Ecouter cette chanson en boucle, laisser la mélancolie profonde s'emparer de vous, sentir s'épaissir le flux noir, gluant qui coule dans mes veines, qui monte jusqu'a mon coeur et le rend lourd, visqueux. Pitoyable, combien de fois ai-je déjà utilisé ce mot pour me définir? Ridicule, risible... Profondément instable, le vent morne de la dépression s'empare de mon âme, le temps gris qui pleut mon désarroi ne s'arrête pas d'être sombre, gris.
J'ai besoin de lumière, de beaucoup de lumière, de sourire, je suis en manque de chaleur humaine, en manque de tout, de ne pas voir le dehors autrement qu'en allant en cours ou en teuf je deviens fade. J'ai besoin de savoir que ce lieu n'est pas que tristesse, mais je ne peux pas. Prisonnière de ma loyauté à la con qui me rend obsessionelle, je n'ai besoin de personne de plus, j'ai peur des étrangers, peur qu'ils ne me volent... quoi d'ailleurs? Peur qu'ils m'éloignent de ma fidelité possessive... je suis possessive. Je m'effrais moi même, d'en prendre conscience maintenant, un bref instant de lucidité qui me déprime, je me prive pour mieux me restreindre, je suis en manque, en manque de joie, en manque de tout. Je suis carençée de la vie pour compenser un excès corporel qui gêne mes déplacements, je suis trop lourde pour bouger, tout m'épuise, marcher, monter des escaliers, rester debout même, je suis un amas de fatigue, un lourd corps qui ne porte plus son poids, est-ce mon corps qui est si lourd que je fatigue ou est-ce la depression qui me rend lourde? Je me pose la question... Les deux peut-être... Je pourrais passer des journées entières allongée sur mon canapé ou sur mon lit que je serais encore épuisée, que je n'aurai aucune force. Quand est-ce que cela va s'arrêter? Quand est-ce que je vais me ressaisir? Le temps est long et en même temps extrêmement rapide, les années défilent sans aucune amélioration, c'est effrayant le temps qui passe et que je perds, et que je vois s'envoler avec regrets, regrets de ce dont je ne souviens plus et que je crève d'envie de retrouver, je me meurs à attendre un retour en arrière qui n'arrivera jamais. Refus du présent, refus de l'avenir, je vis dans le passé continuellement, je vis dans le passé d'une jeune fille de seulement 19 ans qui ne devrait rien regretter et tout projeter, mais je ne peux pas, j'en suis incapable.
Je cherche des solutions pour m'en sortir, des choses simples mais rien ne me soigne, le problème est sûrement que je dois fuire la lumière, me complaire dans cet état léthargique, pourquoi, qu'est-ce que ça peut donc m'apporter dont je ne puisse me passer présentement? Peut-être juste aurais-je peur de ce dont je n'ai plus idée, de l'autre partie de moi, de la vie que j'attends sans désirer qu'elle n'arrive. Peur d'un bonheur que je pourrais perdre, que l'on pourrait me voler. Peur de me perdre, de n'être plus rien sans tout ça, car être je ne sais plus le faire autrement, je n'ai plus aucune notion de qui je suis, de qui je devrais être. Je me suis perdue, je me suis tant hais que je n'ai plus d'identité propre, me reconstruire, me recréer, me reconnaitre, j'ai peur de ce que je pourrais voir, comprendre, apprendre sur moi. J'ai peur de mon execrabilité, je préfère me hair injustement et abusivement, au moins aucune suprise. Comment m'aimer, on ne peut pas aimer les inconnus, pas si facilement, pas cette étrangère avec laquelle je vis depuis quelques années. J'ai dérivé, où est le port?
Rembobinez moi, remontez le compteur à zero, zero kilo, zero problème, zéro moi, zéro larme et zéro âge, zéro violence et haine. ZERO kilos pour tous les anti(s) heros. Zéro, le parfait et l'imparfait, la ligne médiane, harmonie du cosmos, le mystère et l'omniscience. Rendez moi mon zéro, j'ai besoin de savoir d'où je pars pour repartir enfin.
dimanche 14 octobre 2012
jeudi 4 octobre 2012
Summer Breeze - Cocorosie
http://www.youtube.com/watch?v=sFqhWeIlI3A
Exploser en sanglot, pas mon frère non, mais le premier amour de ma vie. A lire, ce sont les paroles.
"You wanna fuck me I already know
You wanna fuck me and toss me back on the floor"
“I breathe in slowly. Food is life. I exhale, take another breath. Food is life. And that's the problem. When you're alive, people can hurt you. It's easier to crawl into a bone cage or a snowdrift of confusion. It's easier to lock everybody out. But it's a lie.”
Exploser en sanglot, pas mon frère non, mais le premier amour de ma vie. A lire, ce sont les paroles.
"You wanna fuck me I already know
You wanna fuck me and toss me back on the floor"
“I breathe in slowly. Food is life. I exhale, take another breath. Food is life. And that's the problem. When you're alive, people can hurt you. It's easier to crawl into a bone cage or a snowdrift of confusion. It's easier to lock everybody out. But it's a lie.”
jeudi 20 septembre 2012
Elle ne se souvient pas de tout... elle ne se souvient pas, mais elle sait
Je me suis perdue, c'est officiel. La rage est revenue après ce dernier message, oui, le miel devient à nouveau vinaigre, ce n'est peut être pas plus mal. J'ai convulsé de mon âme à nouveau, j'ai vomis mes larmes dans ma cuvette, j'ai vomis ma tiédeur dans le sang ulceré qui sortait de mon estomac. Le vinaigre de l'aigreur qui me perçait les entrailles, remontant dans la gorge d'une brûlante vivaçité. J'ai coupé ma peau, j'ai coupé la viande pour mieux l'emballer, sous vide. Le sang comme une caresse le long de mon bras, le sang chaud de la vie revulsée qui me revient, ma vie me revient quand je la brise. Ma vie me revient quand je ne suis plus rien. Puis à petit pas, j'ai tourné dans ma prison dorée, à petit pas j'ai trouvé les cachettes, à petit pas j'ai ouvert les petites boites, à petit pas j'ai recroisé les comprimés, ils étaient là, sages et me hurlaient de revenir, leurs cris déchirants m'empêchèrent de lutter, je les ai reconforté, dans ma main ils allaient mieux, dans mon estomac ils étaient enfin endormis, leurs larmes sèches. Et moi aussi, j'étais allongée, en guerre mais au repos, l'esprit vif et le corps mort, comme si elle était là, ma douche Kathy.
Escapades chaotique, un mois s'écoule et une vie s'agite, cet incroyable manège qui tourne dans mon crâne, ces enfants qui hurlent de peur et rigolent en même temps sur les petits chevaux qui tournent et qui tournent, parfois même ils volent et se cognent aux parois de mon crâne. Qu'est-ce qui est réel qu'est-ce que ne l'est pas? Les anti-douleurs, c'est pour quand les chevaux me font mal à la tête, c'est une douleur comme une autre, et les calmants, c'est pour quand le manège va trop vite, les enfants ont peur. Pourquoi je ne peux pas échanger ma place avec un de ces enfants? Pourquoi je ne pourrais pas monter sur le manège moi? Plutôt que d'en subir les multiples tours, ça me donne la tête qui tourne, les vertiges du soir, le manège me fait tanguer ces derniers temps. C'est injuste, c'est typiquement humain, l'injustice victimisante que l'on devrait accepter mains tendues avec dignité.
Elle me manque, elle me manque, je me manque. Je me suis perdue et je ne me retrouverai jamais, je commençe à en acquérir la certitude, le temps a defilé comme un train, trop vite, et je l'ai perdu au passage, en ayant la prétention de croire qu'il était lent, mais je l'ai laissé filé le train, me laissant agir comme une furie sans me prévenir qu'il avançait avec mes erreurs dans mes valises. J'aurai voulu partir sans rien emmener, partir sans me retourner, j'aurais été tout autant perdue, peut être même que je serais au même point. J'ai la rage au coeur, la rage aux tripes, la douleur dans mes entrailles, j'ai le vide plein le corps et des plombs plein la tête. Je vais tomber en avant, comme un culbuto à l'envers, je pourrais tenir en équilibre sur ma tête, avec tout ce plomb qui m'a alourdit les pensées. Vieille de trop peu avoir vécu, vieille de trop avoir cherché à nettoyer en toujours salissant plus. Vieille femme de ménage de 19 ans, frotte sans cesse son propre sang, frotte sans cesse sa propre vie qui tant qu'elle coule est encore là, le jour où il n'y aura plus rien à frotter, la vie sera partie. Rendez moi mon enfance, maître du temps, faites quelques chose. Laissez moi mon âge regressez la douleur, réapprenez moi à vivre monsieur le temps, j'ai seché votre enseignement au profit du néant.
Je suis une montgolfière, une ancienne mongolfière, il faut me lester sinon je ne pourrais pas m'élançer dans le ciel, au milieu des nuages, il faut enlever du poids, je suis lourde, lourde lourde dans ma tête, et peut importe les grammes et les kilos que j'ai perdu ou pris, ou vomis, peut importe le poids, je n'arrive plus à m'élançer depuis si longtemps. Je tombe, culbuto culbute.
mercredi 22 août 2012
"Mon péché, mon obsession. Désir fou qui me tourmente, qui me tourne en dérision, qui me déchire et me hante "
Après l'hiver froid, après les tremblements, après les rebords coupants et les jours gris sans joie, j'ai sombré dans l'illusion chaude et douce de l'espoir. Un nouveau et un beau leitmotiv avec des yeux vivants, des bras saisissants, avec du calme et qui ne soit pas une photo d'une fille squelettique qui renchérisse ma psychose pour éviter la dépression qui s'amorçe encore.
Plusieurs phases à traverser alors, l'euphorie qui est encore douce et naïve, pas encore d'effort à faire, ensuite il faut un peu donner de soi, pour donner suite à cet instant qui semble nous hanter, pour savoir si c'était juste la drogue qui rendait cette personne belle ou si c'était autre chose. Cette phase là, elle s'accompagne de peur. La peur ce sentiment qui ne cesse de m'envahir, qui m'enferme dans une prison faussement dorée, qui me pousse à rester sur mes gardes, à fuir, et détruire chaque chose qui pourrait mettre à mal cette sorte d'équilibre que j'ai fondé pour me protéger.
Ensuite il faut passer à l'attaque, et étrangement la peur n'est pas si intense, il y a de l'envie, du sourire, pour une fois les choses telles que la drogue ou l'anorexie ne sont plus en haut du piedestal, l'espace d'un instant on arrête de vivre uniquement pour soi, dans sa complaisance egoïste de personne qui aime souffrir. Et cet instant, qui s'étale à peut près deux jours, cet instant il nous confronte à la situation dans laquelle on est. Je n'ai jamais autant prit conscience du fait que la vie que je m'inflige à ce jour n'est pas normale, que ma manière de m'alimenter n'est pas saine, que je suis épuisée physiquement et moralement, je manque de force, mon corps va mal. Ma tête aussi. Je prends conscience que j'ai peur de moi même c'est donc cela qui fait que j'ai peur d'absolument tout, puisque déjà mon moi m'effrait, comment alors pouvoir vaincre le reste?
Je suis coinçée dans un schéma qui me brise et plus je m'y enfonce en pensant qu'il me sauvera et pire ça sera. J'ai ce temps là prit conscience de tout ça. Et un instant je me suis projetée dans l'avenir, un instant alors j'ai eu envie de vivre sans drame, sans larme et sans destruction, j'ai eu envie de vivre et c'était si étrange que j'en suis restée quelques jours après encore parfumée à l'odeur de cet instant. Sauf que la paranoia reprend son cours, et je me dis et que ma crasseur, mon immondice saleté est ce qui a fait et qui fera que ce moment sera imparfait, que je ne pourrais le revivre, je suis si sâle que la fuite était la seule issue. J'avais merité d'y gouter, à ce semblant de sourire, sauf qu'il me semble que c'était une offre limité, et qu'on me l'a reprit.
Je ne ressors pas meilleure, je suis perdue, j'ai encore plus peur d'être seule, je le supporte encore moins, par ce que je n'ai plus la force de me détruire, du moins si mais je suis si faible, et pour une fois je n'ai pas provoqué cette faiblesse pour me détruire alors je ne comprends pas. Je ne me comprends plus, je m'angoisse de moi même et mon reflet est dur, coupant. Je ne me reconnais plus, moi le bourreau, ce bourreau me manque, je le sens si fatigué. Il peine avec sa hache, je voudrai tant qu'il revienne, et ne me laisse pas seule, triste, à ne rien faire, m'occuper dans les rasoirs, la drogue, dans la folie, pleurer, délirer, pourquoi je suis si objective d'un coup, pourquoi je me retrouve seule façe à la réalité? Je savais que ça serais dur d'être seule à mon appartement, et j'ai invité des amis pour fuir l'instant que je suis en train de vivre aujourd'hui, c'est le premier jour et c'est presque terminé, cela dit j'ai terriblement peur et je me sens terriblement terrifiée, je voudrai que quelqu'un arrive, vite! Que quelqu'un me sauve de moi, me dise que ça ira, bon sang! Ecorchez moi, remettez moi à vif, je fonctionne mieux revulsée, là je suis mielleuse et deprimée, et cet état est le plus ridicule et le plus pitoyable de tous, blessée dans sa tyrannie, je suis la candeur qui s'écroule, je suis la honte qui se cache, je suis le bonheur qui se feint et s'étiole sans que l'on ne puisse se rendre compte qu'il commence à s'échapper. J'ai tant voulu y croire alors que je savais très bien qu'il ne le fallait pas, je ne supporte même pas ma propre autorité, alors hop, les pieds dans un nouveau piège, le pire, c'est qu'il fait peut être lui aussi exactement la même chose, il le sait, je le sais. On en a parlé, de la fuite... Je ne sais pas dans quel état je vais encore finir, il faut croire que j'ai le bon radar pour faire des idioties, je ne voulais absolument pas regretter mon aventure, la vivre comme un voyage initiatique, y déposer du rêve ephémere sans regret, et alors que ça me semblait correct voila que ça ne me suffit plus, voila que je ne tiens pas la promesse que je me suis faite.
La douce euphorie alors s'envole comme un papillon qui, mourrant va chercher un lieu pour y déposer sa sublime charôgne d'être infiniment gracieux. Et dans une demi secousse de larmes, je ne trouve plus la flamme qui me ferait fondre en un sanglot bruyant et long, qui me couperait le souffle, me ferait hurler entre deux larmes, dans une position de detresse qui disloquerait mon corps gémissant et sanglant de ses plaies, ces libertées, ces forces que j'ai perdu sans l'ivresse des illuions. L'avenir, ce bonheur auquel j'ai eu envie de prétendre, mais où était le carpe diem? Il faut compter sur l'espoir bancal de ceux qui ne croient plus en leur lendemain mais qui part fierté garde faussement la tête bien haute, c'est toujours comme ça j'ai accomplis depuis des années mon travail de vivre, et je n'ai jamais vraiment baissé les bras, alors que là me voila complétement molle, envie de fuir, d'abandonner, et impossibilité totale en même temps. Plus prisonnière encore de ma raison de que de ma folie, je me retrouve à vouloir sans pouvoir, à vouloir sans flamme, à rêver dans la crainte, dans le rechauffé, plus de brûlant ni de glaçial je suis dans le rechauffé. Le médiocre, ma hantise. Je ne peut durer longtemps dans cet état là, il est impossible à tenir, et j'en ressortai clouée au lit de si peu de passion enchainé à tant d'espoir;
Je veux retrouver ma flamme, ode à la convulsion intérieure, la seule chose qui puisse me réanimer
mercredi 1 août 2012
Elle tient la hache entre ses doigts immondes
Celle que l'on nomme coupable. Je suis comme un tyran, celle qui fait tant de mal à ses parents en se détruisant, qui provoque et les dérange et ne cesse de mettre en péril l'amour qu'ils ressentent pour elle. Celle qui complexe tellement sa soeur d'être écoutée par tous, la charismatique intellectuelle qui lui vole l'attention qu'elle désire, alors qu'il y a quelque années elle n'était qu'un sous objet, qu'une demi personne qui suit et qui subit sans que personne ne l'aide vraiment ou ne s'en préoccupe vraiment.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
vendredi 13 juillet 2012
Lettre fictive adressée à Ana.
Imaginons, oui imaginons que tu est vraiment réelle, et que tu pourras lire ces mots, alors écoutes bien, lis bien ça ma chère Ana. Je t'ai aimé, comme jamais je n'ai aussi puissament offert mon coeur et mon âme, comme pour t'offrir l'ultime exclusivité. J'ai delaissé l'amitié, j'ai fuis l'amour, j'ai tiré la langue au bonheur pour ton doux spectre. J'ai versé tant de larmes qui t'étais dédiées, comme des cris au secour, qui t'étaient adressés. J'ai laçeré mes bras au rasoir, j'ai gravé ton nom sur mon corps pour que tu en sois flattée, pour que tu m'aimes, pour que tu m'aides, pour que tu me rendes heureuse et pleine d'assurance, pour que tu me sauves. Je t'ai offert mes grands froids d'hiver et mes chaleurs estivales, je t'ai offert les doux printemps de mon adolescence, et les gris automnes qui s'avéraient prometteurs puis décevants. Je t'ai fabriqué un immense piedestal qui te laisserais la place de croitre à ta guise, pour prendre puissance et ampleur et accomplir ton travail sur moi avec plus de force.
Tu t'es presentée en amie, Ana c'était touchant, c'était si doux pour moi, je n'imaginais pas qui tu étais vraiment, je n'aurai jamais cru que ton prénom aurait vraiment pu signifier ce qu'il signifiait pourtant déjà, anorexie mentale. J'étais naïve, blessée et quand j'ai vu au loin miroiter ta belle lumière, je voulais l'être cette lumière, j'avais besoin de guérir, j'avais besoin qu'on me soigne, qu'on me sauve, j'étais blessée et je n'en mesurais pas l'ampleur, alors quand je t'ai vu au loin j'ai trepigné de joie, tu allais changer ma vie. J'avais l'intime certitude qu'avec toi je deviendrai une jolie fille, belle, mince, intelligente, respectée et enviée. Que les gens m'aimeraient pour mon apparence, mon intérieur était si densement souillé que j'en priais la négation. Je voulais le réparer par le biais de mon apparence, j'ai vraiment cru que mon problème était mon corps, et que ma douleur venait de ça, j'ai crée un complexe de toute pièce, et tu m'as promis de m'aider. J'ai vu de la graisse, de la grosseur, j'ai vu de l'embonpoint là où il n'y avait qu'un corps normal qui n'avait rien de mauvais, et tu étais là pleine de promesse. Et je me croyais forte à maitriser mes repas, je me croyais forte en commençant à les sauter. Je me sentais pousser des ailes dans le dos, d'entendre les gens me questionner, car eux n'en étaient pas capables, soumis à leur besoin animal de manger, moi j'étais forte, j'avais du contrôle, moi j'allai être mince, la plus mince de toute, j'étais très loin de la fille victime de ces murs délabrés, j'étais une battante, un don quichotte contre ses moulins à vents, j'étais ta proie, tu étais mon gourou. Mon être te dediais un defi à la vie, une provocation à la mort du corps et de l'âme.
Moi malade? Surement pas, j'avais du poids à perdre alors je voulais le perdre, c'était simple dans ma tête, cependant à côté les noeuds d'une folie psychotique et d'une fureur addictive trépignaient et s'entrelaçaient au loin. Mais je ne les voyais pas. Tu as si bien su trouver le bon moment Ana, c'était un moment parfait pour ton arrivée, feutrée dans mon déni, dans ma peur d'affronter la réalité, feutrée effrayée dans mon corps malsain à exterminer, dans ma tête stupide à dompter, dans ma perte de contrôle absolue, feutrée dans la honte et la dissimulation, dans le silence des mots que personne n'interprete. A part une seule personne, mais toute cette honte a su éloigner le sujet, mais il savait, je crois qu'il avait comprit mais j'ai eu si peur, si peur qu'il ai comprit, et qu'il cherche à me le faire comprendre, j'ai fuis à la réalité qui est sortie de ma bouche en un lapsus, et à sa réponse, et à son aide. Tu as immédiatement pris le contrôle, doucement au début, mais quand je suis sortie tu étais là, quand je suis rentrée chez moi tremblante tu étais déjà là avec ce vide à l'âme et au ventre, au loin tu as du observer l'instant et accourir, peut être cherchait tu vraiment à me sauver, la preuve est que je suis protegée pour l'instant, depuis ta présence ana, je suis protegée de ça.
Le fond de cette lettre fictive Ana, je vais essayer d'y venir, plutôt que de fignoler avec des formulations de phrases qui ne font que m'éloigner du message, tourner autour du pot j'adore faire ça, je sais manier l'art de ne rien dire en tentant de le faire d'une manière agréable, ne rien dire d'une très jolie manière, le mieux possible afin que l'on ne remarque rien. C'est tout un art, l'art de se taire sans avoir l'air de se taire, l'art de ne pas trop de dévoiler sans avoir l'air trop timide, se donner une impression de verve dans un immense mur de silence, une muraille de chine de silence. Tu sais Ana, en grandissant j'ai appris en fait que la stabilité ne serait peut être pas quelque chose pour moi, que j'avais un fond étrange, que j'étais fragile tout en me donnant l'impression d'être indestructible, cependant j'ai aussi compris que fragile n'était pas la négation de la force et que la force n'était pas dénuée de fragilité. J'ai appris que la confiance en soi est quelque chose de dur à gagner et que pour la posséder réellement il faut savoir avoir de l'estime pour soi même mais aussi du respect pour les autres, et qu'elle ne dépendait pas seulement des apparences, j'ai appris que la beauté était relative au nombre d'humains sur Terre et que la confiance en soi ne peut naître de ce qu'on croit être la beauté. Toi tu prêches les principes presque opposés, et pourtant je ne peux me détacher de toi, une partie de moi t'es encore devouée comme à terre, agenouillée. Ma raison grandit mais mon coeur lui s'offre encore à tes illusoires oasis, ainsi qu'a celles de mes besoins toxiques autres. Mon coeur bat encore, je suis vivante, je me sens vivante grâçe à toi mais tu me tue. Je t'ai offert du temps, mon temps innocent, tu me l'as derobé, et je vacille entre rancune, tristesse, regret et... passion, je ne peux pas te renier, pas te hair trop longtemps, c'est impossible, tu fais partie de moi, tu es moi, mon identité la plus prenante, grandir et prendre moins de place, savoir se faire petite, savoir s'effaçer tout en ne jamais s'effaçant vraiment, graver sa place à l'encre des larmes, graver sa place au sang impesable, impalpable d'un corps dissout.
En acceptant de te rencontrer, de te connaître, j'ai enclenché un terrible mécanisme, une machine de guerre qui envoit ses missiles contre mon âme et mon corps. J'ai toutes les larmes et tous les regrets coinçés au fond de ma gorge abimée d'avoir trop été serrée, d'avoir trop fumé, crié, vomit. Il en tremble de terreur de ce corps de tout ce qu'il a vu, ressenti, enduré. Du sang etalé sur le corps en guise de sacrifice. Putain je vais te dire, tu est une belle salope, toi et tes promesses sectaires, comme si tu étais une solution, comme si tu n'étais pas la maladie vicieuse et malsaine qui ronge mon corps, comme si tu étais une amie, t'as tout brûlé! Tout détruit, cassé! Salope! Je marche en trébuchant, on ne cherche même plus à lutter contre toi, même mes proches ont abandonné, briser mon équilibre dangereux est trop impossible, impensable, angoissant. J'en ai des larmes connasses, plus tout ça, les drogues, les addictions, la folie. Pourquoi? Et maintenant la paranoia. Une vie qui se perd dans des tourments qui la mettent à mal. Un cercle imbrisable de changements d'humeur incessantes. Impossibilité d'avançer, je marche à reculons et me prends tous les murs par derrière. J'te vomis à la gueule Ana, j'me mets les doigts au fond de la gorge en ton honneur, tu me fouts la gerbe, j'te vomis mon vide et ma haine. Je vomis les horreurs que tu m'as offert avec euphorie. Je n'ai pas vomis depuis un mois ou plus il me semble, et cela j'en suis fière, et je me felicite que moi pour ça! Peut-être moins.. j'oublie la mémoire est mon ennemie. Mais en tout cas, chaque petite victoire je te la balançe qu'elle te fouette ton abstraction de corps parfait que je blâme et que je hais.
Avec tes idéaux, j'ai repoussé, j'ai envoyé au loin mes chances d'aller mieux, de guérir de ma blessure profonde. J'ai grandi aussi grâçe à toi, mais j'ai repoussé l'amour qui m'effrayait tant, tu m'en as eloigné, je me comblais moi même en mon être, j'étais ma création et ma destruction, j'en devenais matrice et phallus presque, je n'avais besoin de personne j'étais en harmonie avec le cosmos, illusoire harmonie qui me fait payer chaque jour les mauvais choix que j'ai fais, qui me fais comprendre le temps perdu, les larmes versées, qui me montre mon vide intégral, j'ai crée trop de vide, vide stomacale, vide du tout, de mon corps, de mon coeur, un desert de glaçe. Comment ne pas avoir de regret, on dit toujours qu'il ne faut pas en avoir, et avançer dans la vie, le problème c'est que je peine à trouver des avantages dans les erreurs que j'ai faites. J'aurai aimé avoir de quoi au moins me dire que j'ai été forte, mais j'ai uniquement su être Folle... Instable, psychotique, paranoiaque, autodestructrice. Et j'attends la bouee de secours alors que je sais qu'elle est à l'intérieur de moi, et que personne n'a à me sauver, je voudrais tellement qu'on me sauve, .. egoiste. Mais ça sonne comme une solution facile, sans remise en question, mais pour m'en sortir, je dois me remettre en question, affronter mes peurs, la verité, pleurer, souffrir enfin véritablement, affronter mes blessures, les comprendre et avançer, et ça c'est la mer à boire...
L'océan à la nage.
Je dois essayer, merde!
Tu t'es presentée en amie, Ana c'était touchant, c'était si doux pour moi, je n'imaginais pas qui tu étais vraiment, je n'aurai jamais cru que ton prénom aurait vraiment pu signifier ce qu'il signifiait pourtant déjà, anorexie mentale. J'étais naïve, blessée et quand j'ai vu au loin miroiter ta belle lumière, je voulais l'être cette lumière, j'avais besoin de guérir, j'avais besoin qu'on me soigne, qu'on me sauve, j'étais blessée et je n'en mesurais pas l'ampleur, alors quand je t'ai vu au loin j'ai trepigné de joie, tu allais changer ma vie. J'avais l'intime certitude qu'avec toi je deviendrai une jolie fille, belle, mince, intelligente, respectée et enviée. Que les gens m'aimeraient pour mon apparence, mon intérieur était si densement souillé que j'en priais la négation. Je voulais le réparer par le biais de mon apparence, j'ai vraiment cru que mon problème était mon corps, et que ma douleur venait de ça, j'ai crée un complexe de toute pièce, et tu m'as promis de m'aider. J'ai vu de la graisse, de la grosseur, j'ai vu de l'embonpoint là où il n'y avait qu'un corps normal qui n'avait rien de mauvais, et tu étais là pleine de promesse. Et je me croyais forte à maitriser mes repas, je me croyais forte en commençant à les sauter. Je me sentais pousser des ailes dans le dos, d'entendre les gens me questionner, car eux n'en étaient pas capables, soumis à leur besoin animal de manger, moi j'étais forte, j'avais du contrôle, moi j'allai être mince, la plus mince de toute, j'étais très loin de la fille victime de ces murs délabrés, j'étais une battante, un don quichotte contre ses moulins à vents, j'étais ta proie, tu étais mon gourou. Mon être te dediais un defi à la vie, une provocation à la mort du corps et de l'âme.
Moi malade? Surement pas, j'avais du poids à perdre alors je voulais le perdre, c'était simple dans ma tête, cependant à côté les noeuds d'une folie psychotique et d'une fureur addictive trépignaient et s'entrelaçaient au loin. Mais je ne les voyais pas. Tu as si bien su trouver le bon moment Ana, c'était un moment parfait pour ton arrivée, feutrée dans mon déni, dans ma peur d'affronter la réalité, feutrée effrayée dans mon corps malsain à exterminer, dans ma tête stupide à dompter, dans ma perte de contrôle absolue, feutrée dans la honte et la dissimulation, dans le silence des mots que personne n'interprete. A part une seule personne, mais toute cette honte a su éloigner le sujet, mais il savait, je crois qu'il avait comprit mais j'ai eu si peur, si peur qu'il ai comprit, et qu'il cherche à me le faire comprendre, j'ai fuis à la réalité qui est sortie de ma bouche en un lapsus, et à sa réponse, et à son aide. Tu as immédiatement pris le contrôle, doucement au début, mais quand je suis sortie tu étais là, quand je suis rentrée chez moi tremblante tu étais déjà là avec ce vide à l'âme et au ventre, au loin tu as du observer l'instant et accourir, peut être cherchait tu vraiment à me sauver, la preuve est que je suis protegée pour l'instant, depuis ta présence ana, je suis protegée de ça.
Le fond de cette lettre fictive Ana, je vais essayer d'y venir, plutôt que de fignoler avec des formulations de phrases qui ne font que m'éloigner du message, tourner autour du pot j'adore faire ça, je sais manier l'art de ne rien dire en tentant de le faire d'une manière agréable, ne rien dire d'une très jolie manière, le mieux possible afin que l'on ne remarque rien. C'est tout un art, l'art de se taire sans avoir l'air de se taire, l'art de ne pas trop de dévoiler sans avoir l'air trop timide, se donner une impression de verve dans un immense mur de silence, une muraille de chine de silence. Tu sais Ana, en grandissant j'ai appris en fait que la stabilité ne serait peut être pas quelque chose pour moi, que j'avais un fond étrange, que j'étais fragile tout en me donnant l'impression d'être indestructible, cependant j'ai aussi compris que fragile n'était pas la négation de la force et que la force n'était pas dénuée de fragilité. J'ai appris que la confiance en soi est quelque chose de dur à gagner et que pour la posséder réellement il faut savoir avoir de l'estime pour soi même mais aussi du respect pour les autres, et qu'elle ne dépendait pas seulement des apparences, j'ai appris que la beauté était relative au nombre d'humains sur Terre et que la confiance en soi ne peut naître de ce qu'on croit être la beauté. Toi tu prêches les principes presque opposés, et pourtant je ne peux me détacher de toi, une partie de moi t'es encore devouée comme à terre, agenouillée. Ma raison grandit mais mon coeur lui s'offre encore à tes illusoires oasis, ainsi qu'a celles de mes besoins toxiques autres. Mon coeur bat encore, je suis vivante, je me sens vivante grâçe à toi mais tu me tue. Je t'ai offert du temps, mon temps innocent, tu me l'as derobé, et je vacille entre rancune, tristesse, regret et... passion, je ne peux pas te renier, pas te hair trop longtemps, c'est impossible, tu fais partie de moi, tu es moi, mon identité la plus prenante, grandir et prendre moins de place, savoir se faire petite, savoir s'effaçer tout en ne jamais s'effaçant vraiment, graver sa place à l'encre des larmes, graver sa place au sang impesable, impalpable d'un corps dissout.
En acceptant de te rencontrer, de te connaître, j'ai enclenché un terrible mécanisme, une machine de guerre qui envoit ses missiles contre mon âme et mon corps. J'ai toutes les larmes et tous les regrets coinçés au fond de ma gorge abimée d'avoir trop été serrée, d'avoir trop fumé, crié, vomit. Il en tremble de terreur de ce corps de tout ce qu'il a vu, ressenti, enduré. Du sang etalé sur le corps en guise de sacrifice. Putain je vais te dire, tu est une belle salope, toi et tes promesses sectaires, comme si tu étais une solution, comme si tu n'étais pas la maladie vicieuse et malsaine qui ronge mon corps, comme si tu étais une amie, t'as tout brûlé! Tout détruit, cassé! Salope! Je marche en trébuchant, on ne cherche même plus à lutter contre toi, même mes proches ont abandonné, briser mon équilibre dangereux est trop impossible, impensable, angoissant. J'en ai des larmes connasses, plus tout ça, les drogues, les addictions, la folie. Pourquoi? Et maintenant la paranoia. Une vie qui se perd dans des tourments qui la mettent à mal. Un cercle imbrisable de changements d'humeur incessantes. Impossibilité d'avançer, je marche à reculons et me prends tous les murs par derrière. J'te vomis à la gueule Ana, j'me mets les doigts au fond de la gorge en ton honneur, tu me fouts la gerbe, j'te vomis mon vide et ma haine. Je vomis les horreurs que tu m'as offert avec euphorie. Je n'ai pas vomis depuis un mois ou plus il me semble, et cela j'en suis fière, et je me felicite que moi pour ça! Peut-être moins.. j'oublie la mémoire est mon ennemie. Mais en tout cas, chaque petite victoire je te la balançe qu'elle te fouette ton abstraction de corps parfait que je blâme et que je hais.
Avec tes idéaux, j'ai repoussé, j'ai envoyé au loin mes chances d'aller mieux, de guérir de ma blessure profonde. J'ai grandi aussi grâçe à toi, mais j'ai repoussé l'amour qui m'effrayait tant, tu m'en as eloigné, je me comblais moi même en mon être, j'étais ma création et ma destruction, j'en devenais matrice et phallus presque, je n'avais besoin de personne j'étais en harmonie avec le cosmos, illusoire harmonie qui me fait payer chaque jour les mauvais choix que j'ai fais, qui me fais comprendre le temps perdu, les larmes versées, qui me montre mon vide intégral, j'ai crée trop de vide, vide stomacale, vide du tout, de mon corps, de mon coeur, un desert de glaçe. Comment ne pas avoir de regret, on dit toujours qu'il ne faut pas en avoir, et avançer dans la vie, le problème c'est que je peine à trouver des avantages dans les erreurs que j'ai faites. J'aurai aimé avoir de quoi au moins me dire que j'ai été forte, mais j'ai uniquement su être Folle... Instable, psychotique, paranoiaque, autodestructrice. Et j'attends la bouee de secours alors que je sais qu'elle est à l'intérieur de moi, et que personne n'a à me sauver, je voudrais tellement qu'on me sauve, .. egoiste. Mais ça sonne comme une solution facile, sans remise en question, mais pour m'en sortir, je dois me remettre en question, affronter mes peurs, la verité, pleurer, souffrir enfin véritablement, affronter mes blessures, les comprendre et avançer, et ça c'est la mer à boire...
L'océan à la nage.
Je dois essayer, merde!
vendredi 15 juin 2012
Que reste-t-il à savoir pour atteindre enfin la béatitude du dégoût.
Mano Solo- Que reste -t-il à vivre
Apogée, comment la gêrer cette apogée qui me pendait inévitablement au nez? Vais-je vraiment accomplir quelque chose de ma vie? Du premier coup? Sans égratinure, larmes, sang, sans cris et mélodrame. Quelque chose de simple dont je puisse réellement me venter sans honte, avec un sourire léger et un regard confiant vers l'avenir.
Ce sentiment qui m'assaille est celui d'une sâleté qui me brise depuis si longtemps que je ne pourrai vous dire ce que j'ai pu ressentir avant, avant cette sâleté. Depuis rien n'a jamais plus été simple, et cela j'en suis la source, cet inconscient meurtri dans sa dignité de trop de déni me fait payer comme il peut le silence que je lui condamne. Je suis un bourreau, j'ai besoin d'être un bourreau, légitimation de mes propres autopunitions, autoflagelations. Nous n'avons rien à gagner à se penser victime, si ce n'est encore et encore des larmes et un sentiment d'inconfort, de perte de contrôle, d'impuissance totale. Mais cela on en guérit je le sais, et les autres, ces fameux autres on plus de facilité à aider les victimes que les bourreaux. Mais pour être une victime, il faudrait accepter ce que je refuse de voir, accepter que de tous les scénarios envisagés je ne suis pas qu'une idiote et que à mon grand drame, je n'aurai rien pu faire. C'était mon destin et il était inévitable, et je dois le supporter, à bout de bras et continuer d'avançer, c'est aussi ça que de trouver ça place, avançer pour de bon avec sa brisure et s'ouvrir à de l'espoir et au véritable plaisir de vivre. Ils étaient presque doux ces temps où ces grands enfants te riaient au nez, immatures ils se forgeaient par cette illusoire confiance en eux, qui te blessait mais t'endurçicait et qui jamais ne t'avais écarté de toi même. Et puis d'objet de rire tu est passé à objet de main, le rire blesse mais on s'en relève, on peut s'en relever car on reste encore un objet humain, et on ne perd pas son entité de vie. Son désir d'être, d'exister, d'aimer, de désirer, son désir de désir, sa soif de vie, sa soif d'accomplir de sourire. On ne perd pas son envie de découvrir, son besoin de connaître et de rencontrer, de saluer et de parler. L'objet de main n'est rien, c'est à peine s'il mérite le nom d'objet, il est accoudé au bon vouloir d'un individu qui dans son eternel ego et sa soif sans fond ne peut accepter autre chose que ce qu'il voit à travers ses yeux, son envie est un besoin irrépressible que l'objet ne mettra jamais à mal. Que le destin se venge, qu'importe, l'objet de main reste dans la main, mythologie grecque, lien évident. La main, cette putain de main qui t'enserres tu n'y peut rien tu es objet, la main peut tout accomplir de ses cinq doigts vereux et sâles et qui sans trêve accomplissent leur but. Sans fin, le temps est tellement long en enfer. L'animal, l'animal sous son maître, lui le sol il connait bien, ses genoux cagneux en puissance foulent sans fin dans l'instant les décombres qui servent d'hotel, sacrifice.
Suis-je encore vivante en fin de compte? Peut être que je suis morte après ça, plus rien ne m'étonne. Il aurait pu, il aurait du. Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, et comme céder n'est pas conscentir, tu aurais dû me tuer, je n'aurai pas eu à subir toutes ces plaies que tu as laissé au passage de ton être, canif. Car de ça, je peine à me relever, les genoux sont devenu cagneux maintenant, ce n'est pas le même sol en dessous, mais tu m'as effondré dans ma soumission d'esclave bénevole. Tu l'avais prévu ça? Que cette personne que tu as vu, tu as été le dernier à la voir, tu l'as tué en vrai, elle est morte cette jeune fille pétillante que tu as tellement desiré que tu en as eteints sa flamme. Et j'ai peur sans cesser maintenant, inconsciamment je me protège, il faut que plus jamais tu me veuilles à nouveau, encore sous ton emprise, des années après, je repousse, je découpe et modèle afin que rien ne puisses jamais me refaire perdre le contrôle de la situation. J'ai cedé à des scénarios que jamais cette fille n'aurait accepté de jouer, j'ai coupé dans le champs pour prendre la route parallèle par ce qu'il n' y avait plus aucun sens à continuer d'emprunter la même route après ça, plus aucune gloire ou dignité à fouler un sol qui me refoulait à présent, ne me restait plus que la crasse plein la peau. Peau qui a perdu de sa couleur, elle devait se purifier, laver les débris de toi et voir si derrière toutes les couches de saletés elle était encore là, mais je ne l'ai jamais retrouvé, elle n'est plus là.
Tu me l'as volé, cette jeune fille pleine de vie, tu l'as arraché à mon âme, et de ça non, je ne peux pas m'en remettre. La question du pardon ne se pose pas, je ne sais même pas à qui pardonner, à moi ou à toi? Certainement pas à nous, je ne veux plus employer ce mot, il m'écorche la langue comme tu l'as écorché.
Je me rappelle, ça me reviens à présent, tu l'avais rangé où ton couteau mec? canif, ça tu l'étais. T'as dérobé mon inconscient, pervers manipulateur, rappelle toi toujours que tu risques de payer, ma haine se renverse contre toi à présent, tu es ma cible, à ton tour tu deviendras cible!
Apogée, comment la gêrer cette apogée qui me pendait inévitablement au nez? Vais-je vraiment accomplir quelque chose de ma vie? Du premier coup? Sans égratinure, larmes, sang, sans cris et mélodrame. Quelque chose de simple dont je puisse réellement me venter sans honte, avec un sourire léger et un regard confiant vers l'avenir.
Ce sentiment qui m'assaille est celui d'une sâleté qui me brise depuis si longtemps que je ne pourrai vous dire ce que j'ai pu ressentir avant, avant cette sâleté. Depuis rien n'a jamais plus été simple, et cela j'en suis la source, cet inconscient meurtri dans sa dignité de trop de déni me fait payer comme il peut le silence que je lui condamne. Je suis un bourreau, j'ai besoin d'être un bourreau, légitimation de mes propres autopunitions, autoflagelations. Nous n'avons rien à gagner à se penser victime, si ce n'est encore et encore des larmes et un sentiment d'inconfort, de perte de contrôle, d'impuissance totale. Mais cela on en guérit je le sais, et les autres, ces fameux autres on plus de facilité à aider les victimes que les bourreaux. Mais pour être une victime, il faudrait accepter ce que je refuse de voir, accepter que de tous les scénarios envisagés je ne suis pas qu'une idiote et que à mon grand drame, je n'aurai rien pu faire. C'était mon destin et il était inévitable, et je dois le supporter, à bout de bras et continuer d'avançer, c'est aussi ça que de trouver ça place, avançer pour de bon avec sa brisure et s'ouvrir à de l'espoir et au véritable plaisir de vivre. Ils étaient presque doux ces temps où ces grands enfants te riaient au nez, immatures ils se forgeaient par cette illusoire confiance en eux, qui te blessait mais t'endurçicait et qui jamais ne t'avais écarté de toi même. Et puis d'objet de rire tu est passé à objet de main, le rire blesse mais on s'en relève, on peut s'en relever car on reste encore un objet humain, et on ne perd pas son entité de vie. Son désir d'être, d'exister, d'aimer, de désirer, son désir de désir, sa soif de vie, sa soif d'accomplir de sourire. On ne perd pas son envie de découvrir, son besoin de connaître et de rencontrer, de saluer et de parler. L'objet de main n'est rien, c'est à peine s'il mérite le nom d'objet, il est accoudé au bon vouloir d'un individu qui dans son eternel ego et sa soif sans fond ne peut accepter autre chose que ce qu'il voit à travers ses yeux, son envie est un besoin irrépressible que l'objet ne mettra jamais à mal. Que le destin se venge, qu'importe, l'objet de main reste dans la main, mythologie grecque, lien évident. La main, cette putain de main qui t'enserres tu n'y peut rien tu es objet, la main peut tout accomplir de ses cinq doigts vereux et sâles et qui sans trêve accomplissent leur but. Sans fin, le temps est tellement long en enfer. L'animal, l'animal sous son maître, lui le sol il connait bien, ses genoux cagneux en puissance foulent sans fin dans l'instant les décombres qui servent d'hotel, sacrifice.
Suis-je encore vivante en fin de compte? Peut être que je suis morte après ça, plus rien ne m'étonne. Il aurait pu, il aurait du. Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, et comme céder n'est pas conscentir, tu aurais dû me tuer, je n'aurai pas eu à subir toutes ces plaies que tu as laissé au passage de ton être, canif. Car de ça, je peine à me relever, les genoux sont devenu cagneux maintenant, ce n'est pas le même sol en dessous, mais tu m'as effondré dans ma soumission d'esclave bénevole. Tu l'avais prévu ça? Que cette personne que tu as vu, tu as été le dernier à la voir, tu l'as tué en vrai, elle est morte cette jeune fille pétillante que tu as tellement desiré que tu en as eteints sa flamme. Et j'ai peur sans cesser maintenant, inconsciamment je me protège, il faut que plus jamais tu me veuilles à nouveau, encore sous ton emprise, des années après, je repousse, je découpe et modèle afin que rien ne puisses jamais me refaire perdre le contrôle de la situation. J'ai cedé à des scénarios que jamais cette fille n'aurait accepté de jouer, j'ai coupé dans le champs pour prendre la route parallèle par ce qu'il n' y avait plus aucun sens à continuer d'emprunter la même route après ça, plus aucune gloire ou dignité à fouler un sol qui me refoulait à présent, ne me restait plus que la crasse plein la peau. Peau qui a perdu de sa couleur, elle devait se purifier, laver les débris de toi et voir si derrière toutes les couches de saletés elle était encore là, mais je ne l'ai jamais retrouvé, elle n'est plus là.
Tu me l'as volé, cette jeune fille pleine de vie, tu l'as arraché à mon âme, et de ça non, je ne peux pas m'en remettre. La question du pardon ne se pose pas, je ne sais même pas à qui pardonner, à moi ou à toi? Certainement pas à nous, je ne veux plus employer ce mot, il m'écorche la langue comme tu l'as écorché.
Je me rappelle, ça me reviens à présent, tu l'avais rangé où ton couteau mec? canif, ça tu l'étais. T'as dérobé mon inconscient, pervers manipulateur, rappelle toi toujours que tu risques de payer, ma haine se renverse contre toi à présent, tu es ma cible, à ton tour tu deviendras cible!
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