leur échappatoire à la réalité d'un monde sans coeur? J'aimerai mais je n'en suis plus si sûre.
Je dois vous manquer je sais, je refuse tout au nom d'un chiffre, d'un nombre qui ne signifie rien. J'ai des absences, je pense en silence, parfois vous devez vous demander ce qu'il y a dans ma tête, pourquoi je fais tout ça. Je ne trouve aucune réponse, pas l'ombre d'un mot à la hauteur de ce que je ressens. Ana est plus forte que nos rires, que mon bonheur, que l'amitié, que le désir. La nourriture est au centre de mes pensées, de ma vie, je ne pense qu'a la fuir et pourtant elle m'entoure et m'enserre de plus en plus, plus je m'en détache et plus j'y pense. Je suis énorme, et c'est la seule chose à laquelle j'ai envie de penser, me focaliser sur le poids qu'il me reste à perdre, sur comment mon corps sera beau quand mes os seront beaucoup plus saillants.
Tout ce que je vous tais, c'est pour vous proteger, vous proteger de moi. Je vous aime et je vous fais du mal, je dois vous éloigner de ça. Mais plus je sombre et plus j'ai envie de me sentir moins seule. Ce vide je l'ai crée toute seule, cette solitude je l'ai doucement dessinée au crayon gris puis repassée à l'indélebile. Et pourtant autour de moi il y a du monde, mais je suis vide et tout ce qu'il y a autour me semble ausis vide que mon estomac. Vivement que je sois maigre, je me répete cette phrase dans ma tête, me rêvant belle et fine. Je ne sais pas ce que ça changera mais j'ai l'impression que plus je perdrai et plus mon bonheur s'aggrandira, une question de poids, le poids de mon désespoir fondra.
C'était comment déjà quand je mangeais sans rien penser de mal? C'était comment quand je crevais pas la dalle tout le temps? C'était comment quand je me pesais jamais et que je me foutais du poids que je pouvais bien peser? C'était quoi déjà la sensation de manger de bonnes choses, ça fesait quoi de se faire plaisir? Rappellez moi, j'ai oublié. (et je me jure qu'un jour peut être je serai capable, peut être à petite echelle, de ressentir un de ces plaisirs)

Anorexia isn't a fucking game, please scream this sentence. Evitez aux jeunes filles au bord du vide de devenir ce vide.

jeudi 3 mars 2011

Non... je n'ai pris aucun plaisir. 2 ans. PUTAIN

(pas jouis, c'était degueulasse, sâle et moche nan j'ai pas pris de plaisir non, je l'ai même perdu)

dimanche 20 février 2011

Petite Princesse, mais le rose obscurçit trop vos yeux, sous mes paillettes se cachent haillons et saletées.



Je suis la princesse du royaume des glaçes, debout dans le froid le corps livide, l'air absent, le regarde vide, le visage terne. Mes habits sont colorés, mon humeur est sombre, je suis un paradoxe, mais ils ne voient rien, tant mieux ou tant pis? Dois-je m'en réjouir ou en pleurer? Je l'ignore. Chaque pas que je fais est un pas lourd, la démarche difficile causée par l'excès de masse corporelle, un excès hallucinatoire puisque dysmorphie. Mon poids commence par 3, théoriquement je ne devrais pas être grosse, mais je le suis, c'est ainsi. Chaque fois que j'avale, c'est comme un couteau qui me laçère le corps, je retiens les larmes pour eviter le ridicule. J'ai déjà pleuré d'avoir mangé mais on ne m'a pas comprise, on a tenté de me réconforter, mais... on ne m'a pas comprise. Je ne suis pas l'héroïne d'un film dramatique, je suis une adolescente comme une autre, ou presque... puisqu'étrange, puisqu'objet de foire, puisque curiosité humaine. Je m'en fiche. Ma différence est presque devenue une force avec le temps, mais ultime combat, mon corps lui... Je me bats pour me foutre du regard des autres mais voila que c'est mon regard qui dirige ma vie, mon regard faussé de jeune fille folle qui voit, inanimée son corps gonfler, grossir chaque jour bien que la balance dise le contraire. Je n'en parle pas trop, ça n'intéresse pas les gens, c'est certain ils ne savent pas quoi faire, comment réagir. Qu'aurais-je fais à leur place? Moi même je ne sais pas, j'aurais sûrement réagis comme eux. On ne sait pas quand on ne le vit pas. Je suis leur princesse, c'est mignon, c'est touchant, je me sens comme une fée parfois avec eux, ils pourraient presque me renvoyer une bonne image de moi-même, mais je croise le reflet de mes cuisses et mon royaume s'effondre. Princesse des glaçes a froid, elle n'a pas assez mangé aujourd'hui, comme tous les autres jours. Elle sourit par ce qu'elle veut paraître heureuse, par ce qu'il n'y a pas que son poids dans sa vie, par ce que les autres méritent une place, qu'ana n'est pas la reine. Mais Dieu qu'ana est un piège, par ce que l'amour que je lui porte est sans borne, par ce qu'il ne s'explique pas, par ce qu'elle est viscérale, charnelle, par ce qu'elle m'habite, m'anime et m'exalte, pour mieux me laisser crever de froid, allongée au sol, tremblante et épuisée. Elle veut me voir sombrer, et je l'implore de me tuer doucement, pour faire durer le plaisir. Dans ma tête je lui parle, comme à un dieu, je touche mon bracelet, fais des prières en silence, c'est intrinsèque. C'est moi, elle est moi, et je veux lui faire honneur, je lui offre mon corps, sacrifice humain. Bien que priant qu'elle se désagrége de mon esprit et que ma vie continue sans que je me rappelle l'avoir idôlatrée. Je l'aime mais comme en amour, elle me fait du mal mais je ne peux cesser de l'aimer. Elle veut que je sois belle, elle veut me rendre attirante, mais aux yeux de qui? Qui pourrait désirer une jeune fille au visage terne, aux yeux vides, au sourire absent, le corps tremblant et sans formes dont le contact glaçé n'est qu'un heurt à des os? Personne, mais il n'en est rien, je le fais pour moi et pas pour les autres. Bien que j'ai peur, oui j'ai très peur de la tournure que peuvent prendre les choses. Elle se plait à me rendre folle, elle veut que je me détruise, c'est son orgasme à elle, à ana, je la fais jouir. En échange, elle m'apporte l'ivresse de la faim, mais celle-çi est ephémère et devient vite la dépression de la faim. La faim qui épuise, qui attriste et devient insupportable, qu'on s'inflige sans trop savoir pourquoi on continue de ne rien avaler, de refuser la bouffe. On se voit crever et on sait pas pourquoi on veut pas, on peut pas s'arrêter.
Le desert de glaçe, il est immense, au loin, la banquise, de la neige et encore de la neige. Je m'y enfonce, doucement, à pas feutrés, sans faire de bruit, sans pleurer, sans gémir, sans hurler. Le coeur battant, très vite, puis très doucement. Personne ne le voit, mais le voyage dure depuis déjà longtemps, et mes habits chauds ne sont plus que haillons, il fait de plus en plus froid. La princesse meure en sont royaume, elle attend, elle veut mourir maigre, alors en attendant, elle agonise.

vendredi 28 janvier 2011

La soundtrack de Dog Pound est absolument magnifique

Débutons, parlons, Dog Pound, pour une fois que je ne débute pas par moi même, ma vie, sâle égoiste. Ce film, j'ai voulu le voir, je l'ai vu et je ne crois pas regretter un seul instant. Par ce qu'il me hante littéralement depuis, aucun film ne m'avait fait cet effet auparavant. Oui c'est peut être fictif, mais après tout c'est le reflet de la réalité, de la mienne, de la votre, et vraiment, ca m'a prit aux tripes. La musique est sublime. Je l'écoute en boucle et je n'arrive à rien faire d'autre.
Mon corps s'en va, il me lâche, revenons-en au fait. K-Tramadol, 0 kilo(s), pour tous les anti-héros. Mon corps, il s'épuise, de vertiges en vertiges. C'est comme si j'étais raide stone, comme si j'avais fumé et fumé des joints et des joints, les mêmes effets, mais je n'ai rien fumé que des cigarettes, et la faim me défonce, et la durée de cette phase aussi. Mon corps il est gros, trop gros, gros GROS GROS GROS GROS. Mon estomac se rétrecit je le sens, au niveau des repas, un repas par jour me semble déjà trop, mais je n'empêcherai pourtant jamais la faim d'hurler dans mon existence, je sais, on ne peut pas lutter contre elle. Du moins pas encore. Je me laisse mourir, mes rêves s'envolent alors j'ai décidé d'arrêter de me battre pour l'instant je laisse ana me dévorer sans remettre en doute le danger dans lequel je me mets, par ce que oui je sais, c'est dangereux, mais je suis aveugle, je ne vois rien, je ne vois plus ma fatigue. Putain de maladie, si s'en est une. Je me refuse tellement de plaisir, au nom de la minceur fictive, de la rachitique febrilité superficielle. Stoicisme, je me refuse d'avoir mal, d'avoir faim, de vivre. Je me refuse le plaisir, manger me dégoute, par ce que je trouve ca honteux. Je me refuse beaucoup de chose à vrai dire. Que vais-je faire? Depression adolescente, puisque nous n'allons jamais bien, nous les jeunes. Je ferme les yeux, musique dans les oreilles, c'est comme si cette vie était à mille lieux de la mienne, je me laisse souffrir au nom de la souffrance humaine, tous les maux m'assaillent, non je ne sauverai pas l'humanité. Mais pourquoi? Je veux m'écrouler, au nom de l'humanité, souffrir, pour ceux qui souffrent, mon problème, mon déni, intrinsèque et au delà. Tout moi... c'est rien. J'veux faire tout pour les autres, par ce que je ne sais pas pourquoi moi je souffre, je veux rien voir, rien comprendre j'm'en fouts j'veux pas savoir ce qui me fait mal. Alors autant servir de martyr humaine, bombe humaine. Plus tard j'ai des rêves qui, presque les seuls ne s'écroulent pas, malgré tous ceux qui s'effondrent, j'voudrai faire quelque chose de grand, pour le monde. Que les gens ne soient plus malheureux, ils méritent le bonheur, tous. Que les violents, les gens ayant commis des atrocités... qu'on les aide, pour comprendre ce qui les a poussé à faire ça, qu'au lieu de les enfermer dans des endroits qui les rendent plus violents encore, on cherche à les aider, pour qu'ils n'aient plus envie de recommencer, non pas par peur de la prison, mais par ce qu'ils n'auraient plus le besoin de recommencer, puisqu'ils iraient mieux.
Si moi j'en crève, si moi je vais mal, les autres... ils doivent continuer d'aller bien, je dois pas être si misanthrope que ça, je hais tellement de gens, mais malgré tout, j'veux pas que le mal envahisse le monde. Les gens sont cons, par ce qu'ils vont mal, le monde va mal, et j'pense qu'on est tous foncièrement bon, j'y crois. Je suis naïve. Parano mais naïve, en totale contradictions.
Et la nourriture... je ne l'assimile plus cette putain de nourriture, ana n'est qu'une salope, mais je dois maigrir, par ce que je suis grosse, oui à 38 kg je suis grosse. Vous savez, j'aurai du faire attention, après toutes les mises en garde qu'on m'a faite, je suis tellement bornée que j'ai rien ecouté. On m'a prévenue un peu tard certes, mais là il est encore plus tard, et chaque jour elle m'assassine. Mais j'ai tant de chose à faire, pourtant elle me détruit et me donne l'impression qu'il ne me reste rien, que j'devrais crever bientôt; me laisser mourir pour elle. C'est ce qu'elle voudrait, bien qu'elle ne soit pas humaine, qu'elle ne se nomme pas Ana mais Anorexie Mentale et qu'au fond de moi, je refuse totalement cette appellation, je suis trop grosse pour être malade.

jeudi 13 janvier 2011

Tu sais, je ne vais pas bien et ma vie ne tient à rien

J'ai porté en marchant, le poids de mes erreurs, le poids de mon esprit, de mon désespoir. J'ai hurlé en silence, en secret, des heures et des heures, des jours et des jours, des années et des années. Le venin coûle dans mes veines, je marche sereine, les gens sont aveugles, je pourrai mourir tellement de fois de l'intérieur, jamais ils ne verraient rien, illusion malsaine, c'est ce que je désire. Je ne voudrais pas qu'on sache, je me complais dans ma souffrance solitaire, partager ma douleur ne l'apaise pas en somme alors s'il faut vraiment le faire par éthique je le fais, mais jamais je n'ai eu l'impression d'être un temps soit peu déliberée. Désalienée.
Loin de moi la dépression, plus proche pourtant que jamais, je m'habitue à sa présence, mais croyez moi il y a des avantages aux troubles de l'humeur, c'est que quoi que je ressente, cela ne dure jamais bien longtemps. Rire, j'en suis capable, pleurer aussi, et cela en l'espace parfois de quelques minutes tout au plus. J'ai voulus canaliser mes émotions, frustrée d'être leur esclave, je refusais de laisser mes affects bousiller ma vie, non-soignée je me sentais aller de depression en phase maniaque, le corps et l'esprit affaiblis au possible. Peut être qu'en voulant garder le contrôle j'ai jeté mon enveloppe corporelle dans le vide. Les gens... les gens, il faut toujours parler des gens, ces gens qui ne cessent de dire que j'ai changé, que je fais des efforts, que j'ai changé en bien. Je me suis calmée paraît-il, je n'ai changé en rien, je n'ai rien accomplis consciamment, je ne sais pas vraiment ce qu'il c'est passé en fait. J'essais aussi de me proteger il me semble, avant j'allais vers tout le monde, joyeuse et excentrique, on m'a dit il y a peu que maintenant je semblais renfermée, inapprochable. Je ne suis pas un monstre... Entre ceux qui disent que je suis mieux et ce qui me regrettent, ... assise, je suis assise.
Plus le temps passe et plus des souvenirs se bousculent dans ma tête, je n'avais jamais pris la peine de penser, aujourd'hui je me rend compte qu'aucun souvenir ne m'est agréable. Toutes les sensations qui m'assaillent en sorte de choc électrique parfois sans raison, en cours, sont toutes désagréables, insupportables. Des sensations ... ecoeurantes. La honte à vrai dire, parfois plus, parfois de la melancolie, pas celle que le langage commun utilise, la melancolie Baudelairienne, la bile noire, l'humeur noir, la depression chronique, le spleen, la rate.... ca fait mal au cerveau. Mal à l'intérieur. Et j'ai souvent envie de fuir ces souvenirs, à coup de cachetons. Mais ca serait trop facile, deux ans de lutte, pas pour rien, ils ne me prendront pas tout. Entre le manque de calmants, le manque d'anti-douleurs, de scarifications, de morsure en crises de larmes, de crises d'angoisses en crises de nerfs mon corps a trop tremblé. Je vis dans le passé, c'est vrai tout me suis à chaque seconde. Je transporte à chaque pas une immense valise remplie des mes plus belles insalubritées, de mes plus vivaces douleurs physiques et mentales. Je marche et je pense à la nourriture, je marche et je pense à ce jour d'été, je redécore l'entrepôt abandonné en me visualisant sa disposition... c'est très malsain j'en suis consciente. Je rentre dans mes toilettes et l'odeur de parfum me rappelle mes purges, mon tapis, mes genoux le sentent. Je ne dois plus vomir. Je regarde mes bras en repensant aux marques. Je prends mon porte monnais et je revois les lignes de poudre blanche sniffées sur lui. Je vais dans mon lit, je regarde ma poubelle où j'avais entassé les boites vides et les flacons vides de méthadone. Je suis à l'ordinateur, et je me vois prendre un petit cacheton en continuant de "surfer sur le net". Je vais faire cour, je ne vous inflige pas tous mes souvenirs, ils relatent de toute une vie. Et dire que tout ça dans quelque mois sera très loin, où je serais l'année prochaine? Loin de ma chambre, de ma maison. Je n'eu pas passé que des moments agréables dans cette chambre, mais elle est mienne, la présence de ma famille dans la maison... même si je suis souvent seule, ils reviennent. Quand je serais partie... Je serai loin de mes amies, j'ai peur. Je donne un air assuré, mais au fond de moi je crève de trouille, en opposition à tous les autres "normalement" je devrais quitter le pays. Je suis aux anges mais j'ai peur.
Et si là bas ana décidait de me tuer?
C'est là que je prend conscience de toutes les amitiés que j'ai dénigré alors qu'elles avaient de l'importance, je voulais être indifférente, dure, mais il n'en est rien. Ils vont me manquer, sans eux je ne suis qu'une coquille vide, ils m'ont rempli, beaucoup m'on soutenu, malgré mes mensonges très peu on osé me dire des choses terribles. L'adolescence c'est vraiment une sâle période même si on peut vivre des choses magiques. Les adolescents sont perdus. Je suis carrement une sâle caricature extrêmiste de l'adolescente de base: fille "pseudo-anorexique", "pseudo-droguée", depressive, anarchiste, perdue... je vous passe les autres clichés. Ca fait beaucoup rire d'ailleurs, les gens sont parfois presque outragés du cliché que je représente, je suis votre miroir mes chers amis, vous refusez juste de voir en moi ce que vous avez honte de voir en vous. Ouvrez les yeux, vous aussi vous êtes détestables, on l'est tous, et on le sera toujours tous.
Et je me rapelle la peur au ventre des murs que je frôlais les yeux fixant le sol, les épaules repliées. Son regard injecté de rouge, ses lèvres bombées. Les larmes versées matin et soir, peur de me coucher pour devoir me reveiller chaque matin. Peur de ses mains qui m'enserraient le cou, peur de la manière qu'il avait de s'amuser de m'entendre hurler de douleur quand lui me tordait les bras. Non il ne voulait pas me blesser, il voulait m'humilier en me laissant souffrir sans jamais cogner franchement. Qu'avais-je fais? Pourquoi s'en prenait-il à moi? Pourquoi les autres riaient? Je déteste les autres par ce que je n'ai plus jamais cessé d'avoir peur d'eux, ils ont ri alors que moi je voulais qu'on m'aide. Et si un jour, seule je l'avais croisé, qu'aurait-il fait? Vous n'avez aucune idée de quel imbécile il était et les autres aussi, vous n'avez jamais regardé le regard qu'il avait, celui de la connerie, malpropre. Et j'ai tellement detesté être moi, j'aurais tellement voulu être une autre, par ce que j'étais leur cible à tous. Les rires sont plus blessants que toutes les insultes, comment j'ai tenu bon, j'ai honte. J'ai trop honte de dire tout ça tellement honte que j'ai sûrement apprecié mes autres douleurs presques moins honteuses que celle çi.
Et aujourd'hui je ne sais même plus m'alimenter normalement, comme si ça allait tout effaçer de souffrir pour autre chose, je suis une bombe a retardement, et j'ai honte de vous dire que ce matin, j'ai sérieusement envisagé de me jeter de la balustrade, en plein cour.