dimanche 18 mars 2012
"T'as beau maquiller le présent, ton avenir saigne du nez"
C'est une longue tourmente, un tourbillon, un triangle amoureux entre moi, l'anorexie et la kétamine. L'une et l'autres s'aiment bien mais je suis une extrême alors parfois je privilégie l'une, parfois l'autre. Mais les deux me le font payer quand je les abandonne.
J'ai essayé de m'eloigner de cette "kathy" me donner corps et âme à Ana mais je n'y arrive pas, ana me tape, elle est aggressive en ce moment, entre vomissement, carences et épuisements, j'ai besoin que Kathy soit aussi là de l'autre côté pour amortir la chute, pour rendre plus doux le linceuil dans lequel je sombre. Mais je ne mets pas le pieds dans la tombe, je me cadavérise juste. Ma santé dans tout ça? Quand est-ce que je m'en préoccuperai? Mon moral? Je ne vois pas comment ma dépression s'arrangerait avec tout ça, mais ce sont mes trucs, mes petits échappatoires, mes astuces pour m'évader, m'enfuir, pour palier à ma souffrance. Détruire le corps pour oublier que la tête va mal. J'ai peur de ce qu'on peut penser de moi, les personnes qui m'entourent, sont-elles totalement desesperées de ne jamais me voir remonter la pente? J'ai l'impression d'être une mauvaise actrice d'un film pseudo dramatique. Le cliché total de la déchéance, je suis une fille anorexique, je lutte tant bien que mal, j'm'enfarine le nez à la kétamine (encore c'est déjà moins cliché que la coke), j'essais de m'accrocher à la fac, j'ai des facilités, j'ai les capacitées, mais mon mal être m'empêche de donner le meilleur de moi même, je laisse mes problèmes personnels empieter sur mes études, je devrai m'y donner à fond mais ce n'est qu'un passe temps, j'aime ce que je fais, mais je vais trop mal je crois pour me focaliser sur ça, j'peux pas m'y raccrocher, j'vais y aller à l'attaque, j'vais passer en douleur, mais j'vais les continuer ces études, qu'importe que ça me coute beaucoup de santé et de moral. Peut-importe j'avance sur tous les fronts en même temps, je me disperçe pour mieux laisser ma traçe, je suis un invasive, et quand j'arrive ça entaille les sourires. On croit rire et faire une bonne affaire, on se retrouve avec un pantin dont on ne sait que faire, on peut l'apprécier mais on ne sait que faire pour la sortir de la boue dans laquelle elle a consenti à se jeter tout seule comme une grande. Je suis moins intelligente tout de même avec mon coton protecteur, ma came, j'écris mais j'ai l'impression que c'est moche, mal écrit, mais j'adore ça écrit seul, c'est mon inconscient qui prendrait presque le relais, mes doigts s'exitent sur le clavier, comme s'il fallait REVELER mais je ne relève rien de plus qu'y n'ai pas été dit. Je me trouve trop... trop tout. J'ai l'impression d'être fatiguante, je suis mon propre juge notez, très impartial... mouuais.
Quand Kathy revient et qu'Ana faisait déjà la fête à la maison, c'est l'apogée, kathy elle m'avait manqué, j'ai tenu un mois environ sans elle, c'était rien, c'était du néant sans elle. Je suis quelqu'un sans substance, mais je suis encore plus ce quelqu'un avec, je sais c'est totalement faux. J'ai presque envie de taper dans mes mains comme signal de départ d'une course folle, pour finir cette année bien pas forcément proprement mais bien, j'veux dire, niveau études au moins, le reste c'est un peu moins important, je crois que je fais une grosse fixette sur mes études, j'veux juste obtenir mon année, j'suis prête à tout, et en même temps j'fais pas beaucoup d'effort, c'est antithétique. Et c'est complétement puéril comme comportement, on est d'accord non?
J'vais y arriver, dans mes extrêmes j'atteindrai mes buts, ça en clouera des becs!
samedi 3 mars 2012
Jour spécial, le secret si honteux.
Je n'écrirai pas un long monologue, c'est une tâche qui me semble trop difficile encore pour aujourd'hui. Plus d'un an que je tiens ce blog, l'année dernière aussi j'avais crée un nouvel article pour cette date. C'est ma manière à moi de me remomerer secrètement ce jour là. J'ai besoin de le faire, rien à célebrer si ce n'est beaucoup de souffrances mais cette date elle est en moi, surtout à l'heure qu'il est, j'étais déjà dans mon enfer à ce moment là je pense. Tout a basculé, mes difficultées sont devenues alors des obstacles infranchissables, c'est le troisième 3 mars que je dois surmonter. Ils sont tous terriblement étranges, depuis quelques jours il me hantait, et ce matin aussi en me levant, puis j'ai essayé de me dire que ça n'avait aucune importance et que tout allait bien se passer, mais sans raison je me sens mal, j'ai des grosses bouffées de mal être, de tristesse. Les souvenirs je continue de les chasser, c'est mieux comme ça.
Je vais essayer de sourire quand même, ce soir je ne dois pas partir dans un élan de déprime, l'après horreur, cette journée est pleine d'angoisse et d'étape, l'avant, le pendant qui est maintenant et surtout aussi le après qui fût terrible mais qui n'est autre en fait que ma vie depuis tout ce temps.
Je ne me sens pas le courage de trop écrire, les angoisses risquent de monter sinon je ne refuse de trop me souvenir, je veux juste marquer ce jour, comme chaque année, combien d'année ça continueras? Je craindrais cette date tout le reste de ma vie? Et je serai souillée pour toujours, malade de supporter cette chaire.
C'est la vie, il s'avère que parfois elle semble t'avoir donné un tel coup de pelle dans la nuque que la douleur perdure, que le choc tarde à passer. C'est un des aléas de la vie, elle t'offre de beaux cadeaux mais parfois aussi elle te brise. Le cailloux est fait pour s'user, nous sommes tous pleins de cicatrices, on tombe, on se blesse et on se relève différent à chaque fois, mais on se relève et on est toujours le petit caillou que nous sommes.
Je vais essayer de sourire quand même, ce soir je ne dois pas partir dans un élan de déprime, l'après horreur, cette journée est pleine d'angoisse et d'étape, l'avant, le pendant qui est maintenant et surtout aussi le après qui fût terrible mais qui n'est autre en fait que ma vie depuis tout ce temps.
Je ne me sens pas le courage de trop écrire, les angoisses risquent de monter sinon je ne refuse de trop me souvenir, je veux juste marquer ce jour, comme chaque année, combien d'année ça continueras? Je craindrais cette date tout le reste de ma vie? Et je serai souillée pour toujours, malade de supporter cette chaire.
C'est la vie, il s'avère que parfois elle semble t'avoir donné un tel coup de pelle dans la nuque que la douleur perdure, que le choc tarde à passer. C'est un des aléas de la vie, elle t'offre de beaux cadeaux mais parfois aussi elle te brise. Le cailloux est fait pour s'user, nous sommes tous pleins de cicatrices, on tombe, on se blesse et on se relève différent à chaque fois, mais on se relève et on est toujours le petit caillou que nous sommes.
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