Débutons, parlons, Dog Pound, pour une fois que je ne débute pas par moi même, ma vie, sâle égoiste. Ce film, j'ai voulu le voir, je l'ai vu et je ne crois pas regretter un seul instant. Par ce qu'il me hante littéralement depuis, aucun film ne m'avait fait cet effet auparavant. Oui c'est peut être fictif, mais après tout c'est le reflet de la réalité, de la mienne, de la votre, et vraiment, ca m'a prit aux tripes. La musique est sublime. Je l'écoute en boucle et je n'arrive à rien faire d'autre.
Mon corps s'en va, il me lâche, revenons-en au fait. K-Tramadol, 0 kilo(s), pour tous les anti-héros. Mon corps, il s'épuise, de vertiges en vertiges. C'est comme si j'étais raide stone, comme si j'avais fumé et fumé des joints et des joints, les mêmes effets, mais je n'ai rien fumé que des cigarettes, et la faim me défonce, et la durée de cette phase aussi. Mon corps il est gros, trop gros, gros GROS GROS GROS GROS. Mon estomac se rétrecit je le sens, au niveau des repas, un repas par jour me semble déjà trop, mais je n'empêcherai pourtant jamais la faim d'hurler dans mon existence, je sais, on ne peut pas lutter contre elle. Du moins pas encore. Je me laisse mourir, mes rêves s'envolent alors j'ai décidé d'arrêter de me battre pour l'instant je laisse ana me dévorer sans remettre en doute le danger dans lequel je me mets, par ce que oui je sais, c'est dangereux, mais je suis aveugle, je ne vois rien, je ne vois plus ma fatigue. Putain de maladie, si s'en est une. Je me refuse tellement de plaisir, au nom de la minceur fictive, de la rachitique febrilité superficielle. Stoicisme, je me refuse d'avoir mal, d'avoir faim, de vivre. Je me refuse le plaisir, manger me dégoute, par ce que je trouve ca honteux. Je me refuse beaucoup de chose à vrai dire. Que vais-je faire? Depression adolescente, puisque nous n'allons jamais bien, nous les jeunes. Je ferme les yeux, musique dans les oreilles, c'est comme si cette vie était à mille lieux de la mienne, je me laisse souffrir au nom de la souffrance humaine, tous les maux m'assaillent, non je ne sauverai pas l'humanité. Mais pourquoi? Je veux m'écrouler, au nom de l'humanité, souffrir, pour ceux qui souffrent, mon problème, mon déni, intrinsèque et au delà. Tout moi... c'est rien. J'veux faire tout pour les autres, par ce que je ne sais pas pourquoi moi je souffre, je veux rien voir, rien comprendre j'm'en fouts j'veux pas savoir ce qui me fait mal. Alors autant servir de martyr humaine, bombe humaine. Plus tard j'ai des rêves qui, presque les seuls ne s'écroulent pas, malgré tous ceux qui s'effondrent, j'voudrai faire quelque chose de grand, pour le monde. Que les gens ne soient plus malheureux, ils méritent le bonheur, tous. Que les violents, les gens ayant commis des atrocités... qu'on les aide, pour comprendre ce qui les a poussé à faire ça, qu'au lieu de les enfermer dans des endroits qui les rendent plus violents encore, on cherche à les aider, pour qu'ils n'aient plus envie de recommencer, non pas par peur de la prison, mais par ce qu'ils n'auraient plus le besoin de recommencer, puisqu'ils iraient mieux.
Si moi j'en crève, si moi je vais mal, les autres... ils doivent continuer d'aller bien, je dois pas être si misanthrope que ça, je hais tellement de gens, mais malgré tout, j'veux pas que le mal envahisse le monde. Les gens sont cons, par ce qu'ils vont mal, le monde va mal, et j'pense qu'on est tous foncièrement bon, j'y crois. Je suis naïve. Parano mais naïve, en totale contradictions.
Et la nourriture... je ne l'assimile plus cette putain de nourriture, ana n'est qu'une salope, mais je dois maigrir, par ce que je suis grosse, oui à 38 kg je suis grosse. Vous savez, j'aurai du faire attention, après toutes les mises en garde qu'on m'a faite, je suis tellement bornée que j'ai rien ecouté. On m'a prévenue un peu tard certes, mais là il est encore plus tard, et chaque jour elle m'assassine. Mais j'ai tant de chose à faire, pourtant elle me détruit et me donne l'impression qu'il ne me reste rien, que j'devrais crever bientôt; me laisser mourir pour elle. C'est ce qu'elle voudrait, bien qu'elle ne soit pas humaine, qu'elle ne se nomme pas Ana mais Anorexie Mentale et qu'au fond de moi, je refuse totalement cette appellation, je suis trop grosse pour être malade.
J'éspère que tu vas aller mieux... Je ne sais que dire d'autre mais je me reconnais tellement dans ce que tu écris...
RépondreSupprimerPrends soin de toi.