mercredi 22 août 2012
"Mon péché, mon obsession. Désir fou qui me tourmente, qui me tourne en dérision, qui me déchire et me hante "
Après l'hiver froid, après les tremblements, après les rebords coupants et les jours gris sans joie, j'ai sombré dans l'illusion chaude et douce de l'espoir. Un nouveau et un beau leitmotiv avec des yeux vivants, des bras saisissants, avec du calme et qui ne soit pas une photo d'une fille squelettique qui renchérisse ma psychose pour éviter la dépression qui s'amorçe encore.
Plusieurs phases à traverser alors, l'euphorie qui est encore douce et naïve, pas encore d'effort à faire, ensuite il faut un peu donner de soi, pour donner suite à cet instant qui semble nous hanter, pour savoir si c'était juste la drogue qui rendait cette personne belle ou si c'était autre chose. Cette phase là, elle s'accompagne de peur. La peur ce sentiment qui ne cesse de m'envahir, qui m'enferme dans une prison faussement dorée, qui me pousse à rester sur mes gardes, à fuir, et détruire chaque chose qui pourrait mettre à mal cette sorte d'équilibre que j'ai fondé pour me protéger.
Ensuite il faut passer à l'attaque, et étrangement la peur n'est pas si intense, il y a de l'envie, du sourire, pour une fois les choses telles que la drogue ou l'anorexie ne sont plus en haut du piedestal, l'espace d'un instant on arrête de vivre uniquement pour soi, dans sa complaisance egoïste de personne qui aime souffrir. Et cet instant, qui s'étale à peut près deux jours, cet instant il nous confronte à la situation dans laquelle on est. Je n'ai jamais autant prit conscience du fait que la vie que je m'inflige à ce jour n'est pas normale, que ma manière de m'alimenter n'est pas saine, que je suis épuisée physiquement et moralement, je manque de force, mon corps va mal. Ma tête aussi. Je prends conscience que j'ai peur de moi même c'est donc cela qui fait que j'ai peur d'absolument tout, puisque déjà mon moi m'effrait, comment alors pouvoir vaincre le reste?
Je suis coinçée dans un schéma qui me brise et plus je m'y enfonce en pensant qu'il me sauvera et pire ça sera. J'ai ce temps là prit conscience de tout ça. Et un instant je me suis projetée dans l'avenir, un instant alors j'ai eu envie de vivre sans drame, sans larme et sans destruction, j'ai eu envie de vivre et c'était si étrange que j'en suis restée quelques jours après encore parfumée à l'odeur de cet instant. Sauf que la paranoia reprend son cours, et je me dis et que ma crasseur, mon immondice saleté est ce qui a fait et qui fera que ce moment sera imparfait, que je ne pourrais le revivre, je suis si sâle que la fuite était la seule issue. J'avais merité d'y gouter, à ce semblant de sourire, sauf qu'il me semble que c'était une offre limité, et qu'on me l'a reprit.
Je ne ressors pas meilleure, je suis perdue, j'ai encore plus peur d'être seule, je le supporte encore moins, par ce que je n'ai plus la force de me détruire, du moins si mais je suis si faible, et pour une fois je n'ai pas provoqué cette faiblesse pour me détruire alors je ne comprends pas. Je ne me comprends plus, je m'angoisse de moi même et mon reflet est dur, coupant. Je ne me reconnais plus, moi le bourreau, ce bourreau me manque, je le sens si fatigué. Il peine avec sa hache, je voudrai tant qu'il revienne, et ne me laisse pas seule, triste, à ne rien faire, m'occuper dans les rasoirs, la drogue, dans la folie, pleurer, délirer, pourquoi je suis si objective d'un coup, pourquoi je me retrouve seule façe à la réalité? Je savais que ça serais dur d'être seule à mon appartement, et j'ai invité des amis pour fuir l'instant que je suis en train de vivre aujourd'hui, c'est le premier jour et c'est presque terminé, cela dit j'ai terriblement peur et je me sens terriblement terrifiée, je voudrai que quelqu'un arrive, vite! Que quelqu'un me sauve de moi, me dise que ça ira, bon sang! Ecorchez moi, remettez moi à vif, je fonctionne mieux revulsée, là je suis mielleuse et deprimée, et cet état est le plus ridicule et le plus pitoyable de tous, blessée dans sa tyrannie, je suis la candeur qui s'écroule, je suis la honte qui se cache, je suis le bonheur qui se feint et s'étiole sans que l'on ne puisse se rendre compte qu'il commence à s'échapper. J'ai tant voulu y croire alors que je savais très bien qu'il ne le fallait pas, je ne supporte même pas ma propre autorité, alors hop, les pieds dans un nouveau piège, le pire, c'est qu'il fait peut être lui aussi exactement la même chose, il le sait, je le sais. On en a parlé, de la fuite... Je ne sais pas dans quel état je vais encore finir, il faut croire que j'ai le bon radar pour faire des idioties, je ne voulais absolument pas regretter mon aventure, la vivre comme un voyage initiatique, y déposer du rêve ephémere sans regret, et alors que ça me semblait correct voila que ça ne me suffit plus, voila que je ne tiens pas la promesse que je me suis faite.
La douce euphorie alors s'envole comme un papillon qui, mourrant va chercher un lieu pour y déposer sa sublime charôgne d'être infiniment gracieux. Et dans une demi secousse de larmes, je ne trouve plus la flamme qui me ferait fondre en un sanglot bruyant et long, qui me couperait le souffle, me ferait hurler entre deux larmes, dans une position de detresse qui disloquerait mon corps gémissant et sanglant de ses plaies, ces libertées, ces forces que j'ai perdu sans l'ivresse des illuions. L'avenir, ce bonheur auquel j'ai eu envie de prétendre, mais où était le carpe diem? Il faut compter sur l'espoir bancal de ceux qui ne croient plus en leur lendemain mais qui part fierté garde faussement la tête bien haute, c'est toujours comme ça j'ai accomplis depuis des années mon travail de vivre, et je n'ai jamais vraiment baissé les bras, alors que là me voila complétement molle, envie de fuir, d'abandonner, et impossibilité totale en même temps. Plus prisonnière encore de ma raison de que de ma folie, je me retrouve à vouloir sans pouvoir, à vouloir sans flamme, à rêver dans la crainte, dans le rechauffé, plus de brûlant ni de glaçial je suis dans le rechauffé. Le médiocre, ma hantise. Je ne peut durer longtemps dans cet état là, il est impossible à tenir, et j'en ressortai clouée au lit de si peu de passion enchainé à tant d'espoir;
Je veux retrouver ma flamme, ode à la convulsion intérieure, la seule chose qui puisse me réanimer
mercredi 1 août 2012
Elle tient la hache entre ses doigts immondes
Celle que l'on nomme coupable. Je suis comme un tyran, celle qui fait tant de mal à ses parents en se détruisant, qui provoque et les dérange et ne cesse de mettre en péril l'amour qu'ils ressentent pour elle. Celle qui complexe tellement sa soeur d'être écoutée par tous, la charismatique intellectuelle qui lui vole l'attention qu'elle désire, alors qu'il y a quelque années elle n'était qu'un sous objet, qu'une demi personne qui suit et qui subit sans que personne ne l'aide vraiment ou ne s'en préoccupe vraiment.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
Si je suis si cruelle, c'est que j'ai besoin de me protéger, ainsi le mal je me l'inflige à moi même, j'en suis source. Elle est la douce victime, et en me blamant, elle se délivre de ma prison, elle s'aide à se construire son rôle de douce victime prise au piège, de proie, ainsi elle atteint même ma faille et me blesse un peu au passage. Elle blesse le despote qui s'écroule en haut de sa tour de pierre, avec ses pseudo disciples en plastique qui la regardent comme s'ils l'admiraient de si bien chuter. Qu'elle est belle, qu'elle est profonde, qu'elle est la suprême intelligence lorsqu'elle fait ça. A gerber.. je me fais gerber de tant de malentendus. Qui me font jouir à y croire, sauf qu'ils sont factices.
Ce qu'elle ne voit pas, cette deuxième moi qui ne l'est pas du tout, c'est que les grands airs, les analyses chancelantes, ce sont justes des fils pour ne pas totalement sombrer, pour préserver un semblant de dignité, et ce qu'elle croit être mon apogée c'est uniquement mon écrasement facial, en plein dans une boue mélangée aux excréments des animaux du royaume du despote. Jalouse de quoi? Jalouse d'un lit d'hopital psychiatrique qui me donnerait plus de poids face à la vie, par ce que ça serait cela donc qui ferait que mes paroles sont de doux lacs que l'on boit sans crainte, elle qui croit que j'ai tant confiance en moi. Elle ne sait donc pas que je ne supporte plus cette culpabilité que je m'inflige et qu'elle encre plus encore lorsqu'elle me place ainsi, dans ce rôle là.
Que crois-t-elle? Que comprendre que tout repose sans cesse sur mes épaules et un sentiment de toute puissance absolument jouissif, qu'elle les prenne les décisions! Elle les prenait si bien avant, avant quand la vie était différente, quand nous étions des collégiennes. Et puis elle a voulu me fuir, moi j'avais peur au début, elle me guidait pour tout et m'a jeté comme un vieux drap sâle. J'ai du réapprendre à être juste moi, au début je trouvais ça enivrant, mais terrifiant. Elle a toujours eu le contrôle et je ne savais pas ce qui était bon, c'était excitant et angoissant en même temps. Pourquoi me reproche-t-elle de reproduire la place qu'elle avait avant, pour carapace. Elle n'en veut pas elle de ce rôle, c'est une victime parfaite, elle se délecte de cela, alors que jalouse-t-elle alors? Va-t-elle me reprocher ça sans cesse?
Ils m'ont tous laissé me jeter dans la gueule du loup, elevée dans la honte et la culpabilité, elevée dans les non-dits, à qui se confie-t-on alors quand on te fais chanter, qu'on te menace? A qui dit-on qu'on a peur d'avoir été abusée mais qu'on est tellement terrifiée que l'on arrive pas à le reconnaitre, et qu'on finit par tellement se hair de quelque chose dont on est seulement coupable qu'on ne peut que atténuer sa peine par la destruction. Si je m'étais confiée, on m'aurait rit au nez, comme elle l'a si bien fait, j'ai senti en elle tout le mépris du monde alors que je l'appellai à l'aide, j'étais jetée dans mes drames, comme une grande fille que je n'étais pas vraiment encore.
Etre méchante, c'était son credo, et elle faisait sûrement ça pour me faire comprendre qu'elle tenait à moi, avec du recul aujourd'hui cela me semble évident je reproduis le même schéma, sauf qu'elle est grande maintenant. Je n'ai aucune excuse je n'arrive même pas à comprendre pourquoi tant de justifications vaseuses.
Sauf qu'on a rigolé, humilié la gamine que j'étais tant de fois, la honte y a -t-il pire? Peut être la saleté, mais la saleté provoque la honte alors bon.
Rire de la pauvre gamine ridicule, petite qu'on va taper pour rire, qu'on effrayera devant ses amis et sa soeur qui n'ont qu'un regard de pitié mais qui ne peuvent pas agir. Rire de la fille perdue et desesperée qui est coinçée dans une situation dont-elle ne ressortira pas entière, la rabaisser pour qu'elle fasse comme elle peut, sans aide et sans maturité, elle va se tuer. Rire de la fille qui se bourre de cachet pour oublier, qui ne sait plus manger correctement de trop s'affamer.
RIRE DE TOUT.
Je n'en peux plus, et je finirai par ne plus me relever du tout, et là vous pourrez encore rire, ça sera vraiment drôle, dans le fond, pour une fois.
vendredi 13 juillet 2012
Lettre fictive adressée à Ana.
Imaginons, oui imaginons que tu est vraiment réelle, et que tu pourras lire ces mots, alors écoutes bien, lis bien ça ma chère Ana. Je t'ai aimé, comme jamais je n'ai aussi puissament offert mon coeur et mon âme, comme pour t'offrir l'ultime exclusivité. J'ai delaissé l'amitié, j'ai fuis l'amour, j'ai tiré la langue au bonheur pour ton doux spectre. J'ai versé tant de larmes qui t'étais dédiées, comme des cris au secour, qui t'étaient adressés. J'ai laçeré mes bras au rasoir, j'ai gravé ton nom sur mon corps pour que tu en sois flattée, pour que tu m'aimes, pour que tu m'aides, pour que tu me rendes heureuse et pleine d'assurance, pour que tu me sauves. Je t'ai offert mes grands froids d'hiver et mes chaleurs estivales, je t'ai offert les doux printemps de mon adolescence, et les gris automnes qui s'avéraient prometteurs puis décevants. Je t'ai fabriqué un immense piedestal qui te laisserais la place de croitre à ta guise, pour prendre puissance et ampleur et accomplir ton travail sur moi avec plus de force.
Tu t'es presentée en amie, Ana c'était touchant, c'était si doux pour moi, je n'imaginais pas qui tu étais vraiment, je n'aurai jamais cru que ton prénom aurait vraiment pu signifier ce qu'il signifiait pourtant déjà, anorexie mentale. J'étais naïve, blessée et quand j'ai vu au loin miroiter ta belle lumière, je voulais l'être cette lumière, j'avais besoin de guérir, j'avais besoin qu'on me soigne, qu'on me sauve, j'étais blessée et je n'en mesurais pas l'ampleur, alors quand je t'ai vu au loin j'ai trepigné de joie, tu allais changer ma vie. J'avais l'intime certitude qu'avec toi je deviendrai une jolie fille, belle, mince, intelligente, respectée et enviée. Que les gens m'aimeraient pour mon apparence, mon intérieur était si densement souillé que j'en priais la négation. Je voulais le réparer par le biais de mon apparence, j'ai vraiment cru que mon problème était mon corps, et que ma douleur venait de ça, j'ai crée un complexe de toute pièce, et tu m'as promis de m'aider. J'ai vu de la graisse, de la grosseur, j'ai vu de l'embonpoint là où il n'y avait qu'un corps normal qui n'avait rien de mauvais, et tu étais là pleine de promesse. Et je me croyais forte à maitriser mes repas, je me croyais forte en commençant à les sauter. Je me sentais pousser des ailes dans le dos, d'entendre les gens me questionner, car eux n'en étaient pas capables, soumis à leur besoin animal de manger, moi j'étais forte, j'avais du contrôle, moi j'allai être mince, la plus mince de toute, j'étais très loin de la fille victime de ces murs délabrés, j'étais une battante, un don quichotte contre ses moulins à vents, j'étais ta proie, tu étais mon gourou. Mon être te dediais un defi à la vie, une provocation à la mort du corps et de l'âme.
Moi malade? Surement pas, j'avais du poids à perdre alors je voulais le perdre, c'était simple dans ma tête, cependant à côté les noeuds d'une folie psychotique et d'une fureur addictive trépignaient et s'entrelaçaient au loin. Mais je ne les voyais pas. Tu as si bien su trouver le bon moment Ana, c'était un moment parfait pour ton arrivée, feutrée dans mon déni, dans ma peur d'affronter la réalité, feutrée effrayée dans mon corps malsain à exterminer, dans ma tête stupide à dompter, dans ma perte de contrôle absolue, feutrée dans la honte et la dissimulation, dans le silence des mots que personne n'interprete. A part une seule personne, mais toute cette honte a su éloigner le sujet, mais il savait, je crois qu'il avait comprit mais j'ai eu si peur, si peur qu'il ai comprit, et qu'il cherche à me le faire comprendre, j'ai fuis à la réalité qui est sortie de ma bouche en un lapsus, et à sa réponse, et à son aide. Tu as immédiatement pris le contrôle, doucement au début, mais quand je suis sortie tu étais là, quand je suis rentrée chez moi tremblante tu étais déjà là avec ce vide à l'âme et au ventre, au loin tu as du observer l'instant et accourir, peut être cherchait tu vraiment à me sauver, la preuve est que je suis protegée pour l'instant, depuis ta présence ana, je suis protegée de ça.
Le fond de cette lettre fictive Ana, je vais essayer d'y venir, plutôt que de fignoler avec des formulations de phrases qui ne font que m'éloigner du message, tourner autour du pot j'adore faire ça, je sais manier l'art de ne rien dire en tentant de le faire d'une manière agréable, ne rien dire d'une très jolie manière, le mieux possible afin que l'on ne remarque rien. C'est tout un art, l'art de se taire sans avoir l'air de se taire, l'art de ne pas trop de dévoiler sans avoir l'air trop timide, se donner une impression de verve dans un immense mur de silence, une muraille de chine de silence. Tu sais Ana, en grandissant j'ai appris en fait que la stabilité ne serait peut être pas quelque chose pour moi, que j'avais un fond étrange, que j'étais fragile tout en me donnant l'impression d'être indestructible, cependant j'ai aussi compris que fragile n'était pas la négation de la force et que la force n'était pas dénuée de fragilité. J'ai appris que la confiance en soi est quelque chose de dur à gagner et que pour la posséder réellement il faut savoir avoir de l'estime pour soi même mais aussi du respect pour les autres, et qu'elle ne dépendait pas seulement des apparences, j'ai appris que la beauté était relative au nombre d'humains sur Terre et que la confiance en soi ne peut naître de ce qu'on croit être la beauté. Toi tu prêches les principes presque opposés, et pourtant je ne peux me détacher de toi, une partie de moi t'es encore devouée comme à terre, agenouillée. Ma raison grandit mais mon coeur lui s'offre encore à tes illusoires oasis, ainsi qu'a celles de mes besoins toxiques autres. Mon coeur bat encore, je suis vivante, je me sens vivante grâçe à toi mais tu me tue. Je t'ai offert du temps, mon temps innocent, tu me l'as derobé, et je vacille entre rancune, tristesse, regret et... passion, je ne peux pas te renier, pas te hair trop longtemps, c'est impossible, tu fais partie de moi, tu es moi, mon identité la plus prenante, grandir et prendre moins de place, savoir se faire petite, savoir s'effaçer tout en ne jamais s'effaçant vraiment, graver sa place à l'encre des larmes, graver sa place au sang impesable, impalpable d'un corps dissout.
En acceptant de te rencontrer, de te connaître, j'ai enclenché un terrible mécanisme, une machine de guerre qui envoit ses missiles contre mon âme et mon corps. J'ai toutes les larmes et tous les regrets coinçés au fond de ma gorge abimée d'avoir trop été serrée, d'avoir trop fumé, crié, vomit. Il en tremble de terreur de ce corps de tout ce qu'il a vu, ressenti, enduré. Du sang etalé sur le corps en guise de sacrifice. Putain je vais te dire, tu est une belle salope, toi et tes promesses sectaires, comme si tu étais une solution, comme si tu n'étais pas la maladie vicieuse et malsaine qui ronge mon corps, comme si tu étais une amie, t'as tout brûlé! Tout détruit, cassé! Salope! Je marche en trébuchant, on ne cherche même plus à lutter contre toi, même mes proches ont abandonné, briser mon équilibre dangereux est trop impossible, impensable, angoissant. J'en ai des larmes connasses, plus tout ça, les drogues, les addictions, la folie. Pourquoi? Et maintenant la paranoia. Une vie qui se perd dans des tourments qui la mettent à mal. Un cercle imbrisable de changements d'humeur incessantes. Impossibilité d'avançer, je marche à reculons et me prends tous les murs par derrière. J'te vomis à la gueule Ana, j'me mets les doigts au fond de la gorge en ton honneur, tu me fouts la gerbe, j'te vomis mon vide et ma haine. Je vomis les horreurs que tu m'as offert avec euphorie. Je n'ai pas vomis depuis un mois ou plus il me semble, et cela j'en suis fière, et je me felicite que moi pour ça! Peut-être moins.. j'oublie la mémoire est mon ennemie. Mais en tout cas, chaque petite victoire je te la balançe qu'elle te fouette ton abstraction de corps parfait que je blâme et que je hais.
Avec tes idéaux, j'ai repoussé, j'ai envoyé au loin mes chances d'aller mieux, de guérir de ma blessure profonde. J'ai grandi aussi grâçe à toi, mais j'ai repoussé l'amour qui m'effrayait tant, tu m'en as eloigné, je me comblais moi même en mon être, j'étais ma création et ma destruction, j'en devenais matrice et phallus presque, je n'avais besoin de personne j'étais en harmonie avec le cosmos, illusoire harmonie qui me fait payer chaque jour les mauvais choix que j'ai fais, qui me fais comprendre le temps perdu, les larmes versées, qui me montre mon vide intégral, j'ai crée trop de vide, vide stomacale, vide du tout, de mon corps, de mon coeur, un desert de glaçe. Comment ne pas avoir de regret, on dit toujours qu'il ne faut pas en avoir, et avançer dans la vie, le problème c'est que je peine à trouver des avantages dans les erreurs que j'ai faites. J'aurai aimé avoir de quoi au moins me dire que j'ai été forte, mais j'ai uniquement su être Folle... Instable, psychotique, paranoiaque, autodestructrice. Et j'attends la bouee de secours alors que je sais qu'elle est à l'intérieur de moi, et que personne n'a à me sauver, je voudrais tellement qu'on me sauve, .. egoiste. Mais ça sonne comme une solution facile, sans remise en question, mais pour m'en sortir, je dois me remettre en question, affronter mes peurs, la verité, pleurer, souffrir enfin véritablement, affronter mes blessures, les comprendre et avançer, et ça c'est la mer à boire...
L'océan à la nage.
Je dois essayer, merde!
Tu t'es presentée en amie, Ana c'était touchant, c'était si doux pour moi, je n'imaginais pas qui tu étais vraiment, je n'aurai jamais cru que ton prénom aurait vraiment pu signifier ce qu'il signifiait pourtant déjà, anorexie mentale. J'étais naïve, blessée et quand j'ai vu au loin miroiter ta belle lumière, je voulais l'être cette lumière, j'avais besoin de guérir, j'avais besoin qu'on me soigne, qu'on me sauve, j'étais blessée et je n'en mesurais pas l'ampleur, alors quand je t'ai vu au loin j'ai trepigné de joie, tu allais changer ma vie. J'avais l'intime certitude qu'avec toi je deviendrai une jolie fille, belle, mince, intelligente, respectée et enviée. Que les gens m'aimeraient pour mon apparence, mon intérieur était si densement souillé que j'en priais la négation. Je voulais le réparer par le biais de mon apparence, j'ai vraiment cru que mon problème était mon corps, et que ma douleur venait de ça, j'ai crée un complexe de toute pièce, et tu m'as promis de m'aider. J'ai vu de la graisse, de la grosseur, j'ai vu de l'embonpoint là où il n'y avait qu'un corps normal qui n'avait rien de mauvais, et tu étais là pleine de promesse. Et je me croyais forte à maitriser mes repas, je me croyais forte en commençant à les sauter. Je me sentais pousser des ailes dans le dos, d'entendre les gens me questionner, car eux n'en étaient pas capables, soumis à leur besoin animal de manger, moi j'étais forte, j'avais du contrôle, moi j'allai être mince, la plus mince de toute, j'étais très loin de la fille victime de ces murs délabrés, j'étais une battante, un don quichotte contre ses moulins à vents, j'étais ta proie, tu étais mon gourou. Mon être te dediais un defi à la vie, une provocation à la mort du corps et de l'âme.
Moi malade? Surement pas, j'avais du poids à perdre alors je voulais le perdre, c'était simple dans ma tête, cependant à côté les noeuds d'une folie psychotique et d'une fureur addictive trépignaient et s'entrelaçaient au loin. Mais je ne les voyais pas. Tu as si bien su trouver le bon moment Ana, c'était un moment parfait pour ton arrivée, feutrée dans mon déni, dans ma peur d'affronter la réalité, feutrée effrayée dans mon corps malsain à exterminer, dans ma tête stupide à dompter, dans ma perte de contrôle absolue, feutrée dans la honte et la dissimulation, dans le silence des mots que personne n'interprete. A part une seule personne, mais toute cette honte a su éloigner le sujet, mais il savait, je crois qu'il avait comprit mais j'ai eu si peur, si peur qu'il ai comprit, et qu'il cherche à me le faire comprendre, j'ai fuis à la réalité qui est sortie de ma bouche en un lapsus, et à sa réponse, et à son aide. Tu as immédiatement pris le contrôle, doucement au début, mais quand je suis sortie tu étais là, quand je suis rentrée chez moi tremblante tu étais déjà là avec ce vide à l'âme et au ventre, au loin tu as du observer l'instant et accourir, peut être cherchait tu vraiment à me sauver, la preuve est que je suis protegée pour l'instant, depuis ta présence ana, je suis protegée de ça.
Le fond de cette lettre fictive Ana, je vais essayer d'y venir, plutôt que de fignoler avec des formulations de phrases qui ne font que m'éloigner du message, tourner autour du pot j'adore faire ça, je sais manier l'art de ne rien dire en tentant de le faire d'une manière agréable, ne rien dire d'une très jolie manière, le mieux possible afin que l'on ne remarque rien. C'est tout un art, l'art de se taire sans avoir l'air de se taire, l'art de ne pas trop de dévoiler sans avoir l'air trop timide, se donner une impression de verve dans un immense mur de silence, une muraille de chine de silence. Tu sais Ana, en grandissant j'ai appris en fait que la stabilité ne serait peut être pas quelque chose pour moi, que j'avais un fond étrange, que j'étais fragile tout en me donnant l'impression d'être indestructible, cependant j'ai aussi compris que fragile n'était pas la négation de la force et que la force n'était pas dénuée de fragilité. J'ai appris que la confiance en soi est quelque chose de dur à gagner et que pour la posséder réellement il faut savoir avoir de l'estime pour soi même mais aussi du respect pour les autres, et qu'elle ne dépendait pas seulement des apparences, j'ai appris que la beauté était relative au nombre d'humains sur Terre et que la confiance en soi ne peut naître de ce qu'on croit être la beauté. Toi tu prêches les principes presque opposés, et pourtant je ne peux me détacher de toi, une partie de moi t'es encore devouée comme à terre, agenouillée. Ma raison grandit mais mon coeur lui s'offre encore à tes illusoires oasis, ainsi qu'a celles de mes besoins toxiques autres. Mon coeur bat encore, je suis vivante, je me sens vivante grâçe à toi mais tu me tue. Je t'ai offert du temps, mon temps innocent, tu me l'as derobé, et je vacille entre rancune, tristesse, regret et... passion, je ne peux pas te renier, pas te hair trop longtemps, c'est impossible, tu fais partie de moi, tu es moi, mon identité la plus prenante, grandir et prendre moins de place, savoir se faire petite, savoir s'effaçer tout en ne jamais s'effaçant vraiment, graver sa place à l'encre des larmes, graver sa place au sang impesable, impalpable d'un corps dissout.
En acceptant de te rencontrer, de te connaître, j'ai enclenché un terrible mécanisme, une machine de guerre qui envoit ses missiles contre mon âme et mon corps. J'ai toutes les larmes et tous les regrets coinçés au fond de ma gorge abimée d'avoir trop été serrée, d'avoir trop fumé, crié, vomit. Il en tremble de terreur de ce corps de tout ce qu'il a vu, ressenti, enduré. Du sang etalé sur le corps en guise de sacrifice. Putain je vais te dire, tu est une belle salope, toi et tes promesses sectaires, comme si tu étais une solution, comme si tu n'étais pas la maladie vicieuse et malsaine qui ronge mon corps, comme si tu étais une amie, t'as tout brûlé! Tout détruit, cassé! Salope! Je marche en trébuchant, on ne cherche même plus à lutter contre toi, même mes proches ont abandonné, briser mon équilibre dangereux est trop impossible, impensable, angoissant. J'en ai des larmes connasses, plus tout ça, les drogues, les addictions, la folie. Pourquoi? Et maintenant la paranoia. Une vie qui se perd dans des tourments qui la mettent à mal. Un cercle imbrisable de changements d'humeur incessantes. Impossibilité d'avançer, je marche à reculons et me prends tous les murs par derrière. J'te vomis à la gueule Ana, j'me mets les doigts au fond de la gorge en ton honneur, tu me fouts la gerbe, j'te vomis mon vide et ma haine. Je vomis les horreurs que tu m'as offert avec euphorie. Je n'ai pas vomis depuis un mois ou plus il me semble, et cela j'en suis fière, et je me felicite que moi pour ça! Peut-être moins.. j'oublie la mémoire est mon ennemie. Mais en tout cas, chaque petite victoire je te la balançe qu'elle te fouette ton abstraction de corps parfait que je blâme et que je hais.
Avec tes idéaux, j'ai repoussé, j'ai envoyé au loin mes chances d'aller mieux, de guérir de ma blessure profonde. J'ai grandi aussi grâçe à toi, mais j'ai repoussé l'amour qui m'effrayait tant, tu m'en as eloigné, je me comblais moi même en mon être, j'étais ma création et ma destruction, j'en devenais matrice et phallus presque, je n'avais besoin de personne j'étais en harmonie avec le cosmos, illusoire harmonie qui me fait payer chaque jour les mauvais choix que j'ai fais, qui me fais comprendre le temps perdu, les larmes versées, qui me montre mon vide intégral, j'ai crée trop de vide, vide stomacale, vide du tout, de mon corps, de mon coeur, un desert de glaçe. Comment ne pas avoir de regret, on dit toujours qu'il ne faut pas en avoir, et avançer dans la vie, le problème c'est que je peine à trouver des avantages dans les erreurs que j'ai faites. J'aurai aimé avoir de quoi au moins me dire que j'ai été forte, mais j'ai uniquement su être Folle... Instable, psychotique, paranoiaque, autodestructrice. Et j'attends la bouee de secours alors que je sais qu'elle est à l'intérieur de moi, et que personne n'a à me sauver, je voudrais tellement qu'on me sauve, .. egoiste. Mais ça sonne comme une solution facile, sans remise en question, mais pour m'en sortir, je dois me remettre en question, affronter mes peurs, la verité, pleurer, souffrir enfin véritablement, affronter mes blessures, les comprendre et avançer, et ça c'est la mer à boire...
L'océan à la nage.
Je dois essayer, merde!
vendredi 15 juin 2012
Que reste-t-il à savoir pour atteindre enfin la béatitude du dégoût.
Mano Solo- Que reste -t-il à vivre
Apogée, comment la gêrer cette apogée qui me pendait inévitablement au nez? Vais-je vraiment accomplir quelque chose de ma vie? Du premier coup? Sans égratinure, larmes, sang, sans cris et mélodrame. Quelque chose de simple dont je puisse réellement me venter sans honte, avec un sourire léger et un regard confiant vers l'avenir.
Ce sentiment qui m'assaille est celui d'une sâleté qui me brise depuis si longtemps que je ne pourrai vous dire ce que j'ai pu ressentir avant, avant cette sâleté. Depuis rien n'a jamais plus été simple, et cela j'en suis la source, cet inconscient meurtri dans sa dignité de trop de déni me fait payer comme il peut le silence que je lui condamne. Je suis un bourreau, j'ai besoin d'être un bourreau, légitimation de mes propres autopunitions, autoflagelations. Nous n'avons rien à gagner à se penser victime, si ce n'est encore et encore des larmes et un sentiment d'inconfort, de perte de contrôle, d'impuissance totale. Mais cela on en guérit je le sais, et les autres, ces fameux autres on plus de facilité à aider les victimes que les bourreaux. Mais pour être une victime, il faudrait accepter ce que je refuse de voir, accepter que de tous les scénarios envisagés je ne suis pas qu'une idiote et que à mon grand drame, je n'aurai rien pu faire. C'était mon destin et il était inévitable, et je dois le supporter, à bout de bras et continuer d'avançer, c'est aussi ça que de trouver ça place, avançer pour de bon avec sa brisure et s'ouvrir à de l'espoir et au véritable plaisir de vivre. Ils étaient presque doux ces temps où ces grands enfants te riaient au nez, immatures ils se forgeaient par cette illusoire confiance en eux, qui te blessait mais t'endurçicait et qui jamais ne t'avais écarté de toi même. Et puis d'objet de rire tu est passé à objet de main, le rire blesse mais on s'en relève, on peut s'en relever car on reste encore un objet humain, et on ne perd pas son entité de vie. Son désir d'être, d'exister, d'aimer, de désirer, son désir de désir, sa soif de vie, sa soif d'accomplir de sourire. On ne perd pas son envie de découvrir, son besoin de connaître et de rencontrer, de saluer et de parler. L'objet de main n'est rien, c'est à peine s'il mérite le nom d'objet, il est accoudé au bon vouloir d'un individu qui dans son eternel ego et sa soif sans fond ne peut accepter autre chose que ce qu'il voit à travers ses yeux, son envie est un besoin irrépressible que l'objet ne mettra jamais à mal. Que le destin se venge, qu'importe, l'objet de main reste dans la main, mythologie grecque, lien évident. La main, cette putain de main qui t'enserres tu n'y peut rien tu es objet, la main peut tout accomplir de ses cinq doigts vereux et sâles et qui sans trêve accomplissent leur but. Sans fin, le temps est tellement long en enfer. L'animal, l'animal sous son maître, lui le sol il connait bien, ses genoux cagneux en puissance foulent sans fin dans l'instant les décombres qui servent d'hotel, sacrifice.
Suis-je encore vivante en fin de compte? Peut être que je suis morte après ça, plus rien ne m'étonne. Il aurait pu, il aurait du. Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, et comme céder n'est pas conscentir, tu aurais dû me tuer, je n'aurai pas eu à subir toutes ces plaies que tu as laissé au passage de ton être, canif. Car de ça, je peine à me relever, les genoux sont devenu cagneux maintenant, ce n'est pas le même sol en dessous, mais tu m'as effondré dans ma soumission d'esclave bénevole. Tu l'avais prévu ça? Que cette personne que tu as vu, tu as été le dernier à la voir, tu l'as tué en vrai, elle est morte cette jeune fille pétillante que tu as tellement desiré que tu en as eteints sa flamme. Et j'ai peur sans cesser maintenant, inconsciamment je me protège, il faut que plus jamais tu me veuilles à nouveau, encore sous ton emprise, des années après, je repousse, je découpe et modèle afin que rien ne puisses jamais me refaire perdre le contrôle de la situation. J'ai cedé à des scénarios que jamais cette fille n'aurait accepté de jouer, j'ai coupé dans le champs pour prendre la route parallèle par ce qu'il n' y avait plus aucun sens à continuer d'emprunter la même route après ça, plus aucune gloire ou dignité à fouler un sol qui me refoulait à présent, ne me restait plus que la crasse plein la peau. Peau qui a perdu de sa couleur, elle devait se purifier, laver les débris de toi et voir si derrière toutes les couches de saletés elle était encore là, mais je ne l'ai jamais retrouvé, elle n'est plus là.
Tu me l'as volé, cette jeune fille pleine de vie, tu l'as arraché à mon âme, et de ça non, je ne peux pas m'en remettre. La question du pardon ne se pose pas, je ne sais même pas à qui pardonner, à moi ou à toi? Certainement pas à nous, je ne veux plus employer ce mot, il m'écorche la langue comme tu l'as écorché.
Je me rappelle, ça me reviens à présent, tu l'avais rangé où ton couteau mec? canif, ça tu l'étais. T'as dérobé mon inconscient, pervers manipulateur, rappelle toi toujours que tu risques de payer, ma haine se renverse contre toi à présent, tu es ma cible, à ton tour tu deviendras cible!
Apogée, comment la gêrer cette apogée qui me pendait inévitablement au nez? Vais-je vraiment accomplir quelque chose de ma vie? Du premier coup? Sans égratinure, larmes, sang, sans cris et mélodrame. Quelque chose de simple dont je puisse réellement me venter sans honte, avec un sourire léger et un regard confiant vers l'avenir.
Ce sentiment qui m'assaille est celui d'une sâleté qui me brise depuis si longtemps que je ne pourrai vous dire ce que j'ai pu ressentir avant, avant cette sâleté. Depuis rien n'a jamais plus été simple, et cela j'en suis la source, cet inconscient meurtri dans sa dignité de trop de déni me fait payer comme il peut le silence que je lui condamne. Je suis un bourreau, j'ai besoin d'être un bourreau, légitimation de mes propres autopunitions, autoflagelations. Nous n'avons rien à gagner à se penser victime, si ce n'est encore et encore des larmes et un sentiment d'inconfort, de perte de contrôle, d'impuissance totale. Mais cela on en guérit je le sais, et les autres, ces fameux autres on plus de facilité à aider les victimes que les bourreaux. Mais pour être une victime, il faudrait accepter ce que je refuse de voir, accepter que de tous les scénarios envisagés je ne suis pas qu'une idiote et que à mon grand drame, je n'aurai rien pu faire. C'était mon destin et il était inévitable, et je dois le supporter, à bout de bras et continuer d'avançer, c'est aussi ça que de trouver ça place, avançer pour de bon avec sa brisure et s'ouvrir à de l'espoir et au véritable plaisir de vivre. Ils étaient presque doux ces temps où ces grands enfants te riaient au nez, immatures ils se forgeaient par cette illusoire confiance en eux, qui te blessait mais t'endurçicait et qui jamais ne t'avais écarté de toi même. Et puis d'objet de rire tu est passé à objet de main, le rire blesse mais on s'en relève, on peut s'en relever car on reste encore un objet humain, et on ne perd pas son entité de vie. Son désir d'être, d'exister, d'aimer, de désirer, son désir de désir, sa soif de vie, sa soif d'accomplir de sourire. On ne perd pas son envie de découvrir, son besoin de connaître et de rencontrer, de saluer et de parler. L'objet de main n'est rien, c'est à peine s'il mérite le nom d'objet, il est accoudé au bon vouloir d'un individu qui dans son eternel ego et sa soif sans fond ne peut accepter autre chose que ce qu'il voit à travers ses yeux, son envie est un besoin irrépressible que l'objet ne mettra jamais à mal. Que le destin se venge, qu'importe, l'objet de main reste dans la main, mythologie grecque, lien évident. La main, cette putain de main qui t'enserres tu n'y peut rien tu es objet, la main peut tout accomplir de ses cinq doigts vereux et sâles et qui sans trêve accomplissent leur but. Sans fin, le temps est tellement long en enfer. L'animal, l'animal sous son maître, lui le sol il connait bien, ses genoux cagneux en puissance foulent sans fin dans l'instant les décombres qui servent d'hotel, sacrifice.
Suis-je encore vivante en fin de compte? Peut être que je suis morte après ça, plus rien ne m'étonne. Il aurait pu, il aurait du. Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir, et comme céder n'est pas conscentir, tu aurais dû me tuer, je n'aurai pas eu à subir toutes ces plaies que tu as laissé au passage de ton être, canif. Car de ça, je peine à me relever, les genoux sont devenu cagneux maintenant, ce n'est pas le même sol en dessous, mais tu m'as effondré dans ma soumission d'esclave bénevole. Tu l'avais prévu ça? Que cette personne que tu as vu, tu as été le dernier à la voir, tu l'as tué en vrai, elle est morte cette jeune fille pétillante que tu as tellement desiré que tu en as eteints sa flamme. Et j'ai peur sans cesser maintenant, inconsciamment je me protège, il faut que plus jamais tu me veuilles à nouveau, encore sous ton emprise, des années après, je repousse, je découpe et modèle afin que rien ne puisses jamais me refaire perdre le contrôle de la situation. J'ai cedé à des scénarios que jamais cette fille n'aurait accepté de jouer, j'ai coupé dans le champs pour prendre la route parallèle par ce qu'il n' y avait plus aucun sens à continuer d'emprunter la même route après ça, plus aucune gloire ou dignité à fouler un sol qui me refoulait à présent, ne me restait plus que la crasse plein la peau. Peau qui a perdu de sa couleur, elle devait se purifier, laver les débris de toi et voir si derrière toutes les couches de saletés elle était encore là, mais je ne l'ai jamais retrouvé, elle n'est plus là.
Tu me l'as volé, cette jeune fille pleine de vie, tu l'as arraché à mon âme, et de ça non, je ne peux pas m'en remettre. La question du pardon ne se pose pas, je ne sais même pas à qui pardonner, à moi ou à toi? Certainement pas à nous, je ne veux plus employer ce mot, il m'écorche la langue comme tu l'as écorché.
Je me rappelle, ça me reviens à présent, tu l'avais rangé où ton couteau mec? canif, ça tu l'étais. T'as dérobé mon inconscient, pervers manipulateur, rappelle toi toujours que tu risques de payer, ma haine se renverse contre toi à présent, tu es ma cible, à ton tour tu deviendras cible!
lundi 28 mai 2012
Inutile d'être forte si c'est pour souffrir
"J'te l'avais dit, c'soir-là
Est-ce que tu t'en rappelles
Qu'on peut pas subir ça
Sans garder des séquelles"
J'aimerai aller bien, être heureuse. Je voudrai rire et profiter, et j'ignore si c'est moi qui me mets des batons dans les roues ou si je suis incroyablement malchanceuse. Ou si je suis trop jalouse du bonheur des autres et que c'est cela qui me rend malade. J'me pensais prête à conquérir le monde, à chaque fois je me sens prête à tout conquérir, à remonter la pente, je me sens prête à accomplir. Mais ça redescend presque immédiatement. Un trop grand bonheur pour un trop grand malheur, je vais bien puis je vais mal. Je me sens tellement impuissante, tellement vaine. Où est le but? Je ne vois pas le sens de ce qu'il me reste à vivre, ça ne changera jamais, et je n'ai pas la force de modifier mon destin. Je suis trop instable, ça fera fuir tout le monde, et ça me tuera. Je suis condamnée à ça? Pourquoi la chance me fuit sans arrêt, pourquoi ce sont toujours les autres qui la saisissent au vol? Mon coeur à du mal à le supporter, encore une déception, je suis épuisée de me relever et de sourire, et qui peut comprendre que je commence à vraiment fatiguée? Nous sommes tous tellement omnubilés par nous même alors dans notre égoïsme rien ne changera jamais, je pourrai me réjouir pour les autres, mais j'peux pas, par ce que je me sens comme une grosse merde, une pouilleuse qui n'accomplira rien, qui n'ira que d'echec en echec. Je veux pas continuer comme ça, je devrai terminer le cycle maintenant. Je voudrai rompre ce foutu cycle mais j'attends et rien ne se passe, quand j'essais de faire des efforts ils se renversent sur moi. Faire des efforts, cela me coûte à chaque fois, et j'en ressors toujours plus blessée à quoi bon? Je suis trop chétive maintenant, je serai paranoïaque toujours.
Ma confiance est douloureuse, je me sens terriblement à vif, et comme d'habitude personne ne pansera mes plaies, il y a des jours comme ça où fermer sa gueule est si douloureux. Mais on m'a apprit à me taire, j'ai été éduquée comme ça et la vit y a rajouté un peu plus d'encrage, je n'appellerai pas au secour. Et je moisirai dans ma douleur comme à chaque fois, jusqu'a ce qu'un peu de déni apparaisse et me permettre de survivre plus confortablement jusqu'a la prochaine chute. Est-ce que c'est ça la vie? Je me pose la question... par ce que si c'est ça qu'être un homme, pourquoi continuons-nous de nous reproduire? C'est criminel.
Le temps, même s'il est terriblement long, me semble moins amer quand je suis defonçée, en étant volatile et inutile je prends sens, je ne souffre pas de penser que tout est foutu, ou bien cela dur trop peu de temps pour m'atteindre.
Je crois que je n'étais pas comme ça avant, je ne me rappelle plus bien de quand cela a commençé, mais en tout cas ma stupidité n'a atteint son apogée seulement qu'il y a quelques années, mais c'est fini maintenant, je ne peux pas modifier tout ce qui s'est passé. D'erreur en erreur j'ai tout aggravé et là, il risque d'en falloir de l'energie, de la volonté, de la force et de la stabilité pour me porter loin de ce tas de merde dans ma tête.
En attendant, j'me droguerai, et franchement, si entre temps ça me tue, ça m'arrange aussi.
mardi 8 mai 2012
Force et Contrôle, voila mon salut
Tout contrôler, bien paraître, maitriser émotions et corps, être maigre et ne plus me laisser salir par la honte de manger, arrêter d'être une honte, être legère et fière. Libre comme l'air, legère comme une plume, fine et chétive, fragile mais d'une force, osseuse de combattivité, les os comme armes de combat. Voila ce qu'il me faut pour secher mes larmes. Dire que les choses s'amélioraient, ana je savais que tu étais là mais je marchais à tes côtés, tu trafiquais un peu mes journées mais nous avançions, mais ce n'était pas fait pour durer ce schéma n'est-ce pas?
Il fallait inévitablement que je rechute violamment, que la dépression revienne, j'étais si fière de moi je croyais que c'était fini la dépression et son aspect psychotique qui m'effrayait, je pensais remonter doucement à la surface mais en face je suis si fragile encore qu'un rien prend les proportions de mon instabilité. Pourquoi le calme devrait-il durer toujours? Je n'y croyais pas, je savais que j'allai replonger, mais je n'imaginais pas que cela se fasse d'une manière aussi répetitive, similaire... c'est à dire lorsque je ressens un décalage mauvais avec les autres. Oui ce n'est pas le bon moment en plus, je dois être là pour une amie, je dois superviser ma soeur et me taire et subir sa haine pour qu'elle ne la retourne pas contre elle même, c'est vraiment pas évident, ça risque d'être pire encore que jamais. Je vais vraiment devoir être très forte, je vais devoir sourire comme il faut et tacher de ne pas me plaindre, les gens verront s'ils veulent ou s'ils y arrivent je m'en fouts, je dois m'en foutre, je dois me sauver moi, me sauver avec Ana , par pour que les autres m'aident, nous sommes notre propre sauveur, alors moi et ana qui sommes infiniment liées dans le même corps, ce n'est qu'un ce n'est pas les autres, et nous allons me redresser. Me redresser dans la douleur et la souffrance, mais c'est ce qu'il me faut, un coup d'autodestruction, un coup de violence pour me calmer, me faire redescendre sur Terre. J'ai eu trop d'ambition, trop d'espoir d'avoir de l'estime pour moi, trop d'espoir d'aller bien, je dois arrêter d'être une imbécile heureuse, ça ne prend pas avec moi. Le pire c'est de savoir que je vais vous écrire que le calme ne me réussissait pas, alors que j'étais bien, avec des passades compliquées mais je voyais un peu plus loin, je voulais faire des choses productives. Déni, refus de voir qu'en fait c'est ana qui parle là, pas moi, c'est comme si j'avais un trouble de la personnalité multiple, quand elle est là je suis une autre personne, mon dialogue est decousu, je fais des choses qui ne prennent aucun sens pour mon propre accomplissement, je me détruis, je prend ma propre tête dans mes mains et je la noie sous l'eau glaçée d'un lac noir, effrayant et sans fond.
Maitriser et contrôler va me donner l'illusion un temps que j'ai un réel pouvoir sur moi même, ça m'apaisera encore plus que le vrai bonheur puisqu'il ne s'accomplit pas vraiment avec moi, je vais me laisser porter par les belles promesses d'ana alors qu'elle m'a déjà fait le coup. Mais pour un instant d'illusion je damnerai, par ce qu'avant que ma comparse me fasse du tord il faut un moment, j'ai bien des reserves de graisses même si un medecin serait effaré de mon discour, j'm'en branle à vrai dire. Puis le mental il connait ce qui m'attend il sait et il fonce quand même alors ça doit bien être que ça lui plait en fin de compte, je dois bien y trouver mon compte puisque depuis la fin de ma 15eme année à echelle plus ou moins grande j'vis avec ana, j'ai 19 ans et si elle est là, peut être qu'on est faites pour être ensemble, pour se soutenir l'une l'autre. Ana, quand je parle d'être comme ça je l'humanise, mais au moins la rendre plus concrète me permet vraiment de ne pas me sentir seule quand rien ne va et que je ne peux pas me confier, elle est là elle et elle veut m'aider, pourquoi je l'en empêcherais? Pourquoi j demanderai de l'aide aux autres? Ils ne me doivent rien, je ne veux pas me plaindre devant eux, me mettre en avant dans mes malheurs chacun a les siens pourquoi les miens mériteraient attention? Personne n'y a jamais prêté attention... enfin si mais pas réellement, ou bien j'en attends trop, j'idéalise. Ou je ne vois pas tout. J'en sais rien en fait. Surtout que personne ne sait le fin fond de l'histoire et que je vois pas qui pourrait porter cette confession que moi même pour l'instant je n'arrive pas à porter.
Je suis comme ça, un peu solitaire dans le fond, par moi même ou par ana? Je ne sais pas, je ne sais plus, qui j'étais avant tout ça. Je vous avoue qu'il m'arrive d'être nostalgique, cela me manque, mais le passé est passé et on ne peut pas revenir en arrière je ne serai jamais plus la même, et ça je dois l'accepter sans gémir. Mais qu'est-ce que j'ai fais bon sang? Qu'est-ce que j'ai fais de moi? Comment je vais m'en sortir? J'vois pas le bout, c'est fixé ça sera ça pour toujours. C'est effrayant. On peut rien effaçer et même si on avance, excusez moi mais on peut pas dire que tout soit oubliable comme ça, on peut pas passer outre tout, et faire comme si tout allait bien, je suis marquée, brûlée à vif, mes morçeaux de peau brûlés ils sont plus là, les greffes seront toujours des greffes (metaphoriquement parlant). Il faut s'accepter tel que l'on est, mais comment? J'en veux pas de ça!
En avant vers la perfection, mon salut, ma fin en soi.
http://www.youtube.com/watch?v=vScR9XGvEXI&feature=related
Il fallait inévitablement que je rechute violamment, que la dépression revienne, j'étais si fière de moi je croyais que c'était fini la dépression et son aspect psychotique qui m'effrayait, je pensais remonter doucement à la surface mais en face je suis si fragile encore qu'un rien prend les proportions de mon instabilité. Pourquoi le calme devrait-il durer toujours? Je n'y croyais pas, je savais que j'allai replonger, mais je n'imaginais pas que cela se fasse d'une manière aussi répetitive, similaire... c'est à dire lorsque je ressens un décalage mauvais avec les autres. Oui ce n'est pas le bon moment en plus, je dois être là pour une amie, je dois superviser ma soeur et me taire et subir sa haine pour qu'elle ne la retourne pas contre elle même, c'est vraiment pas évident, ça risque d'être pire encore que jamais. Je vais vraiment devoir être très forte, je vais devoir sourire comme il faut et tacher de ne pas me plaindre, les gens verront s'ils veulent ou s'ils y arrivent je m'en fouts, je dois m'en foutre, je dois me sauver moi, me sauver avec Ana , par pour que les autres m'aident, nous sommes notre propre sauveur, alors moi et ana qui sommes infiniment liées dans le même corps, ce n'est qu'un ce n'est pas les autres, et nous allons me redresser. Me redresser dans la douleur et la souffrance, mais c'est ce qu'il me faut, un coup d'autodestruction, un coup de violence pour me calmer, me faire redescendre sur Terre. J'ai eu trop d'ambition, trop d'espoir d'avoir de l'estime pour moi, trop d'espoir d'aller bien, je dois arrêter d'être une imbécile heureuse, ça ne prend pas avec moi. Le pire c'est de savoir que je vais vous écrire que le calme ne me réussissait pas, alors que j'étais bien, avec des passades compliquées mais je voyais un peu plus loin, je voulais faire des choses productives. Déni, refus de voir qu'en fait c'est ana qui parle là, pas moi, c'est comme si j'avais un trouble de la personnalité multiple, quand elle est là je suis une autre personne, mon dialogue est decousu, je fais des choses qui ne prennent aucun sens pour mon propre accomplissement, je me détruis, je prend ma propre tête dans mes mains et je la noie sous l'eau glaçée d'un lac noir, effrayant et sans fond.
Maitriser et contrôler va me donner l'illusion un temps que j'ai un réel pouvoir sur moi même, ça m'apaisera encore plus que le vrai bonheur puisqu'il ne s'accomplit pas vraiment avec moi, je vais me laisser porter par les belles promesses d'ana alors qu'elle m'a déjà fait le coup. Mais pour un instant d'illusion je damnerai, par ce qu'avant que ma comparse me fasse du tord il faut un moment, j'ai bien des reserves de graisses même si un medecin serait effaré de mon discour, j'm'en branle à vrai dire. Puis le mental il connait ce qui m'attend il sait et il fonce quand même alors ça doit bien être que ça lui plait en fin de compte, je dois bien y trouver mon compte puisque depuis la fin de ma 15eme année à echelle plus ou moins grande j'vis avec ana, j'ai 19 ans et si elle est là, peut être qu'on est faites pour être ensemble, pour se soutenir l'une l'autre. Ana, quand je parle d'être comme ça je l'humanise, mais au moins la rendre plus concrète me permet vraiment de ne pas me sentir seule quand rien ne va et que je ne peux pas me confier, elle est là elle et elle veut m'aider, pourquoi je l'en empêcherais? Pourquoi j demanderai de l'aide aux autres? Ils ne me doivent rien, je ne veux pas me plaindre devant eux, me mettre en avant dans mes malheurs chacun a les siens pourquoi les miens mériteraient attention? Personne n'y a jamais prêté attention... enfin si mais pas réellement, ou bien j'en attends trop, j'idéalise. Ou je ne vois pas tout. J'en sais rien en fait. Surtout que personne ne sait le fin fond de l'histoire et que je vois pas qui pourrait porter cette confession que moi même pour l'instant je n'arrive pas à porter.
Je suis comme ça, un peu solitaire dans le fond, par moi même ou par ana? Je ne sais pas, je ne sais plus, qui j'étais avant tout ça. Je vous avoue qu'il m'arrive d'être nostalgique, cela me manque, mais le passé est passé et on ne peut pas revenir en arrière je ne serai jamais plus la même, et ça je dois l'accepter sans gémir. Mais qu'est-ce que j'ai fais bon sang? Qu'est-ce que j'ai fais de moi? Comment je vais m'en sortir? J'vois pas le bout, c'est fixé ça sera ça pour toujours. C'est effrayant. On peut rien effaçer et même si on avance, excusez moi mais on peut pas dire que tout soit oubliable comme ça, on peut pas passer outre tout, et faire comme si tout allait bien, je suis marquée, brûlée à vif, mes morçeaux de peau brûlés ils sont plus là, les greffes seront toujours des greffes (metaphoriquement parlant). Il faut s'accepter tel que l'on est, mais comment? J'en veux pas de ça!
En avant vers la perfection, mon salut, ma fin en soi.
http://www.youtube.com/watch?v=vScR9XGvEXI&feature=related
mardi 10 avril 2012
Blessée- écorchée
Le coeur à vif. Le sang de la blessure qui salit tout autour.
"Quel crime ai-je donc commis ? Refuser le monde: crime puni de prison à perpétuité. Ils me manipulent comme un vulgaire ramassis d’os, dénué de toute pensée, de tout sentiment.
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir." Le pavillon des enfants fous
Je suis seule. Dehors, le monde est en train de rire, de s’amuser, de parler, je suis seule, seule avec mon corps, qui ne veut rien, qui ne demande rien, sauf de mourir." Le pavillon des enfants fous
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