J'ai hais la violence. J'ai hais l'hypocrisie et l'intolérance. J'ai hais mon corps, j'ai hais la nourriture. Je me suis hais. J'ai hais les autres. Je l'ai hais. J'ai hais ma balance. J'ai hais la vie et son sens. J'ai hais les gens que j'aimais le plus. Je n'y ai rien gagné, je ne pourrai même pas en énumérer la liste complète.
Aujourd'hui, je suis comme un certain 15 aout, paumée. Et le schéma que je pensais ne pas réiterer revient en mon esprit, mais je ne suis sûre de rien. Dans un sens, je pourrai vivre, dans l'autre, je n'en vois plus l'utilité. Rien ne va jamais avec moi, jamais, et rien n'ira jamais.
vendredi 25 novembre 2011
lundi 14 novembre 2011
Putorexie, ou sale pute d'anorexie
Je déteste la nourriture, je hais manger. J'ai si peur des repas, que quand je dine, je dine à 5h de l'après midi par ce qu'après c'est beaucoup plus angoissant. J'veux vomir, tout le temps degueuler ces substances infâmes qui me souillent le corps. Arrêtez de me salir putrides aliments, mais une part de raison se dit "si tu manges ça tu manges rien" et donc le matin je petit dejeune, et je veux aller me purger et je le fais, ou bien ... j'me dis que c'est l'unique chose que j'avale. C'est mathématique, c'est tout ce que j'ai toujours haie. La dictature de cette putain d'apparence.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.
dimanche 6 novembre 2011
Pantin de la maladie
Tu as gagné chère anorexie, tu es plus forte, plus habile, plus tenace que moi. Tu as la vivacité de me saisir en chaque moment de faiblesse. Alors j'abandonne, me battre contre du vent, contre une force abstraite c'est trop dur, surtout seule. Un psy trop gentil qui cherche à me psychanalyser en douceur sans que j'me sente jamais mieux ni en confiance, sans que j'ai à parler de ce qui me fait du mal. Les gens qui connaissent mon problème qui sont loin.. mes faux sourires... Ils sont redevenus aveugles et pour une fois, je n'ai rien fait pour, je me retrouve de nouveau seule façe à mes démons, par ce qu'ils pensent que je vais mieux. Je ne sais pas jusqu'où j'irai, si j'aurai un éclair de lucidité, si quelqu'un me sortira la tête de l'eau tant qu'il en est encore temps, adviendra ce qu'il adviendra, peut être qu'un miracle va se produire...
Je suis un pantin articulé, terrifiant et sinistre et je danse dans l'obscurité sur d'obscurs sons morbides, pourtant, je sais qu'il reste encore de la lumière en moi.
dimanche 9 octobre 2011
SEMA SOMA
Longue bataille, incessante. Les antidepresseurs ne me font pas d'effet, ce mois çi, la sortie de clinique, le départ sur Paris, mon esprit bien occupé, la rentré à la fac. Je n'avais pas le temps de me laisser sombrer, malgré quelques petits pics de deprime. Mais là les gros symptômes reprennent, aujourd'hui, manque de force, allongée sur le canapé, bonne vieille depression bonjour. J'ai trouvé la force de lutter, j'ai combattu cet épisode mais je suis encore fragile, si jusqu'a ce soir je me stabilise c'est déjà un grand succés. Peut être qu'en fait c'est grâce au Prozac que j'ai trouvé la force de bouger de ce maudit canapé. Je ne veux pas me retrouver dans l'état qui m'a envoyé en hopital psy. Même le sol n'est pas assez bas pour expliquer à quel profondeur psychique j'étais. Je ne suis pas beaucoup remontée, mais j'arrive à retrouver un peu le goût de la vie, mais rien n'est magique, je prends conscience que je suis encore fragile et que je dois rester réactive vis à vis de mes comportements vicieux de dépression.
Je dois me concentrer sur mes études, sur le boulot que j'ai sans me laisser submerger par l'angoisse. M'investir dans la relation que je démarre avec mon psychiatre psychanaliste et accepter ce concept moins médical et moins orienté sur la médication que la psychiatrie pûre. Me laisser aller aux confessions avec lui, et accepter certaines réalitées que je n'avais pas vu jusque là. Comme par exemple l'anormalité de la relation entretenue dans ma famille entre tous ces membres, moi, ma soeur ainsi que mes parents. Me détacher de leur tension, apprendre à laisser grondeur leur tempête sans m'enfonçer en elle, je sais gêrer mes états d'âmes, pas tout le temps, mais je dois faire la part des choses quand c'est destructeur à ce point là. Réflechir aussi à cette sorte de maltraitance que ce pauvre type m'a fait subir, je dois l'écrire pour concrétiser, je ne suis pas la seule coupable, et c'est moi qui suit mise toute seule en punition, c'est injuste et inégal, je ne méritais pas tout ça. Et de loin une des plus énorme bataille, comprend pourquoi mon rapport à la nourriture est si complexe, comprendre d'où me vient ce sorte de "refus à la feminité", de l'évenement que je citais ou du rapport avec mes parents avec une mère trop envahissante et un père distant presque absent.
Ce sont de jolies phrases, de beaux mots, mais en pratique la gloire est moins belle, j'en suis très loin, pour l'instant je laisse un peu aller les choses et ce n'est pas très bon. Ana m'aura tué avant même que je ne puisse m'avançer un peu sur la quête de la reconstruction, j'ai combattu les médicaments des années, je commençe à en voir la fin doucement et j'espère pour de bon cette fois çi, alors si l'anorexie me tue, j'aurai vraiment tout perdu dans des batailles vaines d'un soldat de merde. Je ne suis pas un soldat, je n'aime pas les soldats, mais je dois accepter que mon mode de vie antérieur n'est pas un modèle, que mes démons sont des ennemis à détruire. Ces états dans lesquels j'étais n'étais pas des simples passades adolescentes à prendre à la légère, je dois me battre, je suis dans un danger véritable si je continue sur cette route, la prochaine fois j'y passerai pour de bon, où je resterai beaucoup plus longtemps en psychiatrie, et je passerai à côté de mes études et ça je ne le désire pas.
Je ne dois pas regretter mes erreurs, ni même avoir honte de mon passé, même si présentement j'en ai honte, je dois accepter que je n'ai pas eu un parcour honnorifique certes mais que l'honneur, il viendra, quand j'aurai extrait mon corps de cette merde. Et les personnes qui m'apporteront dans la vie seront celles qui m'accepteront malgré mon passé et mes problèmes, qui m'apprécieront dans toutes situations, qui sauront être là pour moi autant que je serai là pour eux et qui ne seront pas indifférent à mon sort. Des personnes qui ne me laisseront pas sombrer sans rien faire ou dire ou qui n'accentueront pas ma rechute en riant, ces gens là sont des monstres. Ceux qui vous aident à crever.
http://www.youtube.com/watch?v=NPrD-Bowbr4
"Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion."
Voltaire
Je dois me concentrer sur mes études, sur le boulot que j'ai sans me laisser submerger par l'angoisse. M'investir dans la relation que je démarre avec mon psychiatre psychanaliste et accepter ce concept moins médical et moins orienté sur la médication que la psychiatrie pûre. Me laisser aller aux confessions avec lui, et accepter certaines réalitées que je n'avais pas vu jusque là. Comme par exemple l'anormalité de la relation entretenue dans ma famille entre tous ces membres, moi, ma soeur ainsi que mes parents. Me détacher de leur tension, apprendre à laisser grondeur leur tempête sans m'enfonçer en elle, je sais gêrer mes états d'âmes, pas tout le temps, mais je dois faire la part des choses quand c'est destructeur à ce point là. Réflechir aussi à cette sorte de maltraitance que ce pauvre type m'a fait subir, je dois l'écrire pour concrétiser, je ne suis pas la seule coupable, et c'est moi qui suit mise toute seule en punition, c'est injuste et inégal, je ne méritais pas tout ça. Et de loin une des plus énorme bataille, comprend pourquoi mon rapport à la nourriture est si complexe, comprendre d'où me vient ce sorte de "refus à la feminité", de l'évenement que je citais ou du rapport avec mes parents avec une mère trop envahissante et un père distant presque absent.
Ce sont de jolies phrases, de beaux mots, mais en pratique la gloire est moins belle, j'en suis très loin, pour l'instant je laisse un peu aller les choses et ce n'est pas très bon. Ana m'aura tué avant même que je ne puisse m'avançer un peu sur la quête de la reconstruction, j'ai combattu les médicaments des années, je commençe à en voir la fin doucement et j'espère pour de bon cette fois çi, alors si l'anorexie me tue, j'aurai vraiment tout perdu dans des batailles vaines d'un soldat de merde. Je ne suis pas un soldat, je n'aime pas les soldats, mais je dois accepter que mon mode de vie antérieur n'est pas un modèle, que mes démons sont des ennemis à détruire. Ces états dans lesquels j'étais n'étais pas des simples passades adolescentes à prendre à la légère, je dois me battre, je suis dans un danger véritable si je continue sur cette route, la prochaine fois j'y passerai pour de bon, où je resterai beaucoup plus longtemps en psychiatrie, et je passerai à côté de mes études et ça je ne le désire pas.
Je ne dois pas regretter mes erreurs, ni même avoir honte de mon passé, même si présentement j'en ai honte, je dois accepter que je n'ai pas eu un parcour honnorifique certes mais que l'honneur, il viendra, quand j'aurai extrait mon corps de cette merde. Et les personnes qui m'apporteront dans la vie seront celles qui m'accepteront malgré mon passé et mes problèmes, qui m'apprécieront dans toutes situations, qui sauront être là pour moi autant que je serai là pour eux et qui ne seront pas indifférent à mon sort. Des personnes qui ne me laisseront pas sombrer sans rien faire ou dire ou qui n'accentueront pas ma rechute en riant, ces gens là sont des monstres. Ceux qui vous aident à crever.
http://www.youtube.com/watch?v=NPrD-Bowbr4
"Tout ira mieux demain, voilà mon espérance. Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion."
Voltaire
vendredi 23 septembre 2011
Le funeste gosier
Le lendemain de mon précedent article, le 15 aout, j'ai fais une tentative de suicide, j'ai ensuite passé une semaine en hopital psychiatre et puis deux semaines en clinique psychiatrique.
Et là me voila, perdue, totalement perdue. Je ne ressens plus rien depuis, et là depuis quelques jours les idées noires reviennent, j'arrive à retrouver quelques emotions, mais les mauvaises, hier soir j'ai eu des idées suicidaires. Mais ce matin ça va mieux. Ana a détruit ma vie, elle n'est pas la seule, mais là je me rends compte de tout ce qu'elle a brisé cette connasse et tout ce qu'elle continue de briser, ils ne l'ont pas vu à la clinique ni à l'hopital, ils ne l'ont pas prise au sérieux, ils l'ont considéré comme un symptôme quelconque. Alors ana est là, toujours bien présente. Ne la laissez pas devenir votre amie, elle parait si douce mais elle est amère, pûtride, malsaine et nauséabonde. Elle vous détruira, vous tuera.
Je vois à quel point je dois me battre, pour moi, pour mon bonheur, pour survivre, pour m'en sortir, pour gagner la bataille. Je vois à quel point la lutte est plus dure encore que la maladie même si la maladie peut devenir mortelle je pense puisqu'elle m'a presque eu. Ce jour là j'ai tenté la mort à cause du résultat de ma balance, et je n'ai pas touché le ciel du doigt, non j'ai echoué cette tentative avortée de mettre fin à mes jours. Et je ne sais pas si je dois savourer la vie comme un cadeau sublime ou comme une pilule que l'on me force à avaler. Je ne suis pas morte non, je devais mourir et j'ai raté mon coup. Et maintenant je suis perdue, je ne sais pas si je dois m'en réjouir. Peut être?
C'est tellement dur, je suis déboussolée, j'essais de bien paraître, c'est ma grande spécialité, et aussi mon grand défaut qui me détruit. Oui j'ai assez inquiété mes proches ces derniers temps alors j'essais de leur esquisser plus de sourire afin de les rassurer un peu, de leur remonter le moral. Afin de rendre à ceux qui on été géniaux un peu de soleil dans leur coeur. Par contre certains ne m'ont pas surpris ils ont fuit comme des lâches, les lâches qu'ils sont.
Ma bataille, la vie, mon combat contre la maladie, contre toi Ana. Pour l'instant j'ai peur de tout ça.
dimanche 14 août 2011
La boue dans les yeux Lynda Lemay
Un A gravé dans le haut de la cuisse, un A gravé dans la hanche, bon vieux rasoir, entres autres cicatrices. Un Alaprazolam. Tous ces noms... j'adore ces noms, temesta, atarax, alprazolam, valium, stablon, tramadol, ixprim, dextropropoxyphène, oxycotin, skenan, zaldiar, methadone j'adore les noms, je ne suis pas un codex, mais vous voyez le genre.
Je dors bien grâçe aux atarax, ce soir c'est alprazolam j'ai plus d'atarax. Je sais pas comment je vais faire il me reste plus grand chose pour tenir, car mes chers ce qui était fini est revenu, après deux ans de haut et de bas, mes amis les cachets. Quand je vais mal, je perds tout le monde, les gens s'enfuient, ils ont tellement raison. Manger me rend malade un rien me file la nausée.
La mort au coin de mon cerveau, je lutte pour la vie, alors ce soir, c'est un mea culpa que j'écris, par ce que même si personne ne le lira, moi j'en ai besoin.
Mea culpa, mea culpa chère Maman et cher Papa, de vous appeler trop souvent par vos prénoms et je pense que ça vous deçois. De vous mentir. Je m'excuse oui, d'être un fantôme, de vous laisser parler sans cesse au vide que je suis chers amis. Vous me racontez vos vies, vous echangez avec les autres et moi je m'assois et je vous écoute, je suis comme enraçinée au sol, fille du silence, comme si d'un fil fin et invisible on m'avait cousu les lèvres, ligaturé les cordes vocales. Je suis faible, faible par ce que même fasse à l'amitié je ne suis pas capable d'être honnête. Par peur de déranger, d'énerver, du jugement. Mais quel ami me jugerait d'avoir besoin de parler? Aucun. Je sais j'aimerai vous parler, au fond de moi je me sens malhonnête d'être le tombeau de vos secrets, le tombeau objetisé et donc muet. Au bord de ma falaise, certain soir je glisse le long de la pente avec l'espoir de m'écraser au sol. Oui les cachetons, parfois c'est par boite que je voudrai les avaler, pour en finir. Vous savez, j'avais beaucoup de rêves, je suis une grande rêveuse, et de tout ce que j'espérai je suis devenue l'inverse, je suis ce que j'ai toujours esperé ne pas être. J'ai tordu, brisé, brûlé et jeté au vent tous les débris de mes rêves, ça me fait très honte. Oui, comment ne pas avoir honte? Je devrai sortir, m'amuser, m'ouvrir, je passe à côté du monde et j'en suis tout à fait consciente. Ca fait super mal, vraiment. Je suis jeune, à quoi ça sert la jeunesse quand on l'immole dans la neurasthénie. Je m'excuse auprès des gens qui m'aiment et à qui je n'offre aucun espoir, jamais. Je m'excuse de ne pas réussir à leur offrir ma plus belle envolée, une réussite, à me sortir la tête de l'eau au moins pour eux. Egoïsme quand tu nous tiens... Plus de réponse, les gens ne répondent plus, que pourraient-ils répondre?
Mais dans un sens oui je suis aussi enervée, pourquoi ne font-ils pas l'effort pour moi? S'ils tiennent à moi pourquoi ne comprennent-ils pas mon fonctionnement? Pourquoi font-ils voeu de silence envers moi avec toujours l'espoir de revenir vers celle qui ira mieux. Seule je n'irai pas mieux, psy ou pas, l'amitié ou l'amour ne me sauvera pas, je suis seule à pouvoir me sauver j'en suis consciente. Mais... ne me laissez pas toute seule, c'est encore pire, mille fois pire. Je ne veux rien faire, tout m'exaspère, je veux me laisser mourir, c'est la seule chose dont j'ai envie quand je suis seule. Partir... j'aimerai être celle que j'ai toujours esperé être, mais qui est-elle? Je ne sais même plus.
L'egoïste vous appelle au secour, je ne tiendrai plus très longtemps, je me sens sombrer, et dieu sait comme je sombre souvent, mais ça fait trop mal de toujours chuter. Ne me laissez pas seule je vous en supplie, j'ai mal, j'ai peur. J'ai besoin de vous.
Je dors bien grâçe aux atarax, ce soir c'est alprazolam j'ai plus d'atarax. Je sais pas comment je vais faire il me reste plus grand chose pour tenir, car mes chers ce qui était fini est revenu, après deux ans de haut et de bas, mes amis les cachets. Quand je vais mal, je perds tout le monde, les gens s'enfuient, ils ont tellement raison. Manger me rend malade un rien me file la nausée.
La mort au coin de mon cerveau, je lutte pour la vie, alors ce soir, c'est un mea culpa que j'écris, par ce que même si personne ne le lira, moi j'en ai besoin.
Mea culpa, mea culpa chère Maman et cher Papa, de vous appeler trop souvent par vos prénoms et je pense que ça vous deçois. De vous mentir. Je m'excuse oui, d'être un fantôme, de vous laisser parler sans cesse au vide que je suis chers amis. Vous me racontez vos vies, vous echangez avec les autres et moi je m'assois et je vous écoute, je suis comme enraçinée au sol, fille du silence, comme si d'un fil fin et invisible on m'avait cousu les lèvres, ligaturé les cordes vocales. Je suis faible, faible par ce que même fasse à l'amitié je ne suis pas capable d'être honnête. Par peur de déranger, d'énerver, du jugement. Mais quel ami me jugerait d'avoir besoin de parler? Aucun. Je sais j'aimerai vous parler, au fond de moi je me sens malhonnête d'être le tombeau de vos secrets, le tombeau objetisé et donc muet. Au bord de ma falaise, certain soir je glisse le long de la pente avec l'espoir de m'écraser au sol. Oui les cachetons, parfois c'est par boite que je voudrai les avaler, pour en finir. Vous savez, j'avais beaucoup de rêves, je suis une grande rêveuse, et de tout ce que j'espérai je suis devenue l'inverse, je suis ce que j'ai toujours esperé ne pas être. J'ai tordu, brisé, brûlé et jeté au vent tous les débris de mes rêves, ça me fait très honte. Oui, comment ne pas avoir honte? Je devrai sortir, m'amuser, m'ouvrir, je passe à côté du monde et j'en suis tout à fait consciente. Ca fait super mal, vraiment. Je suis jeune, à quoi ça sert la jeunesse quand on l'immole dans la neurasthénie. Je m'excuse auprès des gens qui m'aiment et à qui je n'offre aucun espoir, jamais. Je m'excuse de ne pas réussir à leur offrir ma plus belle envolée, une réussite, à me sortir la tête de l'eau au moins pour eux. Egoïsme quand tu nous tiens... Plus de réponse, les gens ne répondent plus, que pourraient-ils répondre?
Mais dans un sens oui je suis aussi enervée, pourquoi ne font-ils pas l'effort pour moi? S'ils tiennent à moi pourquoi ne comprennent-ils pas mon fonctionnement? Pourquoi font-ils voeu de silence envers moi avec toujours l'espoir de revenir vers celle qui ira mieux. Seule je n'irai pas mieux, psy ou pas, l'amitié ou l'amour ne me sauvera pas, je suis seule à pouvoir me sauver j'en suis consciente. Mais... ne me laissez pas toute seule, c'est encore pire, mille fois pire. Je ne veux rien faire, tout m'exaspère, je veux me laisser mourir, c'est la seule chose dont j'ai envie quand je suis seule. Partir... j'aimerai être celle que j'ai toujours esperé être, mais qui est-elle? Je ne sais même plus.
L'egoïste vous appelle au secour, je ne tiendrai plus très longtemps, je me sens sombrer, et dieu sait comme je sombre souvent, mais ça fait trop mal de toujours chuter. Ne me laissez pas seule je vous en supplie, j'ai mal, j'ai peur. J'ai besoin de vous.
samedi 6 août 2011
PAINT IT BLACK
Je ne vaux rien, ne sert à rien. Je me sens inutile, fantômatique. Je suis l'ombre des ombres, une zombie qui se traîne sans raison. Je ne dors plus, si je dors c'est grâce aux médicaments.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.
EDIT:
RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être .. d'être ce que j'étais. Je ne suis plus. Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.
Je me sens seule, personne ne voit que je vais mal, ils sont tous égoïstes à penser à leur bonheur, leurs vacances plus ou moins amusantes. J'ai voulu mourir et personne ne l'a su. Que peuvent-ils faire de toutes façons s'ils savaient? M'envoyer voir quelqu'un... Même les gens qui me cotoyent tous les jours n'agissent pas, mes parents me voient déperir et ça les fait presque rire, ils ne veulent pas de toute façon que j'aille mal, alors ils ne voudront pas m'envoyer voir quelqu'un, ça les a déjà bien fait chier l'année dernière.
Je vais me changer les idées, sortir, j'ai quand même mis une robe noire... j'adore cette robe mais je ne la met pas souvent par ce qu'elle a un côté très funèbre, elle fait enterrement, et aujourd'hui je ne me voyais mettre que cette robe. La roue tourne prions pour qu'il y ai du mieux.
J'ai decidé de refuser l'aide, j'ai decidé de taire ma douleur, je savais les conséquences que ça aurait, alors j'ai peut être perdu le droit de me plaindre. Je suis juste à bout de nerfs, irritable car inanimée de l'extérieur comme de l'intérieur, morte pour renaître, depressive majeur. Merci Ana de m'avoir faite lumière, tu m'avais promis que tu me ferais lumière, je suis obscurité. Merci Ana tu me rends vivante, tu me donne sens, tu me prives d'humanité. Je suis un robot qui se repete chaque jour un programme cyclique de rien du tout. Je suis plus capable de rien.
J'espère que sortir me fera du bien. Parfois certaines personnes sont celles qui vous apportent le plus et d'autres vous déçoivent.
EDIT:
RIEN RIEN RIEN. Vide néant total, je suis pas capable de dire que je vais mal, alors je vais mal seule. Mal aux cuisses, de coupures au rasoir, mal au moral si je mange, mal de vivre, mal d'energie, crevée par les calmants. Mal de tout, envie constante d'en finir, envie de mourir, pensées suicidaires à longueur de journée, irritabilité exhacerbée, aggressivité triviale. Mal de crâne. Morte pour renaître, mon cul, morte pour mourir, une morte vivante, un cadavre intérieur. Je n'ai plus la force de sourire, de parler, d'être .. d'être ce que j'étais. Je ne suis plus. Qu'est-il advenut de cette gamine dont je ne me rappelle même pas? Avait-elle plus de force elle? Des rêves?
Merci Ana de posséder mon âme. Je supplierai presque une place dans un centre, si je n'étais pas si grosse à mes yeux.
Inscription à :
Articles (Atom)




