lundi 28 mai 2012
Inutile d'être forte si c'est pour souffrir
"J'te l'avais dit, c'soir-là
Est-ce que tu t'en rappelles
Qu'on peut pas subir ça
Sans garder des séquelles"
J'aimerai aller bien, être heureuse. Je voudrai rire et profiter, et j'ignore si c'est moi qui me mets des batons dans les roues ou si je suis incroyablement malchanceuse. Ou si je suis trop jalouse du bonheur des autres et que c'est cela qui me rend malade. J'me pensais prête à conquérir le monde, à chaque fois je me sens prête à tout conquérir, à remonter la pente, je me sens prête à accomplir. Mais ça redescend presque immédiatement. Un trop grand bonheur pour un trop grand malheur, je vais bien puis je vais mal. Je me sens tellement impuissante, tellement vaine. Où est le but? Je ne vois pas le sens de ce qu'il me reste à vivre, ça ne changera jamais, et je n'ai pas la force de modifier mon destin. Je suis trop instable, ça fera fuir tout le monde, et ça me tuera. Je suis condamnée à ça? Pourquoi la chance me fuit sans arrêt, pourquoi ce sont toujours les autres qui la saisissent au vol? Mon coeur à du mal à le supporter, encore une déception, je suis épuisée de me relever et de sourire, et qui peut comprendre que je commence à vraiment fatiguée? Nous sommes tous tellement omnubilés par nous même alors dans notre égoïsme rien ne changera jamais, je pourrai me réjouir pour les autres, mais j'peux pas, par ce que je me sens comme une grosse merde, une pouilleuse qui n'accomplira rien, qui n'ira que d'echec en echec. Je veux pas continuer comme ça, je devrai terminer le cycle maintenant. Je voudrai rompre ce foutu cycle mais j'attends et rien ne se passe, quand j'essais de faire des efforts ils se renversent sur moi. Faire des efforts, cela me coûte à chaque fois, et j'en ressors toujours plus blessée à quoi bon? Je suis trop chétive maintenant, je serai paranoïaque toujours.
Ma confiance est douloureuse, je me sens terriblement à vif, et comme d'habitude personne ne pansera mes plaies, il y a des jours comme ça où fermer sa gueule est si douloureux. Mais on m'a apprit à me taire, j'ai été éduquée comme ça et la vit y a rajouté un peu plus d'encrage, je n'appellerai pas au secour. Et je moisirai dans ma douleur comme à chaque fois, jusqu'a ce qu'un peu de déni apparaisse et me permettre de survivre plus confortablement jusqu'a la prochaine chute. Est-ce que c'est ça la vie? Je me pose la question... par ce que si c'est ça qu'être un homme, pourquoi continuons-nous de nous reproduire? C'est criminel.
Le temps, même s'il est terriblement long, me semble moins amer quand je suis defonçée, en étant volatile et inutile je prends sens, je ne souffre pas de penser que tout est foutu, ou bien cela dur trop peu de temps pour m'atteindre.
Je crois que je n'étais pas comme ça avant, je ne me rappelle plus bien de quand cela a commençé, mais en tout cas ma stupidité n'a atteint son apogée seulement qu'il y a quelques années, mais c'est fini maintenant, je ne peux pas modifier tout ce qui s'est passé. D'erreur en erreur j'ai tout aggravé et là, il risque d'en falloir de l'energie, de la volonté, de la force et de la stabilité pour me porter loin de ce tas de merde dans ma tête.
En attendant, j'me droguerai, et franchement, si entre temps ça me tue, ça m'arrange aussi.
mardi 8 mai 2012
Force et Contrôle, voila mon salut
Tout contrôler, bien paraître, maitriser émotions et corps, être maigre et ne plus me laisser salir par la honte de manger, arrêter d'être une honte, être legère et fière. Libre comme l'air, legère comme une plume, fine et chétive, fragile mais d'une force, osseuse de combattivité, les os comme armes de combat. Voila ce qu'il me faut pour secher mes larmes. Dire que les choses s'amélioraient, ana je savais que tu étais là mais je marchais à tes côtés, tu trafiquais un peu mes journées mais nous avançions, mais ce n'était pas fait pour durer ce schéma n'est-ce pas?
Il fallait inévitablement que je rechute violamment, que la dépression revienne, j'étais si fière de moi je croyais que c'était fini la dépression et son aspect psychotique qui m'effrayait, je pensais remonter doucement à la surface mais en face je suis si fragile encore qu'un rien prend les proportions de mon instabilité. Pourquoi le calme devrait-il durer toujours? Je n'y croyais pas, je savais que j'allai replonger, mais je n'imaginais pas que cela se fasse d'une manière aussi répetitive, similaire... c'est à dire lorsque je ressens un décalage mauvais avec les autres. Oui ce n'est pas le bon moment en plus, je dois être là pour une amie, je dois superviser ma soeur et me taire et subir sa haine pour qu'elle ne la retourne pas contre elle même, c'est vraiment pas évident, ça risque d'être pire encore que jamais. Je vais vraiment devoir être très forte, je vais devoir sourire comme il faut et tacher de ne pas me plaindre, les gens verront s'ils veulent ou s'ils y arrivent je m'en fouts, je dois m'en foutre, je dois me sauver moi, me sauver avec Ana , par pour que les autres m'aident, nous sommes notre propre sauveur, alors moi et ana qui sommes infiniment liées dans le même corps, ce n'est qu'un ce n'est pas les autres, et nous allons me redresser. Me redresser dans la douleur et la souffrance, mais c'est ce qu'il me faut, un coup d'autodestruction, un coup de violence pour me calmer, me faire redescendre sur Terre. J'ai eu trop d'ambition, trop d'espoir d'avoir de l'estime pour moi, trop d'espoir d'aller bien, je dois arrêter d'être une imbécile heureuse, ça ne prend pas avec moi. Le pire c'est de savoir que je vais vous écrire que le calme ne me réussissait pas, alors que j'étais bien, avec des passades compliquées mais je voyais un peu plus loin, je voulais faire des choses productives. Déni, refus de voir qu'en fait c'est ana qui parle là, pas moi, c'est comme si j'avais un trouble de la personnalité multiple, quand elle est là je suis une autre personne, mon dialogue est decousu, je fais des choses qui ne prennent aucun sens pour mon propre accomplissement, je me détruis, je prend ma propre tête dans mes mains et je la noie sous l'eau glaçée d'un lac noir, effrayant et sans fond.
Maitriser et contrôler va me donner l'illusion un temps que j'ai un réel pouvoir sur moi même, ça m'apaisera encore plus que le vrai bonheur puisqu'il ne s'accomplit pas vraiment avec moi, je vais me laisser porter par les belles promesses d'ana alors qu'elle m'a déjà fait le coup. Mais pour un instant d'illusion je damnerai, par ce qu'avant que ma comparse me fasse du tord il faut un moment, j'ai bien des reserves de graisses même si un medecin serait effaré de mon discour, j'm'en branle à vrai dire. Puis le mental il connait ce qui m'attend il sait et il fonce quand même alors ça doit bien être que ça lui plait en fin de compte, je dois bien y trouver mon compte puisque depuis la fin de ma 15eme année à echelle plus ou moins grande j'vis avec ana, j'ai 19 ans et si elle est là, peut être qu'on est faites pour être ensemble, pour se soutenir l'une l'autre. Ana, quand je parle d'être comme ça je l'humanise, mais au moins la rendre plus concrète me permet vraiment de ne pas me sentir seule quand rien ne va et que je ne peux pas me confier, elle est là elle et elle veut m'aider, pourquoi je l'en empêcherais? Pourquoi j demanderai de l'aide aux autres? Ils ne me doivent rien, je ne veux pas me plaindre devant eux, me mettre en avant dans mes malheurs chacun a les siens pourquoi les miens mériteraient attention? Personne n'y a jamais prêté attention... enfin si mais pas réellement, ou bien j'en attends trop, j'idéalise. Ou je ne vois pas tout. J'en sais rien en fait. Surtout que personne ne sait le fin fond de l'histoire et que je vois pas qui pourrait porter cette confession que moi même pour l'instant je n'arrive pas à porter.
Je suis comme ça, un peu solitaire dans le fond, par moi même ou par ana? Je ne sais pas, je ne sais plus, qui j'étais avant tout ça. Je vous avoue qu'il m'arrive d'être nostalgique, cela me manque, mais le passé est passé et on ne peut pas revenir en arrière je ne serai jamais plus la même, et ça je dois l'accepter sans gémir. Mais qu'est-ce que j'ai fais bon sang? Qu'est-ce que j'ai fais de moi? Comment je vais m'en sortir? J'vois pas le bout, c'est fixé ça sera ça pour toujours. C'est effrayant. On peut rien effaçer et même si on avance, excusez moi mais on peut pas dire que tout soit oubliable comme ça, on peut pas passer outre tout, et faire comme si tout allait bien, je suis marquée, brûlée à vif, mes morçeaux de peau brûlés ils sont plus là, les greffes seront toujours des greffes (metaphoriquement parlant). Il faut s'accepter tel que l'on est, mais comment? J'en veux pas de ça!
En avant vers la perfection, mon salut, ma fin en soi.
http://www.youtube.com/watch?v=vScR9XGvEXI&feature=related
Il fallait inévitablement que je rechute violamment, que la dépression revienne, j'étais si fière de moi je croyais que c'était fini la dépression et son aspect psychotique qui m'effrayait, je pensais remonter doucement à la surface mais en face je suis si fragile encore qu'un rien prend les proportions de mon instabilité. Pourquoi le calme devrait-il durer toujours? Je n'y croyais pas, je savais que j'allai replonger, mais je n'imaginais pas que cela se fasse d'une manière aussi répetitive, similaire... c'est à dire lorsque je ressens un décalage mauvais avec les autres. Oui ce n'est pas le bon moment en plus, je dois être là pour une amie, je dois superviser ma soeur et me taire et subir sa haine pour qu'elle ne la retourne pas contre elle même, c'est vraiment pas évident, ça risque d'être pire encore que jamais. Je vais vraiment devoir être très forte, je vais devoir sourire comme il faut et tacher de ne pas me plaindre, les gens verront s'ils veulent ou s'ils y arrivent je m'en fouts, je dois m'en foutre, je dois me sauver moi, me sauver avec Ana , par pour que les autres m'aident, nous sommes notre propre sauveur, alors moi et ana qui sommes infiniment liées dans le même corps, ce n'est qu'un ce n'est pas les autres, et nous allons me redresser. Me redresser dans la douleur et la souffrance, mais c'est ce qu'il me faut, un coup d'autodestruction, un coup de violence pour me calmer, me faire redescendre sur Terre. J'ai eu trop d'ambition, trop d'espoir d'avoir de l'estime pour moi, trop d'espoir d'aller bien, je dois arrêter d'être une imbécile heureuse, ça ne prend pas avec moi. Le pire c'est de savoir que je vais vous écrire que le calme ne me réussissait pas, alors que j'étais bien, avec des passades compliquées mais je voyais un peu plus loin, je voulais faire des choses productives. Déni, refus de voir qu'en fait c'est ana qui parle là, pas moi, c'est comme si j'avais un trouble de la personnalité multiple, quand elle est là je suis une autre personne, mon dialogue est decousu, je fais des choses qui ne prennent aucun sens pour mon propre accomplissement, je me détruis, je prend ma propre tête dans mes mains et je la noie sous l'eau glaçée d'un lac noir, effrayant et sans fond.
Maitriser et contrôler va me donner l'illusion un temps que j'ai un réel pouvoir sur moi même, ça m'apaisera encore plus que le vrai bonheur puisqu'il ne s'accomplit pas vraiment avec moi, je vais me laisser porter par les belles promesses d'ana alors qu'elle m'a déjà fait le coup. Mais pour un instant d'illusion je damnerai, par ce qu'avant que ma comparse me fasse du tord il faut un moment, j'ai bien des reserves de graisses même si un medecin serait effaré de mon discour, j'm'en branle à vrai dire. Puis le mental il connait ce qui m'attend il sait et il fonce quand même alors ça doit bien être que ça lui plait en fin de compte, je dois bien y trouver mon compte puisque depuis la fin de ma 15eme année à echelle plus ou moins grande j'vis avec ana, j'ai 19 ans et si elle est là, peut être qu'on est faites pour être ensemble, pour se soutenir l'une l'autre. Ana, quand je parle d'être comme ça je l'humanise, mais au moins la rendre plus concrète me permet vraiment de ne pas me sentir seule quand rien ne va et que je ne peux pas me confier, elle est là elle et elle veut m'aider, pourquoi je l'en empêcherais? Pourquoi j demanderai de l'aide aux autres? Ils ne me doivent rien, je ne veux pas me plaindre devant eux, me mettre en avant dans mes malheurs chacun a les siens pourquoi les miens mériteraient attention? Personne n'y a jamais prêté attention... enfin si mais pas réellement, ou bien j'en attends trop, j'idéalise. Ou je ne vois pas tout. J'en sais rien en fait. Surtout que personne ne sait le fin fond de l'histoire et que je vois pas qui pourrait porter cette confession que moi même pour l'instant je n'arrive pas à porter.
Je suis comme ça, un peu solitaire dans le fond, par moi même ou par ana? Je ne sais pas, je ne sais plus, qui j'étais avant tout ça. Je vous avoue qu'il m'arrive d'être nostalgique, cela me manque, mais le passé est passé et on ne peut pas revenir en arrière je ne serai jamais plus la même, et ça je dois l'accepter sans gémir. Mais qu'est-ce que j'ai fais bon sang? Qu'est-ce que j'ai fais de moi? Comment je vais m'en sortir? J'vois pas le bout, c'est fixé ça sera ça pour toujours. C'est effrayant. On peut rien effaçer et même si on avance, excusez moi mais on peut pas dire que tout soit oubliable comme ça, on peut pas passer outre tout, et faire comme si tout allait bien, je suis marquée, brûlée à vif, mes morçeaux de peau brûlés ils sont plus là, les greffes seront toujours des greffes (metaphoriquement parlant). Il faut s'accepter tel que l'on est, mais comment? J'en veux pas de ça!
En avant vers la perfection, mon salut, ma fin en soi.
http://www.youtube.com/watch?v=vScR9XGvEXI&feature=related
mardi 10 avril 2012
Blessée- écorchée
Le coeur à vif. Le sang de la blessure qui salit tout autour.
"Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir." Le pavillon des enfants fous
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir." Le pavillon des enfants fous
dimanche 18 mars 2012
"T'as beau maquiller le présent, ton avenir saigne du nez"
C'est une longue tourmente, un tourbillon, un triangle amoureux entre moi, l'anorexie et la kétamine. L'une et l'autres s'aiment bien mais je suis une extrême alors parfois je privilégie l'une, parfois l'autre. Mais les deux me le font payer quand je les abandonne.
J'ai essayé de m'eloigner de cette "kathy" me donner corps et âme à Ana mais je n'y arrive pas, ana me tape, elle est aggressive en ce moment, entre vomissement, carences et épuisements, j'ai besoin que Kathy soit aussi là de l'autre côté pour amortir la chute, pour rendre plus doux le linceuil dans lequel je sombre. Mais je ne mets pas le pieds dans la tombe, je me cadavérise juste. Ma santé dans tout ça? Quand est-ce que je m'en préoccuperai? Mon moral? Je ne vois pas comment ma dépression s'arrangerait avec tout ça, mais ce sont mes trucs, mes petits échappatoires, mes astuces pour m'évader, m'enfuir, pour palier à ma souffrance. Détruire le corps pour oublier que la tête va mal. J'ai peur de ce qu'on peut penser de moi, les personnes qui m'entourent, sont-elles totalement desesperées de ne jamais me voir remonter la pente? J'ai l'impression d'être une mauvaise actrice d'un film pseudo dramatique. Le cliché total de la déchéance, je suis une fille anorexique, je lutte tant bien que mal, j'm'enfarine le nez à la kétamine (encore c'est déjà moins cliché que la coke), j'essais de m'accrocher à la fac, j'ai des facilités, j'ai les capacitées, mais mon mal être m'empêche de donner le meilleur de moi même, je laisse mes problèmes personnels empieter sur mes études, je devrai m'y donner à fond mais ce n'est qu'un passe temps, j'aime ce que je fais, mais je vais trop mal je crois pour me focaliser sur ça, j'peux pas m'y raccrocher, j'vais y aller à l'attaque, j'vais passer en douleur, mais j'vais les continuer ces études, qu'importe que ça me coute beaucoup de santé et de moral. Peut-importe j'avance sur tous les fronts en même temps, je me disperçe pour mieux laisser ma traçe, je suis un invasive, et quand j'arrive ça entaille les sourires. On croit rire et faire une bonne affaire, on se retrouve avec un pantin dont on ne sait que faire, on peut l'apprécier mais on ne sait que faire pour la sortir de la boue dans laquelle elle a consenti à se jeter tout seule comme une grande. Je suis moins intelligente tout de même avec mon coton protecteur, ma came, j'écris mais j'ai l'impression que c'est moche, mal écrit, mais j'adore ça écrit seul, c'est mon inconscient qui prendrait presque le relais, mes doigts s'exitent sur le clavier, comme s'il fallait REVELER mais je ne relève rien de plus qu'y n'ai pas été dit. Je me trouve trop... trop tout. J'ai l'impression d'être fatiguante, je suis mon propre juge notez, très impartial... mouuais.
Quand Kathy revient et qu'Ana faisait déjà la fête à la maison, c'est l'apogée, kathy elle m'avait manqué, j'ai tenu un mois environ sans elle, c'était rien, c'était du néant sans elle. Je suis quelqu'un sans substance, mais je suis encore plus ce quelqu'un avec, je sais c'est totalement faux. J'ai presque envie de taper dans mes mains comme signal de départ d'une course folle, pour finir cette année bien pas forcément proprement mais bien, j'veux dire, niveau études au moins, le reste c'est un peu moins important, je crois que je fais une grosse fixette sur mes études, j'veux juste obtenir mon année, j'suis prête à tout, et en même temps j'fais pas beaucoup d'effort, c'est antithétique. Et c'est complétement puéril comme comportement, on est d'accord non?
J'vais y arriver, dans mes extrêmes j'atteindrai mes buts, ça en clouera des becs!
samedi 3 mars 2012
Jour spécial, le secret si honteux.
Je n'écrirai pas un long monologue, c'est une tâche qui me semble trop difficile encore pour aujourd'hui. Plus d'un an que je tiens ce blog, l'année dernière aussi j'avais crée un nouvel article pour cette date. C'est ma manière à moi de me remomerer secrètement ce jour là. J'ai besoin de le faire, rien à célebrer si ce n'est beaucoup de souffrances mais cette date elle est en moi, surtout à l'heure qu'il est, j'étais déjà dans mon enfer à ce moment là je pense. Tout a basculé, mes difficultées sont devenues alors des obstacles infranchissables, c'est le troisième 3 mars que je dois surmonter. Ils sont tous terriblement étranges, depuis quelques jours il me hantait, et ce matin aussi en me levant, puis j'ai essayé de me dire que ça n'avait aucune importance et que tout allait bien se passer, mais sans raison je me sens mal, j'ai des grosses bouffées de mal être, de tristesse. Les souvenirs je continue de les chasser, c'est mieux comme ça.
Je vais essayer de sourire quand même, ce soir je ne dois pas partir dans un élan de déprime, l'après horreur, cette journée est pleine d'angoisse et d'étape, l'avant, le pendant qui est maintenant et surtout aussi le après qui fût terrible mais qui n'est autre en fait que ma vie depuis tout ce temps.
Je ne me sens pas le courage de trop écrire, les angoisses risquent de monter sinon je ne refuse de trop me souvenir, je veux juste marquer ce jour, comme chaque année, combien d'année ça continueras? Je craindrais cette date tout le reste de ma vie? Et je serai souillée pour toujours, malade de supporter cette chaire.
C'est la vie, il s'avère que parfois elle semble t'avoir donné un tel coup de pelle dans la nuque que la douleur perdure, que le choc tarde à passer. C'est un des aléas de la vie, elle t'offre de beaux cadeaux mais parfois aussi elle te brise. Le cailloux est fait pour s'user, nous sommes tous pleins de cicatrices, on tombe, on se blesse et on se relève différent à chaque fois, mais on se relève et on est toujours le petit caillou que nous sommes.
Je vais essayer de sourire quand même, ce soir je ne dois pas partir dans un élan de déprime, l'après horreur, cette journée est pleine d'angoisse et d'étape, l'avant, le pendant qui est maintenant et surtout aussi le après qui fût terrible mais qui n'est autre en fait que ma vie depuis tout ce temps.
Je ne me sens pas le courage de trop écrire, les angoisses risquent de monter sinon je ne refuse de trop me souvenir, je veux juste marquer ce jour, comme chaque année, combien d'année ça continueras? Je craindrais cette date tout le reste de ma vie? Et je serai souillée pour toujours, malade de supporter cette chaire.
C'est la vie, il s'avère que parfois elle semble t'avoir donné un tel coup de pelle dans la nuque que la douleur perdure, que le choc tarde à passer. C'est un des aléas de la vie, elle t'offre de beaux cadeaux mais parfois aussi elle te brise. Le cailloux est fait pour s'user, nous sommes tous pleins de cicatrices, on tombe, on se blesse et on se relève différent à chaque fois, mais on se relève et on est toujours le petit caillou que nous sommes.
mardi 14 février 2012
La maladie des petites poupées
La maladie des poupées. Le teint pâle, diaphane, la peau en décoloration, qui te fige comme de cire, ou de porcelaine. Le regard vide, le regard d'une poupée, un objet sans âme et sans vie. Le corps étroit et sans forme, le corps d'un pantin, un corps qui manque cruellement de l'énergie des hommes, qui n'a que la fatigue d'un bonhomme de bois tout raide, rigide et rouillé. Qui grince à chaque pas. Les poupées ne mangent pas et se meurent à feu doux, les poupées sont des objets du divin, parfaits dans ce qu'il y a de qualifiable dans ce mot, parfaits aux yeux de qui?
La gorge toute fragile à cause des vomissements. Les jambes sans force à cause du sport à outrance, les paillettes aux yeux, mais sous le signe du presque malaise, pas de belles paillettes non pas celles là. Les yeux creusés par des çernes, fatigue de survivre à la vie. Les larmes aux coins de l'oeil, qui essaye de pas sortir tout le temps, pour essayer de se montrer forte aux yeux des autres. Mais de la force et de l'espoir il n'en reste plus guere, la maladie se nourrit de ça pour dissoudre ses victimes. L'âme morose, la poupée déhambule dans le froid, recroquevillée sur elle même pour vainement se protéger d'un froid qui vient du dehors mais qui l'habite aussi au plus profond de ses entrailles. Le froid perpetuel de la dénutrition. Elle esquisse des sourires la petite poupée, elle veut montrer le peu de soleil qui lui reste, le peu d'energie, le peu de vie que la maladie ne lui a pas volé elle l'utilise pour autrui.
14 fevrier, la saint valentin, la fête des amoureux, la fête de notre liaison chère anorexie. Tu es ma plus longue relation à présent je m'offre à toi entièrement. Maltraitance conjugale, tu m'aimes mais tu me détruis et moi je me laisse faire. J'ai peur de toi, tu veux me tuer? En secret en plus, tu veux que personne sache que tu me destine un sort tragique. Tu veux pas que j'en parle autour de moi, tu veux pas que je crie au secour. Oh douce maladie que veux-tu faire de moi? Je suis une poupée c'est ce que tu voulais non? J'imagine pas ma vie sans toi, tu ne te lasseras pas de moi, tu veux tout prendre, tout aspirer, tu veux ronger jusqu'au dernier lambeau de ma dépouille, tu me l'as dit. J'aimerai mourir maintenant si je pouvais, t'offrir ce que tu veux absolument et que tu me laisse tranquille dans mon repos eternel, je suis fatiguée, epuisée tu sais. J'ai envie d'abandonner la bataille, mais te laisser gagner si facilement? Oui.. mais non tu veux pas encore que je parte, moi je voudrai m'enfuir mais je ne peux pas, j'ai l'impression que la fin de notre liaison n'arrivera que les pieds par devant dans mon lit de mort. Ca fait mal Ana. Tu sais ce que tu as fais de moi, tu peux l'admirer. Je suis ta parfaite disciple. Pourquoi j'ai accepté ta présence? Comment on s'est rencontré déjà? Jour maudit, me voila malade de toi.
Anorexie, maladie des funèbres poupées humaines, fragile porcelaine, elles tombent et se brise, le vent les affaiblit. Offrez leur un sourire, rechauffez les elles ont si froid. C'est la seule chose qu'on pourrait me proposer, j'accepterai peu de chose, à cause de cette chère compagne, mais si vous voulez me donner un peu de chaleur, c'est volontier, il fait si froid chez moi...
mercredi 1 février 2012
La loi du vide, le vertige : entre peur et désir
Le vertige, la peur du vide ou l'attraction incontrôlable de ce même vide? Qui nous tend à chuter... (et à le craindre)
Entre rires et larmes.
Pulsion de mort, envie de passage à l'acte. Ca va passer comme d'habitude.
Silence et solitude, ça me pèse. Qui m'a rendu si muette que je le tue?
Il y a des souvenirs qui ne partiront pas, ils ne peuvent pas. Il y a des choses qu'on ne peut pas effaçer. Comment avançer, tourner la page c'est facile dans certains cas, on peut essayer de tourner la page de certaines relations, de certaines douleurs. C'est toujours dur, mais il y a des choses, des choses qui vous ecartent radicalement du "bon chemin" vous pourrez vous rattraper, avançer, mais ça restera là, présent, comme un boulet. Des choses dont on a du mal à parler ou dont on ne parle pas. Des choses qui sont notre vécu. Comment oublier la psychiatrie, comment oublier ces hurlements en pleine nuit qui t'empêchent de fermer l'oeil et te font réclamer un autre comprimé à l'infirmière. Comment oublier ce que tu as vu. Comment oublier les traçes sur ton corps qui te font rappeller tous les jours que t'es une personne instable, que t'as peté un cable. Comment oublier ces infirmiers qui te parlent comme à une personne différente, et les heures des medicaments. Comment oublier la clinique et ces longues minutes debout dans le couloir comme des prisonniers à attendre ton tour pour tes comprimés. Ces grillages qui entouraient le "jardin". Les gens qui sortaient, et toi parquée dans ton enclos. Une personne m'a faite tenir en clinique, et en dehors on a perdu contact, rencontrer une personne dans ce genre d'endroit, c'est pas developper une amitié, on m'avait prévenu et j'pensais à l'exception mais c'est trop dur de passer outre la detresse de ce moment là pour fonder des bases d'une véritable amitié.
Je sais que ce n'est pas grave mais j'ai beau faire des efforts, je me sens comme en décalage, personne ne me le fait sentir mais moi je le sens. Il y a quelque chose en moi qui est brisé, une certaine innocence, naïveté qui a disparu et que malgré tous mes efforts je ne peux pas véritablement retrouver, je peux feindre l'optimisme mais je sais que je serai toujours la même, je peux feindre l'oubli mais je ne peux pas effaçer mon passé, je ne peux pas effaçer mon présent empreint de troubles alimentaires, empreint d'une instabilité qui me fait sans cesse craindre une nouvelle depression "psychotique", je ne peux pas effaçer ces envies de mort qui me prennent parfois, pas effaçer mes cicatrices, pas effaçer ma douleur. Je ne peux pas effaçer le pourquoi du comment, pas effaçer mon envie de défonce sans cesse présente, pas effaçer ma vie en fait. On doit avançer tel qu'on est. Je sais que je ne suis pas seule à avoir vécu ça et que chacun à sa manière a vécu des choses difficiles, mais le monde est si hypocrite qu'il donne une impression de stabilité et de perfection que je n'arrive pas à trouver chez moi, et je sais que tout le monde a des failles mais j'arrive à en faire abstraction sur les autres, mais pas avec moi. .. Et dans mon quotidien, je n'ai pas non plus un million d'amis qui ont connu l'hp. En fait de ce que j'en sais, une, et je l'ai rencontré dans un contexte de trouble alimentaire.
Je me sens comme ... un monstre, j'en ai marre de me sentir comme ça, mais j'ose pas parler de mes souffrances par ce que je les sens pas receptibles à un auditoire qui ne peux pas les comprendre. Si on a pas vécu ce que j'ai vécu, dites comme ça, à nues elles peuvent être écoutées mais peuvent peut être choquer quelques uns, ou juste interloquer, on amener le silence par ce qu'on a pas les mots pour y répondre. Je veux pas mettre mal à l'aise j'aime pas ça, je veux pas m'appitoyer sur mon sort alors je garde, et ça fait mal comme d'habitude, je commence à bien connaître cette sensation mais je la déteste toujours autant. Chacun sa vie, sauf qu'il y en a qui assument leur passé, leur vécu, leurs difficultées et s'exprime et osent demander de l'aide à leur proche, moi je vis dans la honte, la culpabilité et me terre dans mon destructeur et douloureux silence.
Entre rires et larmes.
Pulsion de mort, envie de passage à l'acte. Ca va passer comme d'habitude.
Silence et solitude, ça me pèse. Qui m'a rendu si muette que je le tue?
Il y a des souvenirs qui ne partiront pas, ils ne peuvent pas. Il y a des choses qu'on ne peut pas effaçer. Comment avançer, tourner la page c'est facile dans certains cas, on peut essayer de tourner la page de certaines relations, de certaines douleurs. C'est toujours dur, mais il y a des choses, des choses qui vous ecartent radicalement du "bon chemin" vous pourrez vous rattraper, avançer, mais ça restera là, présent, comme un boulet. Des choses dont on a du mal à parler ou dont on ne parle pas. Des choses qui sont notre vécu. Comment oublier la psychiatrie, comment oublier ces hurlements en pleine nuit qui t'empêchent de fermer l'oeil et te font réclamer un autre comprimé à l'infirmière. Comment oublier ce que tu as vu. Comment oublier les traçes sur ton corps qui te font rappeller tous les jours que t'es une personne instable, que t'as peté un cable. Comment oublier ces infirmiers qui te parlent comme à une personne différente, et les heures des medicaments. Comment oublier la clinique et ces longues minutes debout dans le couloir comme des prisonniers à attendre ton tour pour tes comprimés. Ces grillages qui entouraient le "jardin". Les gens qui sortaient, et toi parquée dans ton enclos. Une personne m'a faite tenir en clinique, et en dehors on a perdu contact, rencontrer une personne dans ce genre d'endroit, c'est pas developper une amitié, on m'avait prévenu et j'pensais à l'exception mais c'est trop dur de passer outre la detresse de ce moment là pour fonder des bases d'une véritable amitié.
Je sais que ce n'est pas grave mais j'ai beau faire des efforts, je me sens comme en décalage, personne ne me le fait sentir mais moi je le sens. Il y a quelque chose en moi qui est brisé, une certaine innocence, naïveté qui a disparu et que malgré tous mes efforts je ne peux pas véritablement retrouver, je peux feindre l'optimisme mais je sais que je serai toujours la même, je peux feindre l'oubli mais je ne peux pas effaçer mon passé, je ne peux pas effaçer mon présent empreint de troubles alimentaires, empreint d'une instabilité qui me fait sans cesse craindre une nouvelle depression "psychotique", je ne peux pas effaçer ces envies de mort qui me prennent parfois, pas effaçer mes cicatrices, pas effaçer ma douleur. Je ne peux pas effaçer le pourquoi du comment, pas effaçer mon envie de défonce sans cesse présente, pas effaçer ma vie en fait. On doit avançer tel qu'on est. Je sais que je ne suis pas seule à avoir vécu ça et que chacun à sa manière a vécu des choses difficiles, mais le monde est si hypocrite qu'il donne une impression de stabilité et de perfection que je n'arrive pas à trouver chez moi, et je sais que tout le monde a des failles mais j'arrive à en faire abstraction sur les autres, mais pas avec moi. .. Et dans mon quotidien, je n'ai pas non plus un million d'amis qui ont connu l'hp. En fait de ce que j'en sais, une, et je l'ai rencontré dans un contexte de trouble alimentaire.
Je me sens comme ... un monstre, j'en ai marre de me sentir comme ça, mais j'ose pas parler de mes souffrances par ce que je les sens pas receptibles à un auditoire qui ne peux pas les comprendre. Si on a pas vécu ce que j'ai vécu, dites comme ça, à nues elles peuvent être écoutées mais peuvent peut être choquer quelques uns, ou juste interloquer, on amener le silence par ce qu'on a pas les mots pour y répondre. Je veux pas mettre mal à l'aise j'aime pas ça, je veux pas m'appitoyer sur mon sort alors je garde, et ça fait mal comme d'habitude, je commence à bien connaître cette sensation mais je la déteste toujours autant. Chacun sa vie, sauf qu'il y en a qui assument leur passé, leur vécu, leurs difficultées et s'exprime et osent demander de l'aide à leur proche, moi je vis dans la honte, la culpabilité et me terre dans mon destructeur et douloureux silence.
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