lundi 6 juin 2011
Queen Ana
Je ne veux pas guérir, je veux maigrir. Je ne veux pas manger, je ne veux pas grossir, je ne veux pas parler, je ne veux consulter personne. Je suis une toxicomane je sais, une droguée, le vide est ma drogue, je vis en mourrant à chaque pas. Mais vous ne me forçerez pas à abandonner Ana, je suis folle, je n'ai pas toute ma tête, ne me prenez pas mon Ana, cette "anorexie" comme vous dites, elle est à moi. En plus je suis pas malade, je vis bien, j'ai l'air en bonne santé, d'où sortez vous que je suis malade? L'insupportable à mes yeux c'est quand cette nourriture entre dans mon corps, quand elle loge mes entrailles, cette nourriture me répugne, elle me dégoute. Dès que je sens mon estomac lourd la seule envie que j'ai, c'est de vomir ce qui me salit, ce qui m'opresse, de vomir cette nourriture qui ronge mon estomac, qui souille mon corps. La nourriture est putride, elle me fait du mal. Et je suis une egoïste qui ne pensent pas à tous ceux qui crèvent de faim dans des villages pauvres, c'est certain, je ne pense à personne. S'ils savaient que je m'en veux chaque jour qui passe, que la culpabilité me loge à chaque chose que je fais. Le moi est haissable vous savez, arrêtez de croire que vous pourrez sauvez tout le monde, évertuez vous à sauver ce qui vous semble sauvable, ne me sauvez pas moi, je ne le mérite pas. Je tiens un discour sans aucune lucidité, par ce que je suis accroc, par ce que l'addiction que j'avais auparavant n'était que le parallèle de celle çi, ana est ma seringue et chaque jour je dois me piquer, les crises de manque sont intenables, et vous savez, il n'existe pas de substance de substitution pour ana, elle se substitue elle même à elle même, elle est un tout, irremplaçable, elle me comble et me remplit alors que je ne sens plus mon estomac tant il est vide. Elle coule dans mes veines, elle m'endoctrine, m'extermine avec une jouissance infinie. Elle m'apporte plus que le tout au sens premier du terme. Elle est mon unité, mon essence, elle me coupe du monde, et je ne l'en empêche pas, par ce qu'en amour je suis masochiste, par ce que je suis une impulsive et que je ne sais faire autrement qu'offrir corps et âme. Je lui ai tout donné dans l'espoir qu'elle me rende meilleure, je ne sais pas ce qui a changé en fai, je ne sais pas ce qu'elle a fait, une longue défonce, des années et j'oublie qui je suis.
samedi 21 mai 2011
Quelle idiote cette anorexique dont-on ne perçoit pas même l'ossature squelettique, graisse la recouvrant
Vous allez me trouver idiote, mais si d'ici un mois je ne pèse 35 ou moins je crois que je vais mettre un terme à ma vie, de toute façon ana l'a détruite alors bon? Les gens autour ne comprennent vraiment rien je me sens terriblement seule dans ma merde, grosse qui plus est, je pleure presque tous les jours, mets ma main devant ma bouche pour ne pas hurler dans mes sanglots, il fait 30 degrés j'ai encore une veste, je ne veux pas qu'on voit mes bras mais il fait trop chaud je vais être obligée de l'enlever. J'ai les bras qui pendent, des cuisses de mastodonte, des joues énorme, un ventre gonflé. Un tas de merde. J'arrête de me lamenter, et j'agis merde, mais bon même quand je mange rien je perds pas de poids donc je sais pas comment agir plus.
Je deviens folle je vois tout le monde gros, même les filles minces. Voila Julia Frakes, mon ultime inspiration corporelle et vestimentaire.
jeudi 12 mai 2011
O pound(s)
Je suis une incapable, une bonne à rien sauf à deprimer. Sans force, un mirage çerné par son corps et par son maquillage noir. Ils me hurlent dessus, s'énervent, ils jugent ce que j'endure, tous se foutent de savoir pourquoi je fais ça, pourquoi ça ne s'arrête pas. Ils veulent que j'arrête mais ils ne comprennent pas que j'en suis incapable, ils s'inquiètent mais ne pensent qu'a eux et leur confort dans le fond. Ils pensent que c'est facile, et je n'ai qu'une envie, leur gerber à la gueule, vomir des litres de haine que je contiens en moi, des litres d'angoisse et de pression, des litres de desespoir. Plus envie de parler, d'être sociable par ce que ça ne me mène à absolument rien, je suis une incapable. Je me hais d'avoir sombré, et je hais les autres de m'avoir laissé sombrer, d'être des aveugles, je les hais de ne pas agir, d'être passifs tout comme je me hais d'être soumise à ma stupidité. Je voudrai me laçerer le corps, que la graisse coule le long de mes cuisses, l'essuyer avec un torchon, et que tout devienne joyeux. Me lipposuccer, aspirer cette graisse qui m'étouffe, aspirer ce qui m'encombre, maladie psychosomatique, c'est dans ma tête que ça bloque, mais je m'en fouts, j'ai pas envie de savoir pourquoi, je veux devenir un cadavre c'est tout.
J'ai l'impression d'avoir tout perdu sans avoir jamais rien gagné, de marcher des kilomètres et des kilomètres dans l'obscurité sans chercher une lumière, me tromper sans cesse de chemin et m'enfonçer dans le noir de plus en plus. S'ils pensent que je ne vais pas bien, par contre, ils n'imaginent pas à quel point et ce dont je suis capable afin de me détruire. Je veux maigrir tellement jusqu'a ne plus pouvoir marcher, j'ai du mal, je veux me dissoudre, jusqu'a ce qu'ils m'enferment avec un tube dans le nez, je m'en fouts, j'ai plus rien à perdre, doucement mais sûrement j'attends de m'écrouler, je veux qu'ils soient horrifiés. J'ai envie qu'ils aient peur, peut être par ce que je me sens seule et que c'est le seul moyen de faire comprendre aux autres que je vais mal et que je n'arrive pas à remonter la pente.
http://www.youtube.com/watch?v=plc6r4mm24U
J'ai l'impression d'avoir tout perdu sans avoir jamais rien gagné, de marcher des kilomètres et des kilomètres dans l'obscurité sans chercher une lumière, me tromper sans cesse de chemin et m'enfonçer dans le noir de plus en plus. S'ils pensent que je ne vais pas bien, par contre, ils n'imaginent pas à quel point et ce dont je suis capable afin de me détruire. Je veux maigrir tellement jusqu'a ne plus pouvoir marcher, j'ai du mal, je veux me dissoudre, jusqu'a ce qu'ils m'enferment avec un tube dans le nez, je m'en fouts, j'ai plus rien à perdre, doucement mais sûrement j'attends de m'écrouler, je veux qu'ils soient horrifiés. J'ai envie qu'ils aient peur, peut être par ce que je me sens seule et que c'est le seul moyen de faire comprendre aux autres que je vais mal et que je n'arrive pas à remonter la pente.
http://www.youtube.com/watch?v=plc6r4mm24U
jeudi 21 avril 2011
BEAUTY FROM PAIN
Je me sens sâle, degueulasse. Enorme, j'ai l'impression d'être un ballon dans lequel on souffle, qui gonfle gonfle jusqu'a l'explosion. Tous les jours c'est ça, une répetition monocorde et sans saveurs de journées sans goût. Il ne se passe pas un jour sans que je me refuse quelque chose, sans que je culpabilise d'avoir ressentis de la joie ou un quelconque plaisir. C'est ça, le quotidien de la "maladie". Il y a des jours où c'est plus intense que d'autres, mais ça reste. On a beau se dire, je peux m'arrêter, c'est rien, mais c'est comme la drogue, une fois que t'as un pied dedans, t'as tout le reste qui suit. J'aimerai retourner en arrière, ne pas avoir commençé mais c'est trop tard, je m'en veux. Je m'en veux et je regrette, comment j'ai pu croire que ça serait sans conséquences? Comment j'ai pu penser que j'allai gêrer la situation? Pourquoi j'ai cru que j'allai passer au travers des mailles du filet? C'est tellement pathétique... c'est de ma faute, c'est moi qui un beau jour ai arrêté de manger, je l'ai bien decidé non? C'est pas venu comme ça. J'ai commençé à sauter des repas, j'étais consciente que ça servait à rien, alors pourquoi je l'ai fais? C'est moi qui ai surfé sur tes tonnes de sites pro ana en me persuadant que le bonheur ultime résultait dans le fait d'être mince, de contrôler son corps, de ne pas manger. Au début j'étais presque heureuse d'être pro ana, je pensais que ça allait changer ma vie dans le bon sens du terme, je reprennais ma vie en main! Oui... c'est sur que ma vie est changée, quel bonheur! Je me rappelle il y a plusieurs années, j'avais la joie de vivre, je riais pour rien, sans arrêt. Je me rappelle j'étais l'amie qui réconfortais les autres j'avais des passions. J'étais énergique, j'aimais manger, j'étais bien dans mon corps. Maintenant je suis l'ombre de tout ça, je suis épuisée, tout le temps. J'ai les mains froides, les pieds froids, j'ai froid tout le temps. J'ai mauvaise mine, des çernes la plupart du temps. Et le pire c'est que je suis pas heureuse dans cette vie là, par ce que je contôle rien en fait. J'arrive à rire, j'arrive à sortir un peu, mais tout me semble insurmontable, je suis introvertie la plupart du temps. Je dois mentir pour éviter des sorties avec des amis, je mens pour éviter les restaurants, pour ne pas manger en ville avec elles le midi. Je pretexte des tonnes de choses pour éviter d'être confrontée à la nourriture en présence de celles qui ignorent mon problème mais qui me disent que je mange moins qu'avant. J'ai tout foutu en l'air, j'aurai pu passer de super moments, j'avais des choses à vivre. Et j'ai choisis la destruction, j'ai choisis de me faire du mal pour que les autres ne puissent plus m'en faire, pour anticiper ce qu'autrui pourrait m'infliger. J'ai tout raté.
C'est pas un jeu, arrêter de manger c'est pas une passade cool, c'est pas so hype, c'est pas à la mode, un truc cool pour s'inventer des problèmes. C'est la merde, faut pas s'amuser à faire des trucs pareils, ça tourne vite mal, et quand on s'en rend compte c'est déjà trop tard. Il existe pas de prévention dans les écoles pour les troubles du comportement alimentaire, tout comme il n'y a pas de médicament miracle pour les soigner.
C'est pas un jeu, arrêter de manger c'est pas une passade cool, c'est pas so hype, c'est pas à la mode, un truc cool pour s'inventer des problèmes. C'est la merde, faut pas s'amuser à faire des trucs pareils, ça tourne vite mal, et quand on s'en rend compte c'est déjà trop tard. Il existe pas de prévention dans les écoles pour les troubles du comportement alimentaire, tout comme il n'y a pas de médicament miracle pour les soigner.
mercredi 6 avril 2011
Merci anorexie fine vipére, de m'avoir faite loque, d'être devenue errance
On dit que celui qui fait couler tes larmes ne te mérite pas. La nourriture ne me mérite pas.
Ana a crée un monde, tout un univers illusoire où je suis prisonnière. Je m'y suis jetée croyant au paradis mais ce lieu n'était que le reflet d'un enfer malsain, perfide, une illusion. Quand j'essais de m'enfuir, elle me rattrape et d'une force incroyable me fais regretter ma tentative et quand cela arrive je me retrouve pliée en deux de douleur, une douleur viscérale qui me donne envie de hurler, une mutilation psychologique qui m'assassine.
Ana m'a faite croire aux apparences, à l'existence d'une perfection ultime faite de contrôle, de maigreur et de famine. Elle m'a fait croire que le pûre était dans la destruction et qu'elle allait m'apporter plus de bonheur que jamais je n'aurai pu en avoir. Elle est comme une drogue, ou bien même une secte elle est pleine de promesses et toi tu y crois. Mais en fin de compte elle est une pièce sans fenêtre ni porte, sans échappatoire. Elle brisé mon esprit, m'a sucé les os jusqu'a la moëlle pour qu'il n'en reste plus rien. Elle me dévore de l'intérieur, se délecte de mon cerveau alors que moi anorexique je crie famine en dehors, elle, elle me mange.
Ainsi je m'écroule sans oser crier au meurtre, mais un jour j'aurai ma revanche, elle ne me volera pas tout, elle ne me volera pas la vie. Je l'espère.
dimanche 27 mars 2011
Un oiseau de plus, un oiseau de moins. Tu sais la différence c'est le chagrin.
J'en ai marre d'entendre les gens parler de régime autour de moi. Ils disent que c'est dur, à ben oui c'est pas si simple d'avoir faim. Sauf que vous, c'est provisoire et vous laissez pour la plupart tomber au bout de quelques jours. Des années que je l'endure ce "regime" perpetuel. Et c'est devenu presque normal. Quand je mange j'ai l'impression qu'un truc naze, ou étrange se produit, c'est contre-nature.
Parfois je me dis que c'est pas une vie. Oui ça n'arrive qu'aux autres, et quand on se rend compte que c'est tombé sur nous, on y croit pas. J'en ai marre de contempler mon corps et de me trouver grosse. Ras-le-bol géneralisé. J'vais essayer de perdre, perdre et perdre encore, j'espère que la chute finale sera spectaculaire, par ce que le seul moyen de sortir de ce cercle vicieux, c'est de se jeter de la falaise. Il n'y a pas de rémission possible je n'y crois pas, alors je veux que tout soit sublime, l'apogée de ma propre perte. Je veux une fin grandiose qui foutra les gens sur le cul, je veux qu'on s'écroule, béat devant cette fatalité. Je prépare le sublime pour mieux vous le laisser, je vais dresser des murs d'or, dresser des beautées dans nom, je veux réussir à ébahir, puis disparaître, avec élegance.
EDIT: il serait temps que je crève en fait, j'espère vite chuter, que mon poids baisse vertigineusement jusqu'à l'arrêt définitif du coeur, par ce que je n'ai pas les couilles de me donner la mort ce soir, pourtant dieu que j'ai envie de mourir sur le champ. Je détruis tout autour de moi, je ne sais rien faire de mieux, je suis insignifiante, les gens le pensent tous, ils se plaisent à me faire du mal. Ils se plaisent à me pousser à bout, et moi j'attends un miracle qui n'arrivera jamais. Je ne pense à rien d'autres qu'a mes erreurs, me mettant toujours en monstre, mais eux alors putain, pourquoi ils me font ça eux? On doit pardonner, donner sans cesse et toujours, quant-à moi je dois m'excuser, sans cesser être desolée de ma propre existence, de mes faits et gestes, mes pensées. J'ai mal de m'écraser tout le temps, d'être CELLE qu'on pointe du doigt, marre d'être toujours de trop, marre de n'être qu'une présence fictive dont l'humanité se fout quand elle s'en va. J'veux mourir, mais j'ai pas les couilles, j'ai peur de me rater aussi, et vivre après une tentative de suicide je ne sais pas si j'en aurai la force. Ca fait trop mal de vivre, et de faire semblant de sourire, de faire semblant que tout va bien, travailler et batir des projets dont je me fouts, le futur je l'attendais, il me tenait en vie mais plus je m'y enfonce et plus il me déçoit. Les forces me manquent, j'écris du désespoir par ce que c'est ce que j'écris le mieux, le triste et la destruction je sais les mettre l'écrit par ce que je sais admirablement les créer. Ma vie s'est effondrée en une seconde, j'ai toujours eu un don pour le mélancolisme, la déprime, mais je trouvais la force de me battre, j'avais des ressources. Mais là je n'ai plus rien, je m'enfonce de jour en jour dans ma solitude, refusant d'exprimer ce qui me fait mal aux gens autour de moi, je n'arrive à rien, pas même à leur parler. Je m'enfonce et je sais pas comment me sortir de là, pourtant j'aimerai, mais j'peux pas. Qu'y-a-til à faire? A part entendre les gens donner tel ou tel avis qu'ils te dressent telle une vérité immuable. Ca me ronge les tripes, le coeur, le cerveau. Ca me dissout le corps. Je m'immole à feu doux depuis trop longtemps, en débris j'ai peur. Je voudrai qu'on me rassure, qu'on me dise que ça va aller,... pff .Qui prendrait la peine de prendre du temps pour moi? Je ne mérite même pas le temps, je ne mérite rien. J'espère que j'attendrai vite 28 kg, si c'est pas assez pour mourir, faudra descendre plus bas, à voir. De toute façon c'est une belle mort, l'anorexie, non? Puisque tout le monde s'en branle autant que ça serve quelque chose, tous ces soucis.
samedi 12 mars 2011
"Le temps viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd’hui." (Augustin Spies)
http://www.youtube.com/watch?v=Tn3dKToa7Aw
Qu'importe combien je me sens seule, qu'importe à quelle point je suis lassive. Qu'importe à quelle point il pleut, de quelle intensitée le ciel est gris. Qu'importe la faiblesse, qu'importe la fatigue. Qu'importe la folie, la destruction, la haine ou la violence. Qu'importe quels furent mes hurlements silencieux, quels furent leur nombre. Qu'importe la difficultée du combat, qu'importe qu'il soit basé sur des illusions. Qu'importe qui je fûs, ce que les autres pensent. Je suis une poupée, et ce que vous voyez vous réconforte, vos sourires sont précieux. Je me fouts de crever de douleur, il me suffit de voir des regards épanouis, des rires legers et j'ai l'impression que je ne vis pas en vain. J'imagine que sûrement beaucoup jouent aussi un rôle, mais je me plais à vous imaginer dans le bonheur. Et c'est quand je vois s'esquisser des sourires que moi aussi j'ai envie d'en renvoyer, c'est quand j'entends retentir des rires joyeux que moi aussi je veux rire. On m'a dit, avant que j'étais un rayon de soleil, mais aujourd'hui? Que suis-je? Est-ce que je rayonne encore pour les autres? Suis-je encore leur échappatoire à la réalité d'un monde sans coeur? J'aimerai mais je n'en suis plus si sûre.
Je dois vous manquer je sais, je refuse tout au nom d'un chiffre, d'un nombre qui ne signifie rien. J'ai des absences, je pense en silence, parfois vous devez vous demander ce qu'il y a dans ma tête, pourquoi je fais tout ça. Je ne trouve aucune réponse, pas l'ombre d'un mot à la hauteur de ce que je ressens. Ana est plus forte que nos rires, que mon bonheur, que l'amitié, que le désir. La nourriture est au centre de mes pensées, de ma vie, je ne pense qu'a la fuir et pourtant elle m'entoure et m'enserre de plus en plus, plus je m'en détache et plus j'y pense. Je suis énorme, et c'est la seule chose à laquelle j'ai envie de penser, me focaliser sur le poids qu'il me reste à perdre, sur comment mon corps sera beau quand mes os seront beaucoup plus saillants.
Tout ce que je vous tais, c'est pour vous proteger, vous proteger de moi. Je vous aime et je vous fais du mal, je dois vous éloigner de ça. Mais plus je sombre et plus j'ai envie de me sentir moins seule. Ce vide je l'ai crée toute seule, cette solitude je l'ai doucement dessinée au crayon gris puis repassée à l'indélebile. Et pourtant autour de moi il y a du monde, mais je suis vide et tout ce qu'il y a autour me semble ausis vide que mon estomac. Vivement que je sois maigre, je me répete cette phrase dans ma tête, me rêvant belle et fine. Je ne sais pas ce que ça changera mais j'ai l'impression que plus je perdrai et plus mon bonheur s'aggrandira, une question de poids, le poids de mon désespoir fondra.
C'était comment déjà quand je mangeais sans rien penser de mal? C'était comment quand je crevais pas la dalle tout le temps? C'était comment quand je me pesais jamais et que je me foutais du poids que je pouvais bien peser? C'était quoi déjà la sensation de manger de bonnes choses, ça fesait quoi de se faire plaisir? Rappellez moi, j'ai oublié. (et je me jure qu'un jour peut être je serai capable, peut être à petite echelle, de ressentir un de ces plaisirs)
Anorexia isn't a fucking game, please scream this sentence. Evitez aux jeunes filles au bord du vide de devenir ce vide.
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