mercredi 1 février 2012

La loi du vide, le vertige : entre peur et désir

Le vertige, la peur du vide ou l'attraction incontrôlable de ce même vide? Qui nous tend à chuter... (et à le craindre)

Entre rires et larmes.
Pulsion de mort, envie de passage à l'acte. Ca va passer comme d'habitude.
Silence et solitude, ça me pèse. Qui m'a rendu si muette que je le tue?

Il y a des souvenirs qui ne partiront pas, ils ne peuvent pas. Il y a des choses qu'on ne peut pas effaçer. Comment avançer, tourner la page c'est facile dans certains cas, on peut essayer de tourner la page de certaines relations, de certaines douleurs. C'est toujours dur, mais il y a des choses, des choses qui vous ecartent radicalement du "bon chemin" vous pourrez vous rattraper, avançer, mais ça restera là, présent, comme un boulet. Des choses dont on a du mal à parler ou dont on ne parle pas. Des choses qui sont notre vécu. Comment oublier la psychiatrie, comment oublier ces hurlements en pleine nuit qui t'empêchent de fermer l'oeil et te font réclamer un autre comprimé à l'infirmière. Comment oublier ce que tu as vu. Comment oublier les traçes sur ton corps qui te font rappeller tous les jours que t'es une personne instable, que t'as peté un cable. Comment oublier ces infirmiers qui te parlent comme à une personne différente, et les heures des medicaments. Comment oublier la clinique et ces longues minutes debout dans le couloir comme des prisonniers à attendre ton tour pour tes comprimés. Ces grillages qui entouraient le "jardin". Les gens qui sortaient, et toi parquée dans ton enclos. Une personne m'a faite tenir en clinique, et en dehors on a perdu contact, rencontrer une personne dans ce genre d'endroit, c'est pas developper une amitié, on m'avait prévenu et j'pensais à l'exception mais c'est trop dur de passer outre la detresse de ce moment là pour fonder des bases d'une véritable amitié.
Je sais que ce n'est pas grave mais j'ai beau faire des efforts, je me sens comme en décalage, personne ne me le fait sentir mais moi je le sens. Il y a quelque chose en moi qui est brisé, une certaine innocence, naïveté qui a disparu et que malgré tous mes efforts je ne peux pas véritablement retrouver, je peux feindre l'optimisme mais je sais que je serai toujours la même, je peux feindre l'oubli mais je ne peux pas effaçer mon passé, je ne peux pas effaçer mon présent empreint de troubles alimentaires, empreint d'une instabilité qui me fait sans cesse craindre une nouvelle depression "psychotique", je ne peux pas effaçer ces envies de mort qui me prennent parfois, pas effaçer mes cicatrices, pas effaçer ma douleur. Je ne peux pas effaçer le pourquoi du comment, pas effaçer mon envie de défonce sans cesse présente, pas effaçer ma vie en fait. On doit avançer tel qu'on est. Je sais que je ne suis pas seule à avoir vécu ça et que chacun à sa manière a vécu des choses difficiles, mais le monde est si hypocrite qu'il donne une impression de stabilité et de perfection que je n'arrive pas à trouver chez moi, et je sais que tout le monde a des failles mais j'arrive à en faire abstraction sur les autres, mais pas avec moi. .. Et dans mon quotidien, je n'ai pas non plus un million d'amis qui ont connu l'hp. En fait de ce que j'en sais, une, et je l'ai rencontré dans un contexte de trouble alimentaire.
Je me sens comme ... un monstre, j'en ai marre de me sentir comme ça, mais j'ose pas parler de mes souffrances par ce que je les sens pas receptibles à un auditoire qui ne peux pas les comprendre. Si on a pas vécu ce que j'ai vécu, dites comme ça, à nues elles peuvent être écoutées mais peuvent peut être choquer quelques uns, ou juste interloquer, on amener le silence par ce qu'on a pas les mots pour y répondre. Je veux pas mettre mal à l'aise j'aime pas ça, je veux pas m'appitoyer sur mon sort alors je garde, et ça fait mal comme d'habitude, je commence à bien connaître cette sensation mais je la déteste toujours autant. Chacun sa vie, sauf qu'il y en a qui assument leur passé, leur vécu, leurs difficultées et s'exprime et osent demander de l'aide à leur proche, moi je vis dans la honte, la culpabilité et me terre dans mon destructeur et douloureux silence.

mardi 24 janvier 2012

Le cercle du sang



Et s'il ne coule pas. C'est que mes substances me calment. Si j'essais de tenir un jour sans ke, je dois prendre des calmants pour ne pas pleurer toute la journée et me scarifier. Je suis fatiguée, extrêmement fatiguée, épuisée. A vif, je perds le goût de tout, je recommençe a perdre le rire, la patience. Sans rien pour me calmer je suis digne de ma psychose de cet été. Le combat contre la depression. Je ne dors plus calmement je me lève la nuit, me reveille souvent, me force à rester dans mon lit pour ne pas me lever trop tôt et déranger. Je cauchemarde, si les insomnies reviennent sous peu c'est très mauvais signe, très très. La seule chose qui me fait tenir debout c'est les substances. J'essais de bien paraître mais de plus en plus compliqué. Pourtant pas encore de pensées suicidaires, quelques unes de temps en temps, assez souvent juste des reflexions, mais pas encore le retour de mon impulsion de mort de cet été. Juste des méditation d'une envie violente de mort sous peu, la crainte qu'elle arrive.  Je sais pas combien de temps il me reste encore avant l'hospitalisation. Avant de plus pouvoir tenir. Pourtant je veux pas foirer mon année je veux pas rater mes cours, mon deuxième semestre arrive, mais j'dois retrouver de l'énergie. Ca me foutrait en l'air de louper ça pour aller à l'hopital. Je me vois inévitablement sombrer, les hauts et les bas c'est fini, là j'entre dans une presque mortification de ma volonté, detournée à des fins perverses.
A voir, j'ai encore l'occasion de me battre rien n'est perdu. Mais je suis si fatiguée. Pas encore l'hopital... :/ Que faire? A l'hopital ils vont m'envoyer en desintoxication, en maison de repos ou en clinique psy specialisée des troubles addictifs anorexie ou drogue. J'ai 18 ans, j'sors d'une clinique depuis sepembre, déjà un retourner, deux fois en si peu de temps, ... ça serait profondément traumatisant.
J'ai plus de psy.
Ou je parle à quelqu'un de mon état, ami ou autre et j'essais de demander qu'on m'aide ou j'me demerde seule ou je pointe aux urgences, je sais pas quoi faire... :/ j'ai plus envie de rien faire et ça c'est pas bon.

dimanche 25 décembre 2011

Yann Tiersen - 7pm

Le poids redescend, la nourriture s'évapore de plus en plus, même un repas devient un combat, oui après quelques mois de purge, maintenant il n'y a plus rien à purger, les phases de ma maladie sont variées mais répetitives, je suis redevenue l'hyper-restrictive qui ne peut plus rien avaler à cause de l'anorexie tout court et mentale aussi. Car la lutte contre la faim c'est constant, la restriction c'est le quotidien de ce monstre, mais quand elle est vraiment enervée, elle a tellement réduit ton estomac que tu supportes plus rien, que t'as jamais faim. C'est une autre étape, qui vient et qui repart dans mon cas, puisque j'ai eu d'autres phases plus vomitives ces derniers temps.
Je repense à l'hopital, non je ne veux pas retourner en psychiatrie, j'en ai fais des cauchemards pendant des mois à ma sortie, la nuit je ne voyais que ça dans mon sommeil, je me levais tôt, j'étais presque robotique, j'ai mis quelque mois à retrouver mon identité et à cesser d'être assistée par les gens qui m'entouraient. Je suis tiraillée entre l'envie de perdre du poids et la crainte de rater mon année en retournant à l'hopital à cause de ça, plus je me regarde dans le miroir et plus je me dis que si je perds trop je finirai pas avoir une sonde, et j'veux pas. Je réussis plutôt bien à la fac sans trop me tuer au travail, ça me plait, j'veux finir ma première année, passer en deuxième, valider mes deux semestres, j'veux m'épanouir, trouver quelqu'un qui pourrait m'aimer et me redonner confiance en moi même, en la vie. Je sais que tout ça est réaliste et non pas fictif comme je l'ai souvent cru, c'est juste que je m'en eloigne avec tout ça, comment avec cette putain de maladie je peux attirer des gens? J'ai rencontré pourtant des personnes formidables, mais ma tête bordel, elle est nulle.
Mon corps s'habitue trop à la Kétamine, j'dois augmenter les doses pour ressentir les effets, voila comment on remplaçe une toxicomanie par une autre, moi qui me vante à qui veux l'entendre que je ne bois plus une goutte d'alcool, que je ne prends plus un seul cachetons. J'me remplis de ketamine tout le temps, tenir une semaine sans, ça m'est arrivé qu'une fois, là j'ai tenu trois jours, quel exploit! Je dois retrouver l'esprit, je suis quelqu'un et j'ai le droit de vivre, d'accomplir des choses, et l'autodestruction ne mène à rien, elle ne fait pas avançer, au contraire je recule depuis des années, c'est triste à réaliser mais j'ai gâché tellement de temps à souffrir, et cette hospitalisation ne m'a même pas servit de leçon je recommence. J'ai beau passer mon temps à faire de belles promesses, à avoir de bonnes résolutions, je n'y arrive pas, une partie de moi refuse toujours d'aller de l'avant et me tire en arrière sans cesse, je suis coupable je sais que je manque de volonté, que je ne rêve que de croupir dans ma pourriture et je me sens encore plus coupable de ressentir ça, de penser ces horreurs, de m'entrainer seule vers le gouffre. Pourquoi je fais ça? Pourquoi je me refuse à la vie? Pourquoi je me fais tant de mal, je me complais dans cette torture qui me satisfait autant qu'elle me déchire le coeur.

Petite fille, je suis une petite fille, je veux être une princesse. Je voudrai être l'enfance que je méprise chez les enfants car quand je les regarde ils me répugnent, d'être si naifs alors que moi je ne suis plus eux. Je suis une enfant, je le sais, je ne grandirai pas, je n'en ai aucune envie. Je suis une enfant au corps d'enfant, les gens me traitent comme une enfant et ça me satisfait. J'ai cru que j'étais une adulte, cette adulte on l'a brisé, souillé, on lui a fait du mal durant tant d'années, on la trainé dans la boue en l'humiliant. Cette adulte on lui a brisé toute confiance en elle alors qu'elle était en pleine adolescence et qu'elle n'en avait aucune, on lui a dechiré chaque parcelle de rêverie. Cette adulte on l'a rabaissé, on l'a evinçé, on l'a manipulé à des fins perverses. Cette petite fille on l'a forçé à être une adulte qui se tait, qui garde le silence par maturité, responsabilité. Cette petite fille on l'a forçé à être une adulte qui veut bien se porter coupable de tout pour ne point emettre de jugements hatifs sur autrui. Cette petite fille on lui a cousu les lèvres pour qu'elle ne puisse pas exprimer ses opinions, pour qu'elle n'ai pas envie de les exprimer, on lui a imposé un désir qu'elle n'avait pas, cette petite fille on l'a touché avec des mains sâles et perverses, on a brûlé sa chaire afin qu'elle se sente putride à jamais, on s'est delecté de sa peau et de son corps pour qu'il se fige dans l'enfance, dans l'adolescente qui ne grandira pas. Et elle cultive l'enfance par le corps affamé qui s'autoronge pour ne laisser apparaitre aucune forme de femme. Cette petite fille avale et avale des produits qui lui font arrêter de penser comme une adulte, pour arrêter de penser tout court et de se souvenir qu'elle a mal, et que c'est sa faute, que ça sera toujours sa faute.
La psychologue a la clinique, elle m'a fait écrire une lettre (à l'innocent), et je savais pas quoi lui dire, j'avais rien à lui dire, c'était trop dur de l'accuser et trop simple de m'accuser mais je voulais et je veux toujours un coupable, et personne ne veut m'en fournir un alors moi je le fais, avec la personne que je vois tous les jours et que je peux punir, je suis coupable, je dois être punie.


edit: j'en ai marre de m'attacher à des gens qui me font du mal inconsciamment, qui utilise des tons qui me brisent le coeur, qui me traitent comme une poupée de chiffon. J'ai trop mal d'avoir ouvert mon coeur et de me frotter à des statues de glâçe. Parano peut etre mais moi les changements d'humeurs ça me mets dans tous mes etats, ça me bouleverse, mais j'vais me contenir comme d'habitude même si j'creve d'envie d'me scarifier, d'me faire gerber, d'expier ma colère et mes larmes par la destruction.

lundi 5 décembre 2011

Chevauche le serpent




Un goût étrange dans la bouche, et tout degringole et tout va bien, et je vais mieux, beaucoup mieux. Apaisée par l'apaisant je n'entends plus les gémissements, hurlements, cris, larmes, je n'entends plus les rires lointains et je ne m'inquiète pas pour leur inquiètude.
"J'te vois jamais manger, ça t'arrives de manger"
"Non... c'est très rare"

La seule chose qu'on me voit faire c'est être defonçée, et là moi même j'me vois pas, j'suis enfin liberée d'mon poids, de mon fardeau, allegée par un pourtant bien lourd fardeau car le monde est moche et toujours plus moche à chaque fois. J'me revois à mes débuts, quand tout tournait autour de mes cachetons, et c'est un peu la même là. Je suis grosse si vous saviez comme je suis grosse, peser un poids poussière, m'écrouler de maigreur, les os saillants à n'en plus pouvoir rien faire. Mais belle, pas infâme, pas ecoeurante, maigre mais charismatique, mais squelettique, comme si m'amaigrir soignerait ma douleur, ana n'a jamais rien guérit, elle a crée des nouvelles douleurs, pour effaçer les anciennes. Amère illusion, goût degueulasse, ana est immonde en bouche, mais ana ne va pas dans la bouche, et pourtant la poudre elle y va, sombre contradiction, paradoxe. Mais ce qui me détruit à le droit d'être avalé, le reste non. La nourriture devrait d'après les coutûmes faire du bien à l'homme, alors je la bannis, à moi elle me fait trop mal, et dans les coutûmes la poudre fait mal et détruit, moi ça me fait un bien fou.

Je voudrai danser les yeux fermés jusqu'a m'écrouler, et rire et rire, danser, tournoyer sans penser, oublier. Je voudrai m'allonger sur le sol et inspirer de l'air qui ne me brûlerait pas l'âme. Ne plus être prisonnière de ce corps salit qui est trop douloureux à habiter. J'ai**** (censure de moi même), oui je le dis, c'est si étrange de l'écrire après tant de déni, comment vais-je réussir à le dire aux autres? Comment me débarasser de ce lourd fardeau? Comment guérir? Survivre? Je suis en perpetuel sursis depuis, chaque parcelle de moi m'écoeure et je souffre d'une longue voir interminable crise d'epilepsie, je convulse intérieurement tant il m'est insupportable d'être en moi, de porter ma chair immonde. Et je ne ressens aucune haine envers lui, par ce que tout est ma faute, c'est souvent le cas il parait dans la tête des filles comme moi. Ca ne devait arriver qu'aux autres, j'essais de me persuader depuis presque trois ans que c'est pas arrivé, et j'y arrive pas putain, et c'est de pire en pire tellement ça fait mal. Ca ressurgit tout le temps même quand je veux pas, j'arrive à rien, me regarder c'est devenu une dérision, un spectacle ironique, je suis devenue une ironie, négation de moi même. J'voudrai qu'on me touche mais j'le supporte même pas... et ça changera pas, j'ai peur de rester figée comme ça. J'veux pas restée bloquée dans cette situation. Mais j'peux pas le dire, je peux pas, c'est trop dur. J'suis même pas sûre, autant je mens.

Anorexie, drogues vous pouvez jouer de mon corps et de mon âme, je suis un vieux pantin de toute manière.

vendredi 25 novembre 2011

LA FIN EST PROCHE

J'ai hais la violence. J'ai hais l'hypocrisie et l'intolérance. J'ai hais mon corps, j'ai hais la nourriture. Je me suis hais. J'ai hais les autres. Je l'ai hais. J'ai hais ma balance. J'ai hais la vie et son sens. J'ai hais les gens que j'aimais le plus. Je n'y ai rien gagné, je ne pourrai même pas en énumérer la liste complète.
Aujourd'hui, je suis comme un certain 15 aout, paumée. Et le schéma que je pensais ne pas réiterer revient en mon esprit, mais je ne suis sûre de rien. Dans un sens, je pourrai vivre, dans l'autre, je n'en vois plus l'utilité. Rien ne va jamais avec moi, jamais, et rien n'ira jamais.

lundi 14 novembre 2011

Putorexie, ou sale pute d'anorexie

Je déteste la nourriture, je hais manger. J'ai si peur des repas, que quand je dine, je dine à 5h de l'après midi par ce qu'après c'est beaucoup plus angoissant. J'veux vomir, tout le temps degueuler ces substances infâmes qui me souillent le corps. Arrêtez de me salir putrides aliments,  mais une part de raison se dit "si tu manges ça tu manges rien" et donc le matin je petit dejeune, et je veux aller me purger et je le fais, ou bien ... j'me dis que c'est l'unique chose que j'avale. C'est mathématique, c'est tout ce que j'ai toujours haie. La dictature de cette putain d'apparence.
Vertiges, nausées, idées noires. Le corps porté comme un châtiment, corps qui pourtant s'affaiblit de jour en jour, mais qui est toujours si énorme et encombrant qu'on se cesse d'espérer s'endormir à jamais de l'avoir saigné si fort. Mon corps est un monstre, et cette obsession de la grosseur, il n'y a rien à dire, c'est pathétique, point barre. Y il a en ce monde tellement de jolies choses à dire, de beaux sujets à traiter, et toi tu passes tes journées sur la balance, ou à faire des abdos, à compter les aliments, ou à vomir. Je déteste cette maladie qui détruit mon quotidien en le rendant calvaire et j'ai l'impression que ça fait si longtemps que je ne me rappelles même plus quelle est la sensation que ressentent les autres lorsqu'ils mangent de bons plats parfois caloriques et qu'ils s'en régalent gaiement. Je ne la ressentirai plus jamais, j'ai perdu espoir de guérir, je serai malade tout ma vie jusqu'a ce qu'elle me tue, ou que j'me tue. Pas beaucoup de joie dans ces dernières phrases, mais beaucoup de realité, c'est un peu la logique de la maladie. Pourquoi tout reviendrait à la normale? Les choses ont trop changées, elles ne seront plus, elles n'existent plus. Elles sont passées et révolues. J'ai jamais adoré manger sauf durant une periode, qui n'a pas duré, et qui ne reviendra plus. Et je ne vois pas comment je pourrai sortir de ce cercle vicieux, cette maladie est devenue mon identité propre, je ne suis plus rien sans elle, je ne vois pas comment ma pensée pourrait changer de direction vers quelque chose que je ne pense plus, il faudrait m'offrir de nouveaux yeux qui changerait ma perception de moi même dans le reflet du miroir. Tout cela n'est pas concret, ce sont des supposition stupides et totalement fantasmagoriques.
Un jour, une personne rentre chez toi, tu la crois gentille, elle se prénomme ana, par ce qu'elle préfere vous donner un surnom qui vous mettrait en confiance son vrai prénom c'est anorexie. Vous la laissez s'installer, au début vous la trouver presque thérapeutique, elle vous soulage, elle vous procure l'illusion d'aller mieux, mais cela n'est qu'une illusion, vous prenez conscience qu'elle vous détruit et alors là vous désirez la chasser. En arrivant à la porte, plus de clef, impossible d'ouvrir la porte, la elle devient de plus en plus violente, vous pleurez, hurlez au secour et personne n'arrive, ça fait vraiment mal, vous tremblez de peur, de froid... Avec un peu de chance, un jour vous vous allongerez sur le sol et ne vous reveillerez plus jamais, le seule échappatoire à la maladie c'est la mort, on en sort pas vivant d'une telle rencontre.
Tentative déjà tentée, mais avant de recommençer je veux encore maigrir, j'étais trop grosse pour mourir, ça aurait été presque un blasphème.
Blasphème; sale pute d'anorexie, j'te hais salope.

dimanche 6 novembre 2011

Pantin de la maladie



Tu as gagné chère anorexie, tu es plus forte, plus habile, plus tenace que moi. Tu as la vivacité de me saisir en chaque moment de faiblesse. Alors j'abandonne, me battre contre du vent, contre une force abstraite c'est trop dur, surtout seule. Un psy trop gentil qui cherche à me psychanalyser en douceur sans que j'me sente jamais mieux ni en confiance, sans que j'ai à parler de ce qui me fait du mal. Les gens qui connaissent mon problème qui sont loin.. mes faux sourires... Ils sont redevenus aveugles et pour une fois, je n'ai rien fait pour, je me retrouve de nouveau seule façe à mes démons, par ce qu'ils pensent que je vais mieux. Je ne sais pas jusqu'où j'irai, si j'aurai un éclair de lucidité, si quelqu'un me sortira la tête de l'eau tant qu'il en est encore temps, adviendra ce qu'il adviendra, peut être qu'un miracle va se produire...
Je suis un pantin articulé, terrifiant et sinistre et je danse dans l'obscurité sur d'obscurs sons morbides, pourtant, je sais qu'il reste encore de la lumière en moi.