samedi 6 août 2011

PAINT IT BLACK

Je ne vaux rien, ne sert à rien. Je me sens inutile, fantômatique. Je suis l'ombre des ombres, une zombie qui se traîne sans raison. Je ne dors plus, si je dors c'est grâce aux médicaments.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.

EDIT:

RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être ..   d'être ce que j'étais. Je ne suis plus.  Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire