dimanche 14 octobre 2012

Stairway To Heaven

Ecouter cette chanson en boucle, laisser la mélancolie profonde s'emparer de vous, sentir s'épaissir le flux noir, gluant qui coule dans mes veines, qui monte jusqu'a mon coeur et le rend lourd, visqueux. Pitoyable, combien de fois ai-je déjà utilisé ce mot pour me définir? Ridicule, risible... Profondément instable, le vent morne de la dépression s'empare de mon âme, le temps gris qui pleut mon désarroi ne s'arrête pas d'être sombre, gris.
J'ai besoin de lumière, de beaucoup de lumière, de sourire, je suis en manque de chaleur humaine, en manque de tout, de ne pas voir le dehors autrement qu'en allant en cours ou en teuf je deviens fade. J'ai besoin de savoir que ce lieu n'est pas que tristesse, mais je ne peux pas. Prisonnière de ma loyauté à la con qui me rend obsessionelle, je n'ai besoin de personne de plus, j'ai peur des étrangers, peur qu'ils ne me volent... quoi d'ailleurs? Peur qu'ils m'éloignent de ma fidelité possessive... je suis possessive. Je m'effrais moi même, d'en prendre conscience maintenant, un bref instant de lucidité qui me déprime, je me prive pour mieux me restreindre, je suis en manque, en manque de joie, en manque de tout. Je suis carençée de la vie pour compenser un excès corporel qui gêne mes déplacements, je suis trop lourde pour bouger, tout m'épuise, marcher, monter des escaliers, rester debout même, je suis un amas de fatigue, un lourd corps qui ne porte plus son poids, est-ce mon corps qui est si lourd que je fatigue ou est-ce la depression qui me rend lourde? Je me pose la question... Les deux peut-être... Je pourrais passer des journées entières allongée sur mon canapé ou sur mon lit que je serais encore épuisée, que je n'aurai aucune force. Quand est-ce que cela va s'arrêter? Quand est-ce que je vais me ressaisir? Le temps est long et en même temps extrêmement rapide, les années défilent sans aucune amélioration, c'est effrayant le temps qui passe et que je perds, et que je vois s'envoler avec regrets, regrets de ce dont je ne souviens plus et que je crève d'envie de retrouver, je me meurs à attendre un retour en arrière qui n'arrivera jamais. Refus du présent, refus de l'avenir, je vis dans le passé continuellement, je vis dans le passé d'une jeune fille de seulement 19 ans qui ne devrait rien regretter et tout projeter, mais je ne peux pas, j'en suis incapable.
Je cherche des solutions pour m'en sortir, des choses simples mais rien ne me soigne, le problème est sûrement que je dois fuire la lumière, me complaire dans cet état léthargique, pourquoi, qu'est-ce que ça peut donc m'apporter dont je ne puisse me passer présentement? Peut-être juste aurais-je peur de ce dont je n'ai plus idée, de l'autre partie de moi, de la vie que j'attends sans désirer qu'elle n'arrive. Peur d'un bonheur que je pourrais perdre, que l'on pourrait me voler. Peur de me perdre, de n'être plus rien sans tout ça, car être je ne sais plus le faire autrement, je n'ai plus aucune notion de qui je suis, de qui je devrais être. Je me suis perdue, je me suis tant hais que je n'ai plus d'identité propre, me reconstruire, me recréer, me reconnaitre, j'ai peur de ce que je pourrais voir, comprendre, apprendre sur moi. J'ai peur de mon execrabilité, je préfère me hair injustement et abusivement, au moins aucune suprise. Comment m'aimer, on ne peut pas aimer les inconnus, pas si facilement, pas cette étrangère avec laquelle je vis depuis quelques années. J'ai dérivé, où est le port?
Rembobinez moi, remontez le compteur à zero, zero kilo, zero problème, zéro moi, zéro larme et zéro âge, zéro violence et haine. ZERO kilos pour tous les anti(s) heros. Zéro, le parfait et l'imparfait, la ligne médiane, harmonie du cosmos, le mystère et l'omniscience. Rendez moi mon zéro, j'ai besoin de savoir d'où je pars pour repartir enfin.

jeudi 4 octobre 2012

Summer Breeze - Cocorosie

http://www.youtube.com/watch?v=sFqhWeIlI3A

Exploser en sanglot, pas mon frère non, mais le premier amour de ma vie. A lire, ce sont les paroles.

"You wanna fuck me I already know
You wanna fuck me and toss me back on the floor"

“I breathe in slowly. Food is life. I exhale, take another breath. Food is life. And that's the problem. When you're alive, people can hurt you. It's easier to crawl into a bone cage or a snowdrift of confusion. It's easier to lock everybody out. But it's a lie.”