mercredi 22 août 2012
"Mon péché, mon obsession. Désir fou qui me tourmente, qui me tourne en dérision, qui me déchire et me hante "
Après l'hiver froid, après les tremblements, après les rebords coupants et les jours gris sans joie, j'ai sombré dans l'illusion chaude et douce de l'espoir. Un nouveau et un beau leitmotiv avec des yeux vivants, des bras saisissants, avec du calme et qui ne soit pas une photo d'une fille squelettique qui renchérisse ma psychose pour éviter la dépression qui s'amorçe encore.
Plusieurs phases à traverser alors, l'euphorie qui est encore douce et naïve, pas encore d'effort à faire, ensuite il faut un peu donner de soi, pour donner suite à cet instant qui semble nous hanter, pour savoir si c'était juste la drogue qui rendait cette personne belle ou si c'était autre chose. Cette phase là, elle s'accompagne de peur. La peur ce sentiment qui ne cesse de m'envahir, qui m'enferme dans une prison faussement dorée, qui me pousse à rester sur mes gardes, à fuir, et détruire chaque chose qui pourrait mettre à mal cette sorte d'équilibre que j'ai fondé pour me protéger.
Ensuite il faut passer à l'attaque, et étrangement la peur n'est pas si intense, il y a de l'envie, du sourire, pour une fois les choses telles que la drogue ou l'anorexie ne sont plus en haut du piedestal, l'espace d'un instant on arrête de vivre uniquement pour soi, dans sa complaisance egoïste de personne qui aime souffrir. Et cet instant, qui s'étale à peut près deux jours, cet instant il nous confronte à la situation dans laquelle on est. Je n'ai jamais autant prit conscience du fait que la vie que je m'inflige à ce jour n'est pas normale, que ma manière de m'alimenter n'est pas saine, que je suis épuisée physiquement et moralement, je manque de force, mon corps va mal. Ma tête aussi. Je prends conscience que j'ai peur de moi même c'est donc cela qui fait que j'ai peur d'absolument tout, puisque déjà mon moi m'effrait, comment alors pouvoir vaincre le reste?
Je suis coinçée dans un schéma qui me brise et plus je m'y enfonce en pensant qu'il me sauvera et pire ça sera. J'ai ce temps là prit conscience de tout ça. Et un instant je me suis projetée dans l'avenir, un instant alors j'ai eu envie de vivre sans drame, sans larme et sans destruction, j'ai eu envie de vivre et c'était si étrange que j'en suis restée quelques jours après encore parfumée à l'odeur de cet instant. Sauf que la paranoia reprend son cours, et je me dis et que ma crasseur, mon immondice saleté est ce qui a fait et qui fera que ce moment sera imparfait, que je ne pourrais le revivre, je suis si sâle que la fuite était la seule issue. J'avais merité d'y gouter, à ce semblant de sourire, sauf qu'il me semble que c'était une offre limité, et qu'on me l'a reprit.
Je ne ressors pas meilleure, je suis perdue, j'ai encore plus peur d'être seule, je le supporte encore moins, par ce que je n'ai plus la force de me détruire, du moins si mais je suis si faible, et pour une fois je n'ai pas provoqué cette faiblesse pour me détruire alors je ne comprends pas. Je ne me comprends plus, je m'angoisse de moi même et mon reflet est dur, coupant. Je ne me reconnais plus, moi le bourreau, ce bourreau me manque, je le sens si fatigué. Il peine avec sa hache, je voudrai tant qu'il revienne, et ne me laisse pas seule, triste, à ne rien faire, m'occuper dans les rasoirs, la drogue, dans la folie, pleurer, délirer, pourquoi je suis si objective d'un coup, pourquoi je me retrouve seule façe à la réalité? Je savais que ça serais dur d'être seule à mon appartement, et j'ai invité des amis pour fuir l'instant que je suis en train de vivre aujourd'hui, c'est le premier jour et c'est presque terminé, cela dit j'ai terriblement peur et je me sens terriblement terrifiée, je voudrai que quelqu'un arrive, vite! Que quelqu'un me sauve de moi, me dise que ça ira, bon sang! Ecorchez moi, remettez moi à vif, je fonctionne mieux revulsée, là je suis mielleuse et deprimée, et cet état est le plus ridicule et le plus pitoyable de tous, blessée dans sa tyrannie, je suis la candeur qui s'écroule, je suis la honte qui se cache, je suis le bonheur qui se feint et s'étiole sans que l'on ne puisse se rendre compte qu'il commence à s'échapper. J'ai tant voulu y croire alors que je savais très bien qu'il ne le fallait pas, je ne supporte même pas ma propre autorité, alors hop, les pieds dans un nouveau piège, le pire, c'est qu'il fait peut être lui aussi exactement la même chose, il le sait, je le sais. On en a parlé, de la fuite... Je ne sais pas dans quel état je vais encore finir, il faut croire que j'ai le bon radar pour faire des idioties, je ne voulais absolument pas regretter mon aventure, la vivre comme un voyage initiatique, y déposer du rêve ephémere sans regret, et alors que ça me semblait correct voila que ça ne me suffit plus, voila que je ne tiens pas la promesse que je me suis faite.
La douce euphorie alors s'envole comme un papillon qui, mourrant va chercher un lieu pour y déposer sa sublime charôgne d'être infiniment gracieux. Et dans une demi secousse de larmes, je ne trouve plus la flamme qui me ferait fondre en un sanglot bruyant et long, qui me couperait le souffle, me ferait hurler entre deux larmes, dans une position de detresse qui disloquerait mon corps gémissant et sanglant de ses plaies, ces libertées, ces forces que j'ai perdu sans l'ivresse des illuions. L'avenir, ce bonheur auquel j'ai eu envie de prétendre, mais où était le carpe diem? Il faut compter sur l'espoir bancal de ceux qui ne croient plus en leur lendemain mais qui part fierté garde faussement la tête bien haute, c'est toujours comme ça j'ai accomplis depuis des années mon travail de vivre, et je n'ai jamais vraiment baissé les bras, alors que là me voila complétement molle, envie de fuir, d'abandonner, et impossibilité totale en même temps. Plus prisonnière encore de ma raison de que de ma folie, je me retrouve à vouloir sans pouvoir, à vouloir sans flamme, à rêver dans la crainte, dans le rechauffé, plus de brûlant ni de glaçial je suis dans le rechauffé. Le médiocre, ma hantise. Je ne peut durer longtemps dans cet état là, il est impossible à tenir, et j'en ressortai clouée au lit de si peu de passion enchainé à tant d'espoir;
Je veux retrouver ma flamme, ode à la convulsion intérieure, la seule chose qui puisse me réanimer
mercredi 1 août 2012
Elle tient la hache entre ses doigts immondes
Celle que l'on nomme coupable. Je suis comme un tyran, celle qui fait tant de mal à ses parents en se détruisant, qui provoque et les dérange et ne cesse de mettre en péril l'amour qu'ils ressentent pour elle. Celle qui complexe tellement sa soeur d'être écoutée par tous, la charismatique intellectuelle qui lui vole l'attention qu'elle désire, alors qu'il y a quelque années elle n'était qu'un sous objet, qu'une demi personne qui suit et qui subit sans que personne ne l'aide vraiment ou ne s'en préoccupe vraiment.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
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