Des mots pour des maux. Des concepts pour mieux masquer des veritables problèmes. Je ne serai jamais prête, prête à dire pourquoi. Les mots ne sortent pas, ils sont bloqués dans ma gorge et mes doigts savent l'écrire mais ils refusent de tendre le papier. Je ne veux pas qu'on me lise. Enfin... si j'avais écris ce que j'aurai toujours voulu écrire, l'écrire en détails, vous le raconter seconde par seconde, minute par minute. J'perds la mémoire, je perds la raison, oui le déni efface mes souvenirs petit à petit, je refuse tellement de tout mon être tout ça que j'en perds la santé, mental et physique j'me meurs. J'me laisse mourir. Je tiens en équilibre entre deux poids qui me font perdre l'équilibre, de gauche à droite je vacille, d'avant en arrière je vacille. Des vents de toutes sortes m'assaillent.
Je me rappelle, une semaine de perte d'appétit complète, ça a commençé comme ça. J'pensais pas qu'on puisse avoir des réactions telles quand on était coupable de notre douleur. Et a la suite, j'ai detesté mon corps, du jour en lendemain il n'était plus mien, du jour au lendemain je me rendais compte qu'il était laid. J'en souffre de l'écrire. Mes cuisses, ignobles... j'en avais des nausées de me regarder. Il m'a réellement détruire. J'allais bien, j'étais heureuse, j'étais jeune bordel et j'essayais de profiter de mon adolescence qui n'avait pas toujours été comme je souhaitais. Et plus rien n'a jamais été pareil. J'me sentais tellement mal que j'trouvais pas de mots pour exprimer ma douleur, j'pensais que j'étais malade j'ai cherché des medicaments pour me soigner, j'me suis diagnostiqué toute sorte de maladies mentales, ai cherché des traitements à base d'anxiolitiques benzodiazepiniques, d'anti-depresseurs, d'antalgiques d'analgésiques. J'ai sniffé des rails et des rails de poudre blanche et rien n'a changé, j'ai bu des litres de vin entre les cours et rien n'a changé, j'en ai fumé des joints et j'étais mal. J'ai arrêté de prendre tous ces medicaments. Persuadée que si je pensais que j'allais bien j'irai bien. J'étais mon medecin, mes prescriptions étaient solitaires et mes guérisons hasardeuses.
J'ai cru un temps que ça allait passer, déjà ANA depuis peu de mois j'pensais qu'elle pouvait partir comme elle venait, j'connaissais les pro ana depuis longtemps j'me rappelle plus pourquoi, et là elles m'ont parues évidentes, elles m'ont endoctrinées, en 10 minutes j'étais des leurs. Donc un temps, un temps j'ai cru aller mieux. Et la rentrée scolaire n'a amené qu'une rechute puisque le déni n'apporte que des rechutes, jeûne et jeûne... jusqu'a ne plus pouvoir manger une pomme. Et ... il a fallût que j'prenne des fioles de methadones. Doucement en silence, seule dans ma chambre. Et puis plus tard... on m'en a fournit des cachetons, Tramadol et compagnie. Dextropropoxyphène, j'en connais des noms, ils sont tous admiratifs de ma culture des molécules... s'ils savaient les heures de recherches pour trouver des medicaments dont les effets indésirables pouvaient "m'amuser". Code Rose... on avait appellé les cachetons, code rose. Qui pouvait penser qu'une couleur si douce puisse autant assombrir une vie? Je n'ai rien que du néant derrière moi.
Je recommence mon blocage, j'en ai trop dis pour aujourd'hui, je m'arrête là.
K-TRAMADOL.

Je pense trés fort à toi;je viens de lire tes textes les plus récents,et tu me boulverse plus quejamais.Je te comprends tellement,vis-à-vis de tout ce que tu dis,si tu savais à quel point je m'y retrouve!...Mais je t'en supplie,ne va pas trop loin;pense à ta vie,pense à la vie.Tu es quelqu'un de remarquable,tu mérite le bonheur.
RépondreSupprimerStana.