J'en ai marre d'entendre les gens parler de régime autour de moi. Ils disent que c'est dur, à ben oui c'est pas si simple d'avoir faim. Sauf que vous, c'est provisoire et vous laissez pour la plupart tomber au bout de quelques jours. Des années que je l'endure ce "regime" perpetuel. Et c'est devenu presque normal. Quand je mange j'ai l'impression qu'un truc naze, ou étrange se produit, c'est contre-nature.
Parfois je me dis que c'est pas une vie. Oui ça n'arrive qu'aux autres, et quand on se rend compte que c'est tombé sur nous, on y croit pas. J'en ai marre de contempler mon corps et de me trouver grosse. Ras-le-bol géneralisé. J'vais essayer de perdre, perdre et perdre encore, j'espère que la chute finale sera spectaculaire, par ce que le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux, c'est de se jeter de la falaise. Il n'y a pas de rémission possible je n'y crois pas, alors je veux que tout soit sublime, l'apogée de ma propre perte. Je veux une fin grandiose qui foutra les gens sur le cul, je veux qu'on s'écroule, béat devant cette fatalité. Je prépare le sublime pour mieux vous le laisser, je vais dresser des murs d'or, dresser des beautées dans nom, je veux réussir à ébahir, puis disparaître, avec élegance.
EDIT: il serait temps que je crève en fait, j'espère vite chuter, que mon poids baisse vertigineusement jusqu'à l'arrêt définitif du coeur, par ce que je n'ai pas les couilles de me donner la mort ce soir, pourtant dieu que j'ai envie de mourir sur le champ. Je détruis tout autour de moi, je ne sais rien faire de mieux, je suis insignifiante, les gens le pensent tous, ils se plaisent à me faire du mal. Ils se plaisent à me pousser à bout, et moi j'attends un miracle qui n'arrivera jamais. Je ne pense à rien d'autres qu'a mes erreurs, me mettant toujours en monstre, mais eux alors putain, pourquoi ils me font ça eux? On doit pardonner, donner sans cesse et toujours, quant-à moi je dois m'excuser, sans cesser être desolée de ma propre existence, de mes faits et gestes, mes pensées. J'ai mal de m'écraser tout le temps, d'être CELLE qu'on pointe du doigt, marre d'être toujours de trop, marre de n'être qu'une présence fictive dont l'humanité se fout quand elle s'en va. J'veux mourir, mais j'ai pas les couilles, j'ai peur de me rater aussi, et vivre après une tentative de suicide je ne sais pas si j'en aurai la force. Ca fait trop mal de vivre, et de faire semblant de sourire, de faire semblant que tout va bien, travailler et batir des projets dont je me fouts, le futur je l'attendais, il me tenait en vie mais plus je m'y enfonce et plus il me déçoit. Les forces me manquent, j'écris du désespoir par ce que c'est ce que j'écris le mieux, le triste et la destruction je sais les mettre l'écrit par ce que je sais admirablement les créer. Ma vie s'est effondrée en une seconde, j'ai toujours eu un don pour le mélancolisme, la déprime, mais je trouvais la force de me battre, j'avais des ressources. Mais là je n'ai plus rien, je m'enfonce de jour en jour dans ma solitude, refusant d'exprimer ce qui me fait mal aux gens autour de moi, je n'arrive à rien, pas même à leur parler. Je m'enfonce et je sais pas comment me sortir de là, pourtant j'aimerai, mais j'peux pas. Qu'y-a-til à faire? A part entendre les gens donner tel ou tel avis qu'ils te dressent telle une vérité immuable. Ca me ronge les tripes, le coeur, le cerveau. Ca me dissout le corps. Je m'immole à feu doux depuis trop longtemps, en débris j'ai peur. Je voudrai qu'on me rassure, qu'on me dise que ça va aller,... pff .Qui prendrait la peine de prendre du temps pour moi? Je ne mérite même pas le temps, je ne mérite rien. J'espère que j'attendrai vite 28 kg, si c'est pas assez pour mourir, faudra descendre plus bas, à voir. De toute façon c'est une belle mort, l'anorexie, non? Puisque tout le monde s'en branle autant que ça serve quelque chose, tous ces soucis.

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