dimanche 2 décembre 2012
"Boire c'est du cyanure"
Rien écrit en novembre, depuis la création de ce blog je n'avais jamais fais un mois sans écrire un article, et bien c'est fait! L'obèsité qui assaille mes membres se figeait ce novembre, aucun gramme qui ne se fixe pas, et j'attendais qu'ils s'envolent ces grammes avec desespoir. Le poids de l'alcool, les calories de mon cyanure, les calories de ma pire crainte.
J'avais arrêté de boire de l'alcool car les calories étaient trop immenses et trop inutiles, la drogue c'est mieux clamais-je gaiyement. J'avais ré inclu dans ma vie l'alcool, d'abord doucement, aux soirées et j'ai retrouvé le plaisir de l'ivresse. Puis plus d'alcool, sans raison. Voila que je bois et je bois, je me nois d'éthanol. Mon calme devient tempête, je deviens moins patiente, mon calme si difficilement acquis grâçe à tant de contrôle s'effiloche, je hais cela. Je suis grosse de boire, je refuse cela, je refuse de grossir par l'ivresse de l'ivrôgne, je me hais encore plus que jamais. De perdre tant le contrôle. Je fais n'importe quoi, c'est tellement honteux. Et dire que j'ai cru que me remettre à boire était un signe de victoire contre ce qui hante mon quotidien, contre cette force qui me pousse sur ma balance chaque matin et me fais pleurer en silence et hurler comme un loup qui hurle dans la nuit, à la lune et au deuil de mon estime. J'ai crié dans mes larmes et pleuré l'aigreur du mauvais vin que j'enfante par mes yeux, ces traitent qui laissent s'échapper ce qui ne devrait pas exister, je ne devrais pas pleurer, je ne devrais pas avoir de raison, je devrais être maigre et ne plus jamais rien manger, et enfin leur prouver que tout ça n'a jamais été drôle, pour moi du moins.
Mon âme est un feu brûlant, mon âme et un silence hurlant qui ne supporte plus le miroir qui a tant brisé sa vie. Incapacité à le satisfaire ce miroir qui me bat, qui se plait à me rendre malade de moi, malade de mon égo. Malade de trop me hair je vomis mon alcool et ma vie, tous mes défis, mes envies de vivre qui se heurtent à ma mort prochaine qui souffle dans mon coeur. Tout s'écroule, je suis impuissante comme jamais, la bataille je n'ai plus envie de la livrer, et mon désir de vivre me brûle encore plus l'âme que lui se bat tout seul contre tout le reste de mon moi qui cherche à se détruire et à mourir au plus vite, sans suicide, par décomposition.
Je suis mon propre poison et mon propre sabotage. Le pire est que j'ai encore l'horreur d'en pleurer les sequelles, les degâts, les ruines. Je massacre pour pleurer ensuite sur les cadavres, et il fait si froid que je me demande si je n'en suis pas déjà un moi aussi.
INEFFABLE
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